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Exposition
« LE PATRIMOINE RELIGIEUX DE MILLY-LA-FORET ET DE LA COMMUNAUTE DE COMMUNES DE 2 VALLEES »

Du 10 septembre au 2 octobre à l'Espace Culturel du Moustier à Milly-la-Forêt.


Edition du livre

« LE PATRIMOINE RELIGIEUX DE MILLY-LA-FORET ET DE LA COMMUNAUTE DE COMMUNES DE 2 VALLEES »






lundi 19 avril 2010

Des loups à Milly !


Le 29 Janvier, vers 3 heures du soir, Mme Bouché, femme du garde de Coquibus, accompagnée de sa fille, se rendait à Milly pour faire des provisions, quand elle entendit derrière elle un bruit insolite. Arrivée à la Grotte-aux-Souris, se retournant tout-à-coup, elle aperçut ou crut apercevoir un loup ; aussi, battant prudemment en retraite, elle rentra chez elle.

Le lendemain, les chiens de garde manifestèrent par leurs aboiements une véritable terreur ; le loup sans doute rôdait par là.

A Montrouget, les chiens du garde Barbier ont manifesté également leur inquiétude.

On sait que Coquibus, Montrouget et les Grandes Vallées, par leur situation, se prêtent admirablement à devenir le lieu de retraite des fauves et des loups quand il en rôde dans la contrée.

L'abeille d'Etampes du 17 février 1917



L’hiver dernier, nous relations ici même la présence de loups à Coquibus ; des traces de leur passage étaient également relevées aux abords des baraquements du centre d’instruction des Zouaves de la route de Boutigny. Finalement, les dangereux carnassiers furent aperçus à tant et tant d’endroits que beaucoup de gens accueillirent avec scepticisme les affirmations des témoins.

Or, il y avait bien des loups dans la région indiquée et il y en a probablement à nouveau. Le fait suivant le prouvera aux incrédules :

Le 23 Novembre dernier, M. Eugène Boucher, cressonnier, rue des Châtaigniers, à Milly, prenait au piège un renard dans les bois de Saint-Laurent, secteur nord de Milly. Il remarqua, en le dépouillant, de fortes morsures au ventre de l’animal. A peu près certain que l’auteur de cette tentative d’éventrement ne pouvait être un chien, M. Boucher tendit un piège à loup à l’endroit où il avait pris le renard. Le lendemain, un loup de forte taille s’y trouvait pris ; il l’abattit d’un coup de fusil et l’apporta à M. Vajou, vétérinaire qui, après examen, reconnut bien en l’animal abattu un beau spécimen de carnassier.

M. Boucher pourra faire avec la peau une magnifique descente de lit !

Avis aux chasseurs ! Voilà du beau gibier et de la chasse émouvante ! Ce loup n’était pas solitaire et il est à peu près certain qu’un de ses congénères – si ce n’est plusieurs – rôde dans les mêmes parages.
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L'abeille d'Etampes du 8 décembre 1917