Actualités

Exposition
« LA HALLE DANS TOUS SES ETATS »

Le 16 septembre sous la halle
Du 17 septembre au 8 octobre à l'Espace Culturel du Moustier à Milly-la-Forêt.


Edition du livre

« LA HALLE DANS TOUS SES ETATS »







vendredi 25 janvier 2008

Exposition "le Tacot"

L'association "Dannemois se raconte" présente le dimanche 3 février de 10h à 18h dans le préau de l'école de Nainville les Roches l'exposition "le Tacot". Cette très belle exposition retrace l'hisoire de la ligne de Chemin de fer de Grande Banlieue (CGB) de Corbeil à Maisse via Milly.

A voir ou à revoir !!!
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Innauguration de la gare de Milly, route de Boutigny le 22/09/1912.


Gare de Dannemois-Courances

jeudi 24 janvier 2008

Le Général de Bellavène

Commandeur de la Légion d'Honneur, général de Division, Inspecteur des Écoles Militaires de Saint­Cyr, de Saint-Germain et du Prytanée de la flèche, Jacques-Nicolas de Bellavène inviolablement attaché à ses devoirs, à la patrie, et digne de figurer dans la galerie des hommes qui se sont illustrés par leurs ver­tus civiques et guerrières, et par la confiance qu'ils ont inspirée.
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Naissance de Bellavène 1770
Né à Verdun département de la Meuse, le 20 octobre 1770, il courut se placer dans les rangs des guerriers lorrains au moment où la discorde agitait la France, menacée au dedans et au dehors par des enne­mis implacables. Il était fils de Jean Baptiste de Bellavène, capitaine d'État Major au Régiment Royal de Cavalerie et Chevalier de Saint-Louis, et de Marie Élisabeth Bellon. Son père le fit s'engager dans son ancien régiment.
Il s'engage 1791
Il entra au service, au 2° Régiment de Cavalerie, le 24 mars 1791 et fut fait sous-lieutenant le 10 mai 1792. Il était officier d'ordonnance de son régiment lorsqu'en décembre de cette même année, il fut envoyé à Francfort-sur-le-Main pour porter au Général français l'ordre d'évacuer la place. Il arriva au moment où Francfort venait d'être surpris par les Prussiens et les Hessois et n'hésita pas un seul moment à remplir sa mission. Ayant traversé les rues au milieu du massacre de la garnison, il parvint au Commandant de la place, à l'instant où l'on allait le faire prisonnier, lui remit ses dépêches, revint sur ses pas et, profitant d'épais brouillards, traversa l'avant garde prussienne cantonnée dans la plaine le long du Main, rentra au quartier général français à Hoecht où il donna, à temps, l'avis de la prise de Francfort et de la marche des ennemis sur l'armée française. Bellavène avait ainsi traversé deux armées, entendant siffler à chaque instant les balles au-dessus de sa tête, mais ne voyant que le but de son voyage et ne craignant ni le feu des ennemis ni la mitraille des avant-postes qui l'assaillaient à chaque pas.
Le Général Clarke qui devint quelques années plus tard, ministre de la Guerre et duc de Feltre, l'avait remarqué parmi les braves, et, le 19 mai 1793, Bellavène fut nommé son aide de camp. Le même jour, voulant par un brillant fait d'armes, se montrer digne de la confiance dont on venait de l'honorer, il exécuta avec son régiment une charge très brillante, fit prisonnier le comte de Klenau, colonel d'un Régiment de Cavalerie Autrichienne et enleva sept caissons à l'ennemi, après des prodiges d'une valeur inouïe. Ce fait d'armes lui valut le grade de Capitaine Adjoint à l'État-Major Général (20 octobre 1793).

Capitaine 1793La même année, dans la nuit du 2 au 3 décembre, par un temps très froid, Bellavène, qui passait déjà dans son Régiment pour un vaillant capitaine, fit la visite des avant-postes et, reconnaissant que l'armée autrichienne défaite à Niederbronn, évacuait Hagueneau, il marcha immédiatement sur cette place, arriva jusqu'à la barrière, à la tête de 50 dragons, surpris le poste, entra dans la ville, fit cesser le pillage de l'ennemi et emmena avec lui quatre cents prisonniers.

Chef de bataillon 1794Cette brillante conduite lui valut, de la part des représentants du peuple, le grade d'adjudant général chef de bataillon qu'il obtint le 26 germinal an 11(17 avril 1794) et le 28 mai suivant, ayant été chargé de repous­ser une attaque faite par quinze cents Bavarois sur Neufkoffen, tandis que l'année autrichienne attaquait notre droite sur le Spitzbuch, Bellavène se mit à la tête de deux escadrons de chasseurs, tourna l'ennemi et le força à se retirer sur la tête de pont du Manheim. avec une perte de plus de deux cents hommes.
Le 21 juin, les Autrichiens voulant défendre Guernesheim, l'avaient entouré d'un camp et arrêtaient notre armée. À la tête de quelques escadrons, Bellavène se mit en marche, surprit plusieurs cantonnements ennemis, les dissipa et facilita par ce mouvement hardi et par ses habiles combinaisons, l'enlèvement du camp autrichien. Les représentants du peuple, témoins de cet acte de courage, le nommèrent adjudant général chef de brigade sur le champ de bataille où il venait d'acquérir l'estime et l'amitié des braves, la reconnaissance de l'armée (21 juin 1794).
Bellavène avait 24 ans et doué déjà de l'expérience d'un vieux militaire, il pouvait dire ce que, la même année le Général Bonaparte répondait au ministre de la guerre Aubry qui lui objectait qu'il était trop jeune pour commander en chef dans son arme: « On vieillit vite sur le champ de bataille et j'en arrive ».
Pendant l'année 1794, il fut employé au blocus de Mayence, et enleva, dans la nuit du 15 au 16 novembre, 600 hommes du corps connu sous le nom de« manteaux rouges» qui occupait Weissenau tenant à la place. Un autre bataillon de ce même corps ayant repris ce poste de Weissenau dans la journée du 16, il attendit la nuit et le surprit en lui faisant 400 prisonniers. Le 24 mai 1795, il fut confirmé dans son grade d'Adjudant général Chef de Brigade.
Vers la même époque, la paix nous donnait quelques loisirs; le Général en Chef Moreau prévoyant que bientôt les hostilités pourraient recommencer, plus vives et plus acharnées, nomma une commission char­gée de présenter un projet de passage du Rhin, et de déterminer les différents points d'attaque.
Cette commission s'acquitta dignement de ce travail et le gouvernement reconnut que tous les officiers qui en avaient fait partie, avaient rempli avec talent et habileté, la mission importante et délicate qui leur avait été confiée. Le projet fut remis, dans les premiers jours de juin 1796, au Général en Chef qui l'approuva et le pont de Kehl ayant été choisi, le colonel de Bellavène qui avait fait partie de la commis­sion, fut l'un des officiers désignés pour conduire les premiers débarquements laissés à Strasbourg, afin d'accélérer les préparatifs et l'expédition. Il se signala au passage du fleuve, effectué le 24 juin, et fut nommé général de brigade par le Général en chef, il avait 26 ans. Le champ de bataille fut encore témoin de cette nomination (25 juin 1796) comme il avait été témoin de tous les actes de bravoure du général de Bellavène.

Général de Brigade 1796
Le 30 juin, le Général en Chef Moreau se mit en mouvement et arriva le 3 juillet devant Rastadt.
L'archiduc Charles venait à marches forcées avec 25000 hommes de renfort. Il se hâtait le plus qu'il pou­vait, mais ses têtes de colonnes étaient fort éloignées. Latour avait sa réserve à Rastadt. Il était imprudent de la part de ce chef, de s'engager avant l'arrivée de l'archiduc, mais rassuré par sa position, il voulut résis­ter pour couvrir la grande route qui va déboucher de Rastadt sur le Nacker. Le Général de Bellavène qui se trouvait à la tête du 18e Régiment de Chasseurs à cheval et de la 10e Brigade d'Infanterie légère, avait été chargé de reconnaître la vallée de la Kintzl pour s'assurer d'un débouché sur ce point. Le 5 juillet, le général en Chef attaqua Latour. Les troupes se conduisirent avec une grande valeur enlevèrent une position très importante et pénétrè­rent vers le centre de la position ennemie. Pendant que Moreau obtenait ce succès, la division Sainte­Suzanne se trouvait compromise par le retard de la division Delmas que des accidents de terrain avaient retardée dans sa marche; le Général de Bellavène fit les plus grands efforts pour rétablir l'ordre parmi les troupes qui, battues de front, en écharpe le flanc, eurent beaucoup de mal à se reformer et furent fort maltraitées.
En ce moment, Bellavène voulut tenter un dernier effort pour ramener l'ordre dans les deux divisions, mais un boulet vint l'arrêter dans sa marche et lui coupant la jambe, le renversa de son cheval. Moreau déplora ce fatal événement qui le pri­vait d'un de ses meilleurs généraux.
L'armée française aborda Niederbuhl et Rastadt, et l'on parvint à se rendre maître des positions après avoir fait un millier de prisonniers.
Le Général en Chef s'arrêta sur le champ de bataille et ne poursuivit point l'ennemi.
Dans différents combats, Bellavène avait eu quatre chevaux tués sous lui.
Le 10 du même mois de juillet 1796, le Gouvernement le confirma dans son grade de Général de Brigade, et à la [m de la campagne Moreau voulant récompenser le Général de Bellavène du zèle et du dévouement dont il avait donné tant de preuves, le chargea de présenter au Directoire les dix drapeaux pris sur l'ennemi par l'Armée du Rhin et Moselle pendant la glorieuse retraite qu'elle venait de faire. Cette pré­sentation eut lieu le 30 novembre 1796.
[Le général Desaix sous qui il avait servi le note ainsi: « Excellent contact, mœurs douces, honnête, estimable à tous égards, actif, brave et très instruit. » in A. Pigeard Les étoiles de Napolèon.]
Administration générale des postes 1799
Ne pouvant plus servir activement aux armées, le Général Bellavène fut attaché au Cabinet topographique, et le 13 février suivant (1797), on lui donna, dans la troisième division militaire un commandement qu'il conserva jusqu'au 21 mars 1799, époque à laquelle il fut nommé Administrateur Général des postes.
Il avait donc quitté cette brave armée au Rhin, témoin de ses heureux talents et ces illustres généraux qui l'honoraient de leur estime et de leur amitié. Général distingué par sa bravoure, il avait déjà reçu, en l'an III un coup de baïonnette au talon gauche, à Wiesman, devant, Mayence.
Inspecteur aux revues 1802Il resta peu de temps à l'administration Générale des postes, et le 7 février 1802, il fut nommé inspec­teur aux revues de tous les fonctionnaires, les inspecteurs aux revues remplissaient le rôle le plus impor­tant, le plus permanent, le plus essentiel au jeu de la machine administrative. Créés par Bonaparte ils survécurent peu à ce grand capitaine.
Pendant la tenue du Congrès de Lunéville, le Général de Bellavène, réintégré dans son grade, avait reçu le commandement extraordinaire de la quatrième division.
Bonaparte avait déjà depuis longtemps jeté les yeux sur lui pour organiser l'École Militaire, et ce fut à l'époque de sa fondation à Fontainebleau, en 1803, que le Premier Consul l'appela à ce poste.
Dans ce commandement, il déploya toute son énergie et une inébranlable fermeté. Son activité était extraor­dinaire, et malgré sa jambe de bois, il se trouvait partout et presque en même temps, dans les salles d'étude, dans la cour de récréation, aux exercices, dans les réfectoires; il arrivait à l'improviste tandis qu'on le croyait loin.
Les règlements que le Général fit à cette époque furent tellement complets, impartiaux, rédigés avec soin et une conscience irréprochable, qu'aujourd'hui encore, ils sont suivis à Saint-Cyr.
D'une sévérité très grande, mais juste, le général se faisait aimer de tous, officiers et élèves, et de tous les militaires qui se sont trouvés sous ses ordres, il n'en est pas un qui puisse l'accuser d'un acte quelconque d'injustice. La scrupuleuse exactitude avec laquelle il surveillait l'instruction et la discipline sévère qu'il y maintint constamment, obtinrent les plus heureux résultats.

Commandant de l'École militaire 1803
Ce fut le 10 mars 1803 (19 Ventôse an XI) qu'il obtint le commandement de l'École Spéciale avec la commission d'inspecteur des prytanées militaires.
Membre de la Légion d'Honneur dès la création de cet ordre, il en fut un des commandants, le 14 juin 1804, lors de la promotion que fit Napoléon pour célébrer l'anniversaire de Marengo.
Le chef de l'Empire n'oublia pas le Général qui avait été la victime de son zélé et de son dévouement à la cause nationale de 1796, alors que toutes les puissances coalisées voulaient envahir notre territoire, et le 4 octobre 1807, par un décret impérial, Bellavène fut nommé Général de Division.

Général de Division
Le 15 août 1810, l'Empereur le créa baron d'Empire et lorsque la guerre de Russie fut décidée, Bellavène fut nommé Inspecteur des Écoles Militaires de Saint-Cyr, Saint-Germain et du Prytanée de La Flèche (1er Juillet 1812).
Ce fut quelque temps avant cette nomination qu'un incendie assez violent se déclara tout à coup à Saint­ Cyr; le Général commandant se rendit immédiatement sur les lieux, porta des secours et agit lui-même. Les journaux de l'époque furent unanimes à louer l'intelligente activité du Général de Bellavène dans ce terrible événement qui aurait, sans de prompts secours, attiré des malheurs irréparables sur des édifices historiques, et anéanti, en quelques heures, un établissement qui rendit, de tout temps, d'immenses services à l'armée française.
Nommé Inspecteur Général des Écoles Miliaires, il s'établit à la Ménagerie près de Versailles, et lorsque la Guerre de Russie fut terminée et nos finances épuisées, il fit don à l'État d'une somme de mille francs pour l'habillement des Gardes Nationales.
Après l'invasion de la France par les troupes allées réunies, Saint-Cyr et Vincennes étaient défendus par deux braves généraux mutilés, deux débris de l'armée impériale: l'un avait perdu sa jambe à la bataille de Rastadt et se nommait Bellavène, l'autre avait été amputé à Wagram, et s'appelait Daumesnil, la jambe de bois: Vincennes et Saint-Cyr, les deux refuges de l'honneur et de la bravoure frémirent aux coups de canon de Waterloo, et quand le choc des deux armées eut ébranlé le monde, quand la victoire eut disparu du camp français, Vincennes et Saint-Cyr luttèrent encore, alors que déjà la capitale de l'Empire était devenue depuis quelques jours, la capitale des armées alliées.
Voici un épisode qui arriva à Saint-Cyr quelques jours après Waterloo: les ennemis entouraient cette école, menaçant de passer les élèves au fil de l'épée, de brûler l'école, etc. Bellavène déclara qu'il devait compte des armes au ministre, de ses élèves à leurs parents et de ses hôtes à lui-même et à l'honneur.
Les alliés insistaient toujours, le général envoya demander et obtint une sauvegarde composée d'un officier et de six soldats prussiens, pour éviter des désordres qui pourraient mettre l'école en péril.Dans le même moment, des officiers d'ordonnance arrivaient, porteurs d'ordres pour faire arborer le drapeau blanc. Les élèves, jeunes têtes faciles à s'exalter, saisirent cette occasion pour se mutiner, le Général les consigna dans leurs chambres. Une nombreuse troupe de fédérés vint à passer, les élèves les appelèrent, et se penchant hors de leurs fenêtres leur crièrent que leur Général était un traître, qu'il cachait des Prussiens, etc. La troupe enfonça les portes et se précipita dans la cour, demandant la vie des Prussiens.
Bellavène parvint à mettre ses hôtes en sûreté et se présentant, seul, tint tête à l'orage. Les fusils se diri­gent sur lui, un fédéré tire, heureusement son arme a raté. Ces furieux le voyant inébranlable abandonnent leur projet; pendant que cette scène avait lieu dans la cour, des officiers appartenant à l'École se conten­tèrent de regarder par leurs fenêtres ce qui allait se passer. Le Général leur reprocha publiquement leur lâcheté; ils ne lui pardonnèrent pas, et le lendemain une dénonciation, dans laquelle on accusait le Général de Bellavène d'avoir refusé d'arborer le drapeau blanc fut signée par ces mêmes officiers.
Peu de temps après il reçut sa retraite (18 octobre 1815). Il avait cessé ses fonctions depuis le lerjuillet1815. Il alla aux bureaux du ministère en demander le motif, on lui montra la dénonciation signée de noms qui lui étaient connus, mais que jamais il ne divulgua. Malgré ses vives et instantes réclamations, on ne lui rendit pas justice.
Admis à la retraite, il se retira près de Versailles, puis en butte aux tracasseries sans nombre que lui attirait son titre d'ancien officier de l'Empire, il fixa sa résidence à Paris et passa les étés à sa campagne du Roussay, située près de la petite ville de Milly (Essonne).

[D'abord loué, il achète le domaine deux ans avant sa mort. Ce château s'élevait alors au bord de la RN 105 menant à Boutigny. Il possédait une très grande cour bordée de bâtiments très importants. Il y avait une pièce d'eau d'où partait une avenue de vingt-cinq pieds de large qui allait jusqu'au bois de Boutigny. Le parc avait été dessiné par Le Nôtre. Le général possédait les fermes de Galeran, de la Brosse et du Coudreau. Son fils gardera le domaine, mais le château sera ensuite détruit et remplacé par le château actuel, élevé à proximité. (in Jean-Pierre Tarin: Les notabilités du Premier Empire, leur résidence en ile-de-France.]

Rentré dans la vie privée, il s'occupa de rédiger une histoire militaire de toutes les nations dont il brilla le manuscrit quelque temps avant sa mort et dont il ne reste plus que le cadre.Le Général apportait dans l'éducation de ses enfants la sévérité qu'il avait montrée dans la direction de l'É­cole militaire (note 1er). Cette sévérité fut souvent même poussée fort loin, il menait sa maison et administrait sa fortune avec le plus grand ordre et la plus grande économie. Il prenait pour guide cette règle de conduite qu'il traçait à ses enfants « Dans la vie domestique, ordre, activité, rectitude et bonté sans familiarité ».
Sans fortune à l'époque de son mariage, il sut, en mettant sa maison sur un pied fort modeste, écono­miser les appointements considérables qu'il recevait comme Général, Directeur des Écoles, Commandeur de la Légion d'Honneur et les dotations qu'il tenait de la libéralité de l'Empereur. Sa probité sévère, son exactitude rigoureuse à l'accomplissement de ses devoirs, l'empêchèrent d'avoir recours à d'autres moyens malheureusement trop communs à cette époque, pour accroître sa fortune.Le duc d'Orléans, devenu quelques années plus tard roi des Français, lui offrit de faire l'éducation de ses enfants. Il crut devoir refuser cette haute mission de confiance et resta dans la plus profonde retraite.

Sa mort 1826
Mais les travaux qu'il s'était créés ne suffisaient plus à son ardente activité, sa santé s'affaiblit; la mort de sa femme à laquelle il était tendrement attaché (note 2), lui porta le dernier coup et il mourut, un an après elle, le 16 février 1826, à sa campagne du Roussay.
Avant de mourir, il avait écrit pour ses enfants quelques règles de conduite dont nous nous plaisons à faire connaître les principales:
« Dans le malheur, courage et fierté. »
« Dans la prospérité modération et modestie. »
« Lorsqu'il faut remplir un devoir, ne considérer les dangers que comme des inconvénients et non comme des obstacles. »
« S'abstenir de toute flatterie, la repousser par le silence. »
« Respecter les opinions d'autrui.. ne s'attacher à aucun parti que par devoir pour l'intérêt de sa patrie. »
Le nom de Bellavène est inscrit parmi les noms glorieux de l'Arc de triomphe (Côté Est), à côté de ses compatriotes Ney, Oudinot, Molitor, Lasalle, Duroc, Gérard, Gouvion Saint-Cyr.
Laborieux, actif, intelligent, d'une vivacité très grande, le Général de Bellavène était un de ces types qu'on ne rencontre plus, et la France qui l'avait compris, estimé, aimé jusqu'au dernier jour de son exis­tence, gardera le souvenir de ce noble soldat qui a souvent versé son sang pour elles; ceux qui l'ont connu n'oublieront pas non plus l'homme de bien, le patriote dévoué, l'ami toujours prêt à rendre service.
[un témoignage: « C'était un bon modèle à suivre et nos chefs et professeurs, ceux qui avaient été sous ses ordres à l'école impériale, les vieux domestiques même, ne parlaient qu'avec la plus grande vénération du général de Bellavène. Il était, il est vrai, sévère et d'une grande brusquerie de caractère,mais bon, excellent (...) Ses yeux étaient souvent rouges autour des paupières ,. mais ses traits d'une grande distinction, mais souvent fatigués, annonçaient la souffrance. Sa taille était droite et assez élevée, ses mains osseuses et très marquées de veines. Il ne marchait jamais sans sa canne et ne prenait son épée que pour les grandes circonstances. » La Motte Rouge cité par Pigeard Les étoiles de Napoléon.]
En 1850, le Gouvernement ordonna que son buste serait placé à l'École Militaire de Saint-Cyr, qu'il avait dirigée avec tant de zèle et d'habileté.

Note première
Le Général avait deux enfants de son mariage avec Marie-Anne Fanart, de Verdun: Louis Bellavène né à Sarrelouis le 29 octobre 1799 et Émilie, née le 31 décembre 1800, à Metz, mariée à M. Louis de Longeau de Saint-Michel.
Un petit fils du Général de Bellavène, M. Louis-François-Lucien Petitot, avocat à Verdun, fils unique de M. Petitot, Colonel du Génie en retraite, com­mandeur de la Légion d'Honneur et Chevalier de Saint-Louis, a obtenu par décret du Président de la République, en date du 6 février 1850, de joindre à son nom celui de Bellavène.

Note 2
Sa femme était laborieuse, bonne, généreuse; son souvenir est toujours vivant dans le pays qu'elle a habité et où elle a répandu ses bienfaits; et cepen­dant depuis plus de vingt ans ses enfants ont quitté cette contrée. Les habitants de Milly et des environs se souviennent encore avec reconnaissance de Madame de Bellavène qui était si bonne ménagère et si active ouvrière, que jamais on ne l'avait vue sans ouvrage à la main.

Texte de M. Jules Nollet Fabert extrait de La Lorraine militaire paru en 1852, (sauf citations entre crochets.)

Acte de déces du 16 février 1826 à Milly

mercredi 23 janvier 2008

Cartes postales de la Halle de Milly la Forêt

Depuis quelques années, il n’y avait plus de cartes postales de la Halle en vente à Milly. En juillet dernier, j’ai donc édité la carte postale ci-dessous. Cette carte est en vente à la Librairie de la Halle et à l’Office du Tourisme.

M.LABEILLE a récemment fait éditer une très belle série de cinq cartes. Vous trouverez ces cartes à la Librairie de la Halle, au 8 Place du Marché.


lundi 21 janvier 2008

Les orages du 19 août et 17 septembre 1781, à Milly

« Le 19 du mois dernier à trois heures du matin, on a essuyé à Milly-en-Gatinais et au environs, un orage affreux accompagné de tonnerre, qui en deux heures a inondé plusieurs fermes établies sur le haut de la ville de Milly. On a vu venir de ces hauteurs plusieurs torrents de vingt à vingt cinq toises de large croissant de moment en moment et entraînant dans la vallée quantité d’effets et ustensiles de campagne, l’eau ayant pénétrée et submergé les maisons du Faubourg de St-Pierre. On a forcé ceux qui y demeuraient d’en sortir avec leurs bestiaux et d’abandonner leurs grains et récoltes, qui ont été presque entièrement perdus. On ne saurait feindre la confusion des premiers moments, l’alarme était générale, le danger pressant. Plusieurs personnes auraient été noyées, sans la présence d’esprit, la force et le courage de quelques autres, même les principaux de la Ville qui sont montés à cheval et ont enlevé du milieu des eaux des enfants et des femmes et des malades. Pour comble de malheur, le 17 septembre à 4 heures après midi, un second orage, plus terrible que le premier a achevé de dévaster le même canton de la paroisse de Milly. Dans les fermes tout a été inondé, le blé perdu dans les granges, toute les volailles emportées, quelques bestiaux noyés et plusieurs bâtiments écroulés. Les torrents qui descendaient de ces fermes ont tout entraîné. On ne voit que des abimes, tous les chemins sont rompus, la plaine n’est couverte que de sable, de graviers et de pierres. Enfin, ce que les habitants du Faubourg St-Pierre avaient préservé lors du premier orage a été détruit par ce dernier, qui les réduit à la plus affreuse misère. Tant de désastres n’offrent à ces malheureux habitants que le triste spectacle de leur ruine, et leur ôte toute espérance de forcer la terre à de nouvelles productions pendant quelques années. »


Affiches de Montargis
au journal du Gâtinais
n° 19 du vendredi 5 octobre 1781
(page 79)

Avis de recherche


Je recherche des cartes postales de MILLY (91), ainsi que celles de l’éditeur A. FELIX des communes suivantes :
- Boutigny, Buno-Bonnevaux, Courances, Dannemois, Gironville, Maisse, Moigny, Oncy, Soisy-sur-Ecole … (91)
- Achère, Arbonne, Cély, Fleury-en-Bière, Le Vaudoué, Noisy-sur-Ecole, Perthes, … (77)

Une cartoliste des cartes de Milly-la-Forêt et de celles de l’éditeur A. FELIX est disponible sur le site http://pagesperso-orange.fr/milly91/, toutes informations me permettant de la compléter seront les bienvenues.

Merci