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Exposition
« LE PATRIMOINE RELIGIEUX DE MILLY-LA-FORET ET DE LA COMMUNAUTE DE COMMUNES DE 2 VALLEES »

Du 10 septembre au 2 octobre à l'Espace Culturel du Moustier à Milly-la-Forêt.


Edition du livre

« LE PATRIMOINE RELIGIEUX DE MILLY-LA-FORET ET DE LA COMMUNAUTE DE COMMUNES DE 2 VALLEES »






vendredi 1 février 2008

Boulevard du Nord de Milly la Forêt

Le Boulevard du Nord est le plus long de tous les boulevards de Milly. Il s’appelait autrefois Boulevard du Filoir parce que se tenaient-là les fileurs de chanvre, puis boulevard du Colombier.

Les fortifications de la ville suivaient le côté droit de ce boulevard. A la rue de Melun se trouvait la porte de ce nom qui se composait de deux grosses tours fortifiées.

La fête Saint-Pierre se tient sur le boulevard du Nord, lequel se prête admirablement aux illuminations ; celles-ci étaient célèbres dans la région par le coup d’œil unique qu’elles présentaient. Les illuminations aux « petits verres » disparurent définitivement en 1912. La fête Saint-Pierre eut lieu pour la première fois les 5 et 6 Juillet 1857.

Sources : Les Rues de Milly - Promenade historique et archéologique dans Milly-en-Gâtinais par Georges Lasserre (1930).


Ce boulevard fut rebaptisé boulevard du Maréchal Lyautey le 3 juillet 1949 lors de la fête de l’Union Française.


dimanche 27 janvier 2008

Milly au 18ème siècle

Milly-en-Gâtinois possédait un privilège fort ancien et très rare à la veille de la Révolution. Les habitants avaient, depuis 1373 le droit de chasse dans l’étendue de la Terre de Milly.
C’est isabelle de MEULAN qui leur accorde ce privilège pour les attacher à sa terre, car ceux-ci quittaient le pays, ne pouvant plus cultiver à cause des innombrables lapins qui ravageaient les récoltes.
Milly restait un des principaux centres de la région à cette époque, malgré la décision prise par Louis XIV, néfaste pour notre commune de détourner la route de paris à Lyon, en la faisant passer par Fontainebleau.
Fin 1700, sous l’Empire la commune comptait 1905 âmes. C’est dire son importance. Elle comprenait d’ailleurs un nombre considérable d’auberges et d’hostelleries, Milly étant restée « un gîte d’étape » pour les voyageurs.
A la veille de la Révolution, la population milliacoise se composait essentiellement de marchands, d’artisans, de bourgeois et de quelques rares cultivateurs.
La ville était gouvernée d’une part par un Bailli, deux Procureurs et de nombreux « gens de robe » dépendant de l’autorité Seigneuriale, et d’autre part par une autorité municipale constitué d’un Maire et d’Echevins.
Des conflits opposaient ces deux pouvoirs.
En 1789, les corporations étaient très florissantes à Milly : en particulier celles des bouchers, des chausseurs, des charcutiers, saucissiers, boudiniers, des tanneurs occupant de nombreux ouvriers et dont les tanneries se tenait sur le long de l’Ecole, des chirurgiens, des officiers de santé, etc.
A cette date Milly était un centre commercial important grâce à son marché se tenant le jeudi et ses foires. En particulier le commerce des oignons, du chanvre, des châtaignes et du vin dont les vignobles s’étendaient sur les pentes environnantes (Monceau et la Locante) dits « vins du Gâtinais ».