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Exposition
« LE PATRIMOINE RELIGIEUX DE MILLY-LA-FORET ET DE LA COMMUNAUTE DE COMMUNES DE 2 VALLEES »

Du 10 septembre au 2 octobre à l'Espace Culturel du Moustier à Milly-la-Forêt.


Edition du livre

« LE PATRIMOINE RELIGIEUX DE MILLY-LA-FORET ET DE LA COMMUNAUTE DE COMMUNES DE 2 VALLEES »






samedi 28 mars 2009

La rue Saint-Jacques à Milly la Forêt

Va de la rue Langlois à la place Saint-Jacques.

La première partie de cette rue, de la rue Langlois à la rue Mortera, s’appelait rue aux Pelletiers. C’est là que se tenait le marché Saint-Jacques. Les Petites Halles s’élevaient à l’endroit le plus large de la rue, en face de la rue des Trois-Môles. La rue Saint-Jacques suivait, naturellement, la direction du fameux pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle.

A la place Saint-Jacques s’élevait l’ancienne église collégiale Saint-Jacques, construire sur les remparts de la ville, près de la Porte du même nom. Elle était la propriété de la Communauté des Pèlerins de Saint-Jacques. L’église avait des dépendances pour loger les nombreux pèlerins qui se rendaient à Saint-Jacques de Compostelle (du XIIe au XIVe siècle).

Au Moyen-Age, l’église possédait un Chapître. Une bulle du Pape Clément en 1305 tranféré en l’église Notre-Dame les « 4 ou 5 chanoines qui étaient alors en l’Eglise Saint-Jacques dudit Milly, pour qu’à l’avenir ne faire qu’un même corps et collège ».



Le titulaire de l’église Saint-Jacques était seigneur du quartier : il avait droit de lods et ventes, censives, etc. sur les maisons de la rue Saint-Jacques. Un Guillaume de Milly était chantre de l’église Saint-Jacques en 1312. Boutaric rapporte qu’en 1323, un arrêt condamna les habitants de Milly à payer 2 500 livres parisis audit chantre. En 1658, Messire Isaac Jourdain était chantre et chanoine de l’église Saint-Jacques. A cette époque, elle n’était plus église que de nom. En 1780, elle commençait à tomber en ruines. Elle fut fermée en 1790 et le cloche enlevée. La partie qui restait, appelée « chapelle » fut mise en vente en 1792 et adjugée 200 francs à un nommé Barberotte, qui la revendit à Claude Julvin, dit « Champagne ».

Sources : Les Rues de Milly - Promenade historique et archéologique dans Milly-en-Gâtinais par Georges Lasserre (1930).