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Exposition
« LE PATRIMOINE RELIGIEUX DE MILLY-LA-FORET ET DE LA COMMUNAUTE DE COMMUNES DE 2 VALLEES »

Du 10 septembre au 2 octobre à l'Espace Culturel du Moustier à Milly-la-Forêt.


Edition du livre

« LE PATRIMOINE RELIGIEUX DE MILLY-LA-FORET ET DE LA COMMUNAUTE DE COMMUNES DE 2 VALLEES »






dimanche 1 septembre 2013

Le cimetière de Courances




Courances à son cimetière. Quel village ne l'a pas ?

Il était autrefois en centre ville, là où est la place de la République.

Par la déclaration du 10 mars 1776 , sur les instances de la Faculté, les autorités décidèrent de déplacer tous les cimetières de France à l’extérieur des villes "pour soustraire la population de la putréfaction , de les entourer de murs et d’interdire le creusage de puits à proximité pour des raisons de salubrité publique". 

L'examen du cadastre établi en 1813 montre que le cimetière est toujours là. Par une circulaire du 29 décembre 1831 du sous-préfet, le Conseil municipal est enjoint de s'exécuter. Il y répond "que les sommes engagées imposerait la population de façon trop conséquente et que, contrairement au contenu de ladite circulaire, le Conseil n'a jamais eu connaissance que le cimetière ait occasionné de maladies, ni porté aucune exhalaison dans la commune. Et que si les plaignants désiraient en faire les dépenses, le Conseil y consentait".

Mais le Conseil reçu une autre circulaire en date du 8 août 1832, que rappelait outre les réclamations de plusieurs habitants de la commune, un décret du 23 prairial an 12 (12 juin 1804) par lequel la Commune ne pouvait plus se soustraire à la translation du cimetière. Elle se mit en quête d'un terrain assez éloigné des habitations.

En 1841, rien n'était réalisé quand "les Ponts et Chaussés" désirèrent redresser la route départementale n°30 dans sa traversée de Courances en frappant d'alignement certaines maisons.



Le Conseil objecta que, la commune s'apprêtant à effectuer la translation du cimetière, il était plus sage d'attendre que ce fut fait pour que la route fut redressée du côté du cimetière.

La bénédiction du nouveau cimetière eut lieu 24 juin 1845.

Mais dès 1887, le problème de son agrandissement se posa.

En 1897, M. le Comte et Mme la Comtesse de Ganay, "propriétaires à Courances d'un terrain contiguë au cimetière communal et servant de sépulture particulière à leur famille", offrirent de céder le dit terrain à la commune pour l'agrandissement de son cimetière communal pour la somme de 200fr (environ 760 euros).

Mais pour que cela fut  possible, "en conformité des instructions reçues de la sous préfecture, un médecin dut inspecter le terrain à l'effet de reconnaître si ce terrain convenait aux inhumations au point de vue d'y pratiquer des fosses, et si sa nature se prêtait suffisamment à la dissolution des corps et à l'absorption des émanations putrides".


Mais pour une commune de 350 habitants, il additionne beaucoup de particularités.


Dès l'entrée, ce sont les six tombes de l'équipage d'un bombardier Hallifax qui, touchée par la DCA allemande, s'était écrasé à Corbeil.




Plus d'informations sur :
Tombes de guerre du Commonwealth au cimetière de Courances


Plus loin, éclatante, celle de la couturière Nina Ricci.

 


Plus d'information sur le site du journal le Parisien : Nina Ricci, « la femme élégante » de Courances
        



Au fond, une stèle rappelle que des soldats, blessés au front de la guerre 14-18, et soignés dans un hôpital installé au  Château de Courances, y décédèrent.













Puis, c'est la chapelle de la famille de Ganay, propriétaire du Château, avec sa crypte.





Enfin, il y a ce petit cimetière d'enfants. 




Dans notre département, il y en un autre à Ballancourt et un à Vert-le-Petit.

Sinon, il faut aller en Loire-Atlantique, dans les dunes de Pen Bron à côté du sanatorium où les petits tuberculeux tentaient de recouvrer la santé ; ce ne semble pas être le cas dans d'autres communes ayant eu de tels établissements. 

A Toulouse où tous les cimetières en ont un. 

Celui de  la ville de Gueugnon est dans un  coin délaissé du cimetière. 

En Guyane aussi, à l'île Royale, les enfants des gardiens ne vivaient pas vieux à cause du climat …..  ainsi qu'à  Bourg Lastic, en Auvergne, dans un camp de réfugiés Harkis. 
 
Partout ailleurs, s'il y a des tombes d'enfants, elles ne sont pas rassemblées. Généralement, l'enfant attend ses parents dans la concession de ces derniers.   
           
Depuis quelques années, un mouvement se fait jour pour que les communes réservent un « carré des anges » dans les cimetières.

En 2009 , un prolongement de la convention liant la Ville de Lyon et les Hospices Civiles de Lyon, a conduit à la création d'un carré des enfants au cimetière de Guillotière. Cet espace de 750 m² est dédié aux enfants mort-nés ou en bas-âge.

Ce petit nombre de lieux met en relief celui de Courances. Ce n'est pas une exception, c'est seulement assez rare.

Ce qui est également peut courant, c'est qu'il y ait autant de choses remarquables dans un si petit cimetière.

Maurice Gelbard

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