Actualités

Exposition
« LE PATRIMOINE RELIGIEUX DE MILLY-LA-FORET ET DE LA COMMUNAUTE DE COMMUNES DE 2 VALLEES »

Du 10 septembre au 2 octobre à l'Espace Culturel du Moustier à Milly-la-Forêt.


Edition du livre

« LE PATRIMOINE RELIGIEUX DE MILLY-LA-FORET ET DE LA COMMUNAUTE DE COMMUNES DE 2 VALLEES »






dimanche 19 octobre 2014

La pierre mystérieuse




Madame Henriette Sellier et sa petite fille Madame Odile Piétrement ont découvert cette pierre à la Butte Monceau un peu avant 1966. Madame Henriette Sellier était la fille d’Henri Seguin, propriétaire du commerce  « A la Ménagère ». 

Dans le livre « Milly et son histoire » de Raymond-Auguste Geber et Marcel Houdy, ont peut lire « le 28 février 1848, un « Arbre de la Liberté » est planté à Monceau, par un citoyen d’Oncy. La pierre rappelant ce fait a été retrouvée, il y a peu de temps, sur le versant sud de cette butte boisé »

Cela est surprenant qu’un « Arbre de la Liberté » soit planté à la Butte Monceau. Les arbres de la liberté furent plantés dans la liesse populaire et bénis par les curés. La butte Monceau est un peu loin du centre ville. Après son coup d'Etat de décembre 1851, le prince-président Louis-Napoléon Bonaparte demanda à ce qu'on les arrache. Mais tous n’ont pas été abattus, celui d’Oncy est mort de vieillesse en 1993.



Contrairement à ce qui est écrit dans le livre « Milly et son histoire » l’Arbre de Liberté commémorant la révolution de 1848 a été planté sur la grande place, surement la place des halles (voir le registre des délibérations du conseil municipal ci-dessous).



A quelle occasion l’Arbre de la Liberté de la Butte Monceau a été planté ?

D’après la photo il semble que l’arbre ait été planté en 1880 pour célébrer la République retrouvée. 

Devant le renforcement de la majorité républicaine aux élections de 1879, le royaliste Mac-Mahon, découragé, démissionne de la présidence de la République et est remplacé par un vieux républicain modéré, Jules Grévy (1807-1891). Désormais à toutes les commandes du pouvoir, les républicains prennent simultanément des mesures symboliques : transfert du siège des pouvoirs publics de Versailles (1871) à Paris (1879), amnistie accordée aux condamnés de la Commune (10 juillet 1880), adoption de La Marseillaise comme hymne national (1879) et du 14 juillet pour fête nationale (6 juillet 1880).



Abeille d’Etampes du 17 juillet 1880.
  Pourquoi avoir planté cet arbre à la Butte Monceau ?
 
En 1871, de nombreux Milliacois se sont réfugiés à Monceau et y ont fait leur pain en cachette au « Four du Boulanger », creux d’une roche au sud-est de la Butte. Y a-t-il un rapport ?
N’ayant rien trouvé concernant cet arbre dans les différents ouvrages ainsi que dans les délibérations du conseil municipal de Milly, je pense qu’il s’agissait d’une initiative individuelle.
    

Madame Odile Piétrement nous donne quelques précisions sur la photo ; « Je pense que cette photo date de 1995, année de la fête du centenaire de l'hôtel de ville. Un jeune qui travaillait à la mairie est allé voir ma grand mère pour qu'elle lui décrive le lieu où nous avions, retrouvé cette pierre. Elle pensait que cette pierre devait être exposée sur la place mais cela n'a pas eu lieu. La photo lui a été donnée par cette personne.

Une partie de la butte Monceau appartenait à ma grand-mère et je pense qu'elle se souvenait de l'arbre de la liberté, l'ayant vu, enfant. Ma grand-mère s'appelait Henriette Sellier. »


Cette pierre est conservée dans le jardin du l'espace culturel Paul Bédu