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Exposition
« LE PATRIMOINE RELIGIEUX DE MILLY-LA-FORET ET DE LA COMMUNAUTE DE COMMUNES DE 2 VALLEES »

Du 10 septembre au 2 octobre à l'Espace Culturel du Moustier à Milly-la-Forêt.


Edition du livre

« LE PATRIMOINE RELIGIEUX DE MILLY-LA-FORET ET DE LA COMMUNAUTE DE COMMUNES DE 2 VALLEES »






mercredi 30 avril 2008

Etude sur la culture des plantes médicinales à Milly la Forêt

Les membres de l’association du « Comité pour l’Histoire et l’Architecture de Milly-la-Forêt » réalisent une étude sur la culture des plantes médicinales dans le canton de Milly-la-Forêt. Cet important travail permettra la réalisation d’une exposition et l’édition d’un livre. Si vous souhaitez nous aider, en nous apportant vos témoignages, ou par le prêt de documents, photos, outils..., vous pouvez nous contacter : eric.gachot@wanadoo.fr ou http://www.milly.fr/

La culture des plantes médicinales dans le canton de Milly-la-Forêt.

Doit-on faire remonter les liens qui unissent Milly-la-Forêt et les Plantes Médicinales au XIIème siècle ? C’est probable. En Effet, une maladrerie, construite à l’époque, est vouée à Saint-Blaise, médecin réputé pour ses soins par les SIMPLES, dont les seuls restes actuels sont cette magnifique petite chapelle Saint-Blaise des Simples, décorée par Jean Cocteau.
Des inventaires de productions agricoles locales recensent au début du 19e siècle avec certitude des cultures de simples dans la région milliacoise. Mais, c’est en fait, au cours de la première moitié du XXème siècle que Milly connaît ses heures de gloire en tant que Premier Centre Français Producteur de Plantes Médicinales. Une coopérative est créée en en 1940. Elle a pour objet de produire, transformer, conserver et vendre en commun toutes les plantes médicinales. Elle regroupe jusqu’à 135 adhérents dans le début des années 1950 pour un volume des ventes de plus de 130 tonnes de plantes sèches. Elle peut alors investir dans des bâtiments, du matériel …
Sous l’impulsion de ses nombreux producteurs, le Syndicat National (S.N.P.P.M.) voit à son tour le jour en 1941, puis le Centre National d’Expérimentation en 1952.
Cependant, la situation commence à se dégrader à partir de 1955. Différente raisons peuvent expliquer cette situation :
- l’apparition sur le marché de produit de synthèse,
- l’importation à bas prix de plantes d’Europe de l’Est et d’Afrique,
- l’exigence d’une main d’œuvre importante, due à une mécanisation encore peu développée, pour ce type de culture, entraînant des coûts de production élevés,
- la fluctuation des cours et des marchés rendant les revenus instables.
Nombreux, sont alors les cultivateurs qui abandonnent les plantes, ou qui, arrivés à la retraite ne sont pas remplacés.

La « Quille au Bâton »



A la fin du XVIIIème siècle, on jouait aux quilles. La « Quille au Bâton » se jouait dans les fossés du château et le long des murs de la ville. La tenue des jeux de quilles était affermée à bail et donnait lieu à la perception d’un droit seigneurial. Le seul jour où le jeu produisait quelque chose était le 29 Octobre, fête de Saint-Simon, parce que la foire attirait à Milly une grande affluence de visiteurs. Edme-Jacques Montagne était Fermier du Jeu de Quilles (par acte du 30 Octobre 1755) et exploitait le jeu dans les fossés du château. Or, le 29 Octobre 1764, un nommé Le Comte, Exempt de maréchaussée, avec sept archers, arrête Montagne pendant la fête Saint-Simon et l’enferme dans les prisons du baillage malgré ses revendications. Le Comte écroue Montagne en ces termes : « l’an 1764, nous Hypolite Le Conte, Exempt…, avons écroué et mis ès prisons, le nommé Edme-Jacques Montagne, pour avoir fait résistance à la maraichaussée, en donnant à jouer aux quilles au bâton, contre les défenses que nous lui avions faites ». En arrêtant Montagne ce jour là, l’Exempt lui faisait perdre une de ses plus grosses recettes de l’année. La marquise du Lau ayant rencontré l’Exempt, lui fit des observations et chose extraordinaire pour l’époque « L’Exempt, le chapeau sur la tête, répondit à la marquise d’Allemans qu’il n’avait point de compte à rendre à une femme ». Finalement, le marquis prenant la défense de son fermier, porta l’affaire devant le Parlement de Paris, en vue de « dommanges et intérêts ».