Actualités : Exposition et parution du livre "Lantara, un peintre Oncéen"

lundi 9 avril 2012

L'éducation du ver à soie de l'ailante faite à Milly de 1866 à 1872

EDUCATION
DU
VER A SOIE DE L’AILANTE
(BOMBYX CYNTHIA)
FAITE  A MILLY (SEINE-ET-OISE)
DE 1866 A 1872
PAR M. J. USEBE

 
Mon exploitation consiste en 3 hectares dépendant de mauvais bois d’une étendue totale de 75 à 80 hectares ; ils sont entourés de trois côtés par ces bois, et du quatrième côté par des terres cultivées dont ils sont séparés par un chemin public d’exploitation. Ils peuvent être estimés 400 francs l’hectare. Ces 3 hectares forment un carré à peu près régulier, adossé à une colline d’une asses grande déclivité et orienté à l’ouest. Le sol est composé presque exclusivement de sable siliceux légèrement mélangé de calcaire en quelques parties et parsemé de grosses roches de grès. Dans ces terrains très légers, et surtout dans les parties inférieures, les végétaux sont exposés aux gelées souvent fort tard dans la saison ; on en a eu un exemple frappant en 1871, où, dans la nuit du 17 au 18 Mai, le thermomètre est descendu à près de 5 degrés.


Il résulte de ces circonstances climatiques que le Chêne planté dans ces terrains, gelant presque tous les ans, ne peut s’élever et reste le plus souvent à l’état de buisson, qui ne dépasse pas 1,50 m à 2 mètres de hauteur, quelquefois moins encore. C’est ce qui m’avait décidé à défricher cette partie de bois pour y planter des Ailantes.

Le défrichement a été opéré dans les deux hivers de 1866-67 et 1867-68, et la plantation faite en lignes horizontales espacées de 2 mètres entre elles, et les plants écartés de 1 mètre l’un de l’autre, ce qui comportait 15 000 plants pour la totalité.

Dans les deux années 1868 et 1869, j’ai racheté encore 4 700 plants pour remplacer les sujets manquants. Depuis, les rejets ont suffi, et au-delà, à combler les vides. Je crois, que dans terrains aussi mauvais que le mien, l’écartement de 1,50 m entre les lignes serait suffisant, et qu’on arriverait ainsi à garnir plus rapidement le terrain.

La plantation a toujours été nettoyée soigneusement chaque année, à la pioche, pour détruire les mauvaises herbes, et surtout le chiendent, dont l’invasion suffit pour étouffer complètement les jeunes plants. Avec ces soins et en recevant complètement les souches tous les ans aussitôt après les grandes gelées, on obtient, même dans de très mauvais terrains, une végétation magnifique, car, sauf quelques parties où la plantation est restée grêle et mal venue, j’ai obtenu, en moyenne, au bout de quatre ans, sur chaque souche, trois ou quatre rejets annuels de 2 mètres à 2,50 m de hauteur, et j’en ai mesuré quelques-uns qui ont atteint dans l’année, la hauteur de 3,50 m. Sur ces tiges, les feuilles avaient jusqu’à 1,25 m de longueur et étaient composées de folioles énormes.

EDUCATION DE 1869

J’ai commencé mes éducations, en 1869, avec 30 grammes de graine que m’avaient vendus M.Givelet, de Flamboin (Seine-et-Marne) et 620 œufs qui m’avaient été donnés par M. De Milly, de Canenx (Landes).

Les vers ont été élevés à l’intérieur jusqu’au quatrième âge et porté alors en plein air sur les arbres, sauf quelques centaines qu’on a conservés à l’intérieur jusqu’à la fin.

Les 620 œufs de M. de Milly ont produit 400 cocons, et les 30 grammes d’œufs de M.Givelet 3 900 cocons, en tout 4 300 cocons.

Les premiers œufs ont éclos le 9 Juillet, les premiers cocons ont paru le 12 Août.

Environ 200 papillons sont sortis du 1er au 15 Octobre, et ont produit 15 grammes d’œufs qui ont passé l’hiver et n’ont pas pu éclore l’année suivante.

Le surplus des cocons a été conservé à l’entrée d’une cave peu profonde.


EDUCATION DE 1870


Je les en ai sortis le 23 Juin 1870 pour la seconde éducation. Les premiers papillons ont paru le 5 juillet. Jusqu’au 26 août, il est sorti 3 077 papillons, dont 235 avortons et 1 421 couples, dont la ponte a fourni 830 grammes d’œufs. Dans l’incertitude de la réussite, j’avais acheté encore 40 grammes d’œufs à M.Givelet. L’éducation a marché très régulièrement jusqu’en septembre ; malheureusement, la récolte a été interrompue par l’invasion prussienne, et la majeure partie des cocons est restée dans les bois, où les ouvriers ne pouvaient plus aller les chercher ; la cabane où ils déposaient leurs effets et leurs outils a été incendiée, et les ouvriers eux-mêmes maltraités et menacées d’être fusillés si on les rencontrait encore dans les bois.

Le peu de cocons recueillis avait été déposé en mon absence dans une cave trop humide ; une partie a pourri, une autre partie a été mangée par les rats ; de sorte que, lorsque je suis revenu après le siège de Paris, il ne restait que 18 500 cocons intacts.

EDUCATION DE 1871

Le 27 Mai, les cocons ont été sortis de la cave ; les Ailantes avaient gelé entièrement dans la nuit du 17 au 18. Les premiers papillons ont paru le 26 juin. Jusqu’au 10 août, j’ai recueilli 4 692 couples qui ont produit 2 k 367 œufs et 1 560 papillons avortés ou qui ne se sont pas accouplés. A partir du 11 août, j’ai laissé échapper les papillons, ayant déjà beaucoup plus de graine que je n’en pouvais employer. Les premiers vers sont éclos le 16 juillet, et les premiers cocons sont du 15 août. Tous ces vers ont été élevés à l’intérieur les trois ou quatre premiers jours et portés en plein air dans le second âge. Jusqu’au 19 octobre, il a été recueilli 750 kilogrammes de cocons environ.

La rigueur exceptionnelle de l’hiver de 1870-71 ayant fait périr une assez grande quantité de plans d’Ailante et la gelée du 18 mai ayant détruit les premières feuilles, cette quantité ne représente que les deux tiers de celle qu’on pourrait obtenir au maximum ; en sorte qu’en une bonne année, je pourrais récolter 1200 kilogrammes de cocons, soit 400 kilogrammes par hectare.

En 1870, chaque femelle a produit en moyenne 0 gr, 584 d’œufs, à raison de 497 œufs au gramme.

En 1871, chaque femme a produit en moyenne 0gr, 504, à raison de 488 œufs au gramme.

Les cocons pleins, pesés frais, pesaient 3kg180 le mille, soit 314 par kilogramme.

Les mêmes cocons sortant de la cave l’année suivante pesaient 2kg730 le mille, soit 366 par kilogramme.

Les cocons vides sont au nombre de 2000 environ par kilogramme.

Frais d’établissement et d’éducation pour 3 hectares de 1866 à 1871
L’année 1871 peut être considérée comme une année normale sous le rapport de la dépense. Il en résulte que, vu les frais exceptionnels que j’ai dû faire pour défricher et qui se sont élevés beaucoup trop, à cause de mon inexpérience à cette époque, on peut considérer le prix de 1 franc comme étant le prix de revient des cocons frais et pleins, et qu’on sera exposé à peu de mécomptes en calculant sur ce chiffre.

N’ayant pas vendu ma récolte, je n’ai pas voulu faire de frais en 1872, et, en conséquence, je n’ai fait ne receper les arbres, ni cultiver la plantation. Je me suis borné à y placer de jeunes vers, de manière à conserver la race avec le moins de dépense possible. Le résultat a confirmé l’importance du recepage annuel et de la culture, car au lieur de 750 kilogrammes de cocons, je n’ai récolté que 100 kilogrammes environ, et cependant les feuilles avaient été entièrement mangées. Cette pénurie de feuilles provenait de trois causes : d’abord, de la gelée extraordinaire du 8 décembre 1871, où le thermomètre est descendu à Milly à 25 degrés, ce qui a fait périr beaucoup de souches ; ensuite de ce que les souches n’ont pas été recepées et ont produit, par conséquent, des pousses beaucoup plus faibles, surtout après que les tiges avaient ainsi souffert de la gelée ; en troisième lieu, de l’absence de culture, qui a diminué encore la force végétative des Ailantes. Aujourd’hui toutes les expériences sont faites et donnent la certitude absolue de réussite du Ver à soie de l’Ailante, du moins sous le rapport de l’éducation, dont je me suis seulement occupé. Il reste à obtenir le même succès dans la filature, ce dont je ne doute pas, quand on voudra s’en occuper sérieusement ; le bas prix du cocon permet de tirer bon parti de ce nouveau textile.

Sources : Bulletin mensuel de la Société d'Acclimatation" 2° série-Tome X   année 1873

L'Ailante glanduleux, Ailante ou Faux vernis du Japon ou Vernis de Chine (Ailanthus altissima) est un arbre à feuilles caduques de la famille des Simaroubaceae. Il est natif à la fois du nord-est et du centre de la Chine et de Taïwan. Il est présent davantage dans la forêt tempérée que dans la forêt subtropicale d’Extrême-Orient. L'arbre pousse vite et est capable d'atteindre des hauteurs de 15 mètres en 25 ans. Cependant, l'espèce a également une durée de vie courte et vit rarement plus de 50 ans.



Dans certains pays, l'ailante est devenu une espèce invasive en raison de sa capacité à coloniser rapidement des zones perturbées et à entraver la croissance et la régénération des espèces indigènes par effets allélopathiques. Il est considéré parmi les plantes les plus nuisibles. L'arbre repousse aussi vigoureusement quand on le coupe, ce qui rend son élimination difficile et longue. De plus, il produit de nombreuses graines (300 000 par pied et par an). Dans de nombreuses régions, il a acquis le surnom ironique de frêne puant

samedi 24 mars 2012

La traversée d'Oncy

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Voilà 200 ans, les armées napoléoniennes traversaient Oncy pour se rendre en Espagne où l'Empereur avait engagé une guerre qu'il ne gagnera pas.

Les soldats de passage étaient hébergés chez l'habitant et cela représentait tant de désagrément que l'on retrouve dans le registre des délibérations du Conseil municipal de Milly des demandes insistantes auprès de la préfecture pour qu'en échange les impôts soient moins lourds.

Lourds également les canons.

Avant la Révolution, les chemins vicinaux et les ponts étaient bien entretenus grâce aux corvées que les paysans devaient au seigneur. Ces mêmes paysans devaient, en plus, acquitter un droit de passage sur les ouvrages qu'ils réparaient; ce qui valût, le moment venu, quelques désagréments aux encaisseurs! Les chemins et les ponts ne furent plus aussi bien entretenus une fois les corvées supprimées.

Le pont du Ruisseau qui enjambe la rivière d'Ecole séparant les communes d'Oncy et de Milly s'écroula sous le poids des passages répétés.

Le Conseil Municipal de Milly en informa le Préfet lors de ses réunions du 9 mars et du 7 juin 1811. Un devis sera envoyé après la délibération du 2 janvier 1812, délibération qui sera annulée le 6 septembre suivant parce qu'on avait omis d'y inclure le pavage. Aussi, sans doute, parce que la municipalité d'Oncy n'avait pas envie de payer la moitié des réparations, n'ayant pas les mêmes revenus que sa voisine.



Il faudra attendre 1820 pour qu'un devis de 925 fr (de l'époque, soit 3500 Euro de nos jours ?) soit accepté, Milly en payant les deux tiers et Oncy un tiers.

La lecture des registres de délibération a apporté une autre surprise. Dans la délibération du 7 juin 1811. Le Conseil municipal, allant au devant des désirs du gouvernement, demandait que la ville d'Oncy soit rattachée à celle de Milly : « La réunion spirituelle des deux paroisses déjà effectuée depuis longtemps est un acheminement à celle temporelle que leur concours d'ailleurs a favorisé et a déterminé. En effet, cette petite commune n'est éloignée que d'un kilomètre de la ville de Milly et son territoire touche pour ainsi dire aux faubourg de cette ville. Les deux tiers des propriétés du terroir d'Oncy appartiennent aux habitants de Milly et les deux tiers des habitants d'Oncy ont des propriétés sur celui de Milly. Il y aurait donc tout à la fois Économie et Simplicité dans la réunion de ces deux communes en une seule municipalité, tant pour l'assiette et la perception des contributions, la garde et la conservation des propriétés, que pour l'administration des affaires municipales. »

Le 20 juin 1825, M. le sous-Préfet proposait à la ville de Milly d'annexer la commune d'Oncy « étant donné que, sa longue expérience a prouvé qu'une petite population est dans l'impossibilité d'organiser convenablement son administration municipale »

Le conseil refusera « étant donné que cette mesure ne pourrait que troubler la bonne intelligence qui a toujours régné entre les deux communes. »

Le 6 août 1826, M. le sous préfet réitérait sa demande et le Conseil de Milly lui rétorquait les mêmes arguments qu'en 1825.


Qu'est-ce qui avait bien pu faire évoluer les mentalités en 14 ans ?


Maurice Gelbard

dimanche 4 mars 2012

Les plaques "Michelin" dans le canton de Milly-la-Forêt

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André Michelin va rapidement se montrer comme un véritable pionnier de la signalisation routière dans laquelle il intervient dès 1908. A son initiative apparaissent en 1910 les plaques “Merci” à deux faces sur lesquelles étaient indiquées le nom des localités, la désignation et le numéro des routes, et des inscriptions de sécurité telles que “Veuillez ralentir” placées à l’entrée de l’agglomération et un “Merci” à la sortie. Sur le panneau figurait le nom du sponsor (en l’occurrence Michelin). Entre 1911 et 1914, ce sont ainsi 30.000 plaques émaillées qui sont offertes et posées gratuitement dans les municipalités de France.


Dès le lendemain de la première guerre mondiale, André Michelin entreprend seul l’étude d’un appareil de signalisation qui regrouperait sur un seul support toutes les indications nécessaires au bon cheminement de l’automobiliste. En ce qui concerne les panneaux indicateurs, André Michelin eut l’idée d’utiliser des plaques de lave émaillée, plus résistantes et inoxydables, avec comme support massif, du béton armé. La borne d’angle naît ainsi en 1918, mais c’est en 1928 et après quatre prototypes différents qu’elle prend sa forme définitive constituée d’un pied plus large au sol et plus fin dans le support du cube de signalisation. Et ce n’est qu’en 1931 que l’emploi de ce signal est officiellement approuvé. En plus des bornes d’angle, Michelin produit et installe jusqu’en 1939 des “poteaux”, “murs” et “panneaux muraux” de signalisation, auxquels s’ajoutent quelques panneaux de danger et de priorité. Tous ces panneaux portent un bandeau indiquant soit le nom du sponsor (Michelin, TCF...) avec parfois un logo, soit le département ou la région d’implantation.

En 1946 paraît une instruction générale sur la signalisation routière qui annule toutes les instructions antérieures. Homogénéité et cohérence sont désormais de rigueur. L’administration refuse toute forme de don pour la signalisation des routes. Michelin continue cependant sa production de panneaux en lave émaillée sur béton armé, mais ils ne portent plus aucune indication publicitaire. L’usage des bornes d’angle va peu à peu être strictement limité “aux intersections peu importantes”. Les plaques disparaissent au profit de “flèches”, murales ou sur pied. Mais à côté fleurissent de très nombreux nouveaux panneaux, aux formes et aux graphismes les plus divers. Jusqu’en 1971, année où Michelin cesse cette production, chaque panneau réglementaire aura sa version sur lave émaillée. (à noter que sur la fin, cette dernière sera remplacée pour certains panneaux par de l’acier émaillé traditionnel).

Source : “Un demi-siècle de signalisation routière 1894-1946” par Marina Duhamel-Herz

Plaque Michelin n° 257 du 18-03-32 – Carrefour de la rue Beauregard et rue de la Chapelle Saint Blaise.
Plaque Michelin n°258 du 18-05-52 – Carrefour de la Route de Boutigny et de la Rue du Général Bellavène.
Plaque Michelin n°259 du 18-03-32 - Rue de Chatillon. Cette plaque a été détruite lors d’un accident de voiture le samedi 26 juin 2010.
Plaque Michelin n° 854 du 19-03-34 – MILLY - Avenue de Ganay.
Plaque Michelin n° 855 du 15-03-34 – MILLY - Place du Marché.

Plaques Michelin – MILLY - Rue de Châtillon.

Plaque Michelin n° 8708 du 27-06-50 – MILLY - Route de Boutigny.

Plaque Michelin n°10799 du 10-12-63 – MILLY - Carrefour de la Grande rue  et de rue Saint-Jacques.


Plaques Michelin - 258F - 19-03-34 - COURANCES - Grande Rue et Rue de la Bordée
Plaque Michelin - 259 - 17-03-34 - COURANCES - Rue de la Grange Rouge
Plaque Michelin - 983 - 6-03-34 - DANNEMOIS - Rue des Francs-tireurs et rue du Moulin

Plaque Michelin n°103A du 16-03-34 – MOIGNY - Carrefour de la Grande rue  et de ruelle à Moissy.

Plaque Michelin n°xxxx du xxxx – MOIGNY.

Borne Michelin - SOISY

Plaque Michelin - SOISY - Rue de le Ferte Alais

Plaque Michelin -  SOISY - Rue de Milly

Si vous connaissez d'autres plaques "Michelin" dans le canton de Milly-la-Forêt, vous pouvez nous en envoyer une photo en indiquant sa localisation, son numéro et la date. Nous vous en remercions.
 

samedi 25 février 2012

Concours de Bigotphones du 1er juillet 1906 à Milly-la-Forêt

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Il y eut à Mily le 1er juillet 1906, un important concours de bigotphones. Voila ce que l’on pouvait lire dans l’Abeille d’Etampes du 14 juillet 1906 :

L’équipage d’un aérostat qui serait passé dimanche dernier, au-dessus de la petite ville de Milly, dans la brune qui toute cette journée voila l’ardent soleil, se serait assurément demandé ce qui pouvait causer ainsi une déformation des voix qui faisait que tous les habitants semblaient parler et chanter du nez. Il eut ouvert sa soupape et, redescendu, il eut été fort étonné d’entendre les voix mirlitonesques sortir de si gros instruments.

Nos lecteurs savent qu’à Milly, dimanche dernier, c’était la fête des bigotphones, sociétés de musique éminemment populaire, auxquelles la ville offrait un concours.

Qu’est-ce que le bigotphone ? Va-t-on demander.

Le bigot-phone, inventé par M. Bogot (?) est un mirliton perfectionné. Sur notre demande, un obligeant instrumentiste a tiré de son gousset une embouchure métallique d’instrument au col prolongé d’un tube d’environ 8 centimètres qui remplace le ro eau légendaire. Au milieu du tube, est aménagé une petite loge circulaire dans laquelle se place à frottement une bague nantie d’un fragment tendu de papier à cigarette, remplaçant la pelure d’oignon trop fragile. Cette bague s’appelle la pastille.

L’air poussé de l’embouchure, fait vibrer le papier à cigarette, et voila le mirliton – Le bigotphone disons-nous, constitué ainsi ; placé au bec d’un appareil tubulaire quelconque il simule – quant à la forme – tous les instruments qu’on voudra, même la flûte, et il suffira d’avoir une bonne voix… juste, pour y susurrer toutes les mélodies, tous les airs populaires ou non, de façon à produire un effet qui peut être agréable, suivant la voix qui le fait vibrer.



Tel est le bigotphone, ami lecteur.


L’inventeur a eu l’idée d’en former des ensembles, réunissant par la musique, et c’est dans ces conditions que les bigotphonistes ont été admis à figurer dans les concours, avec des morceaux imposés, classements divers, palmes et couronnes.

Parlons maintenant de la journée de dimanche à Milly et du concours spécialement organisé par le comité commercial des fêtes pour donner un attrait nouveau à la fête patronale de ce pays ; longuement préparée cette fête a provoqué une animation profitable au commerce du pays et mis en lumière, non pas précisément l’art musical, héros du jour, mais bien plutôt l’artistique adresse des couturières, et le charme, la joliesse des jeunes filles et jeunes femmes, leurs clientes que, fleurs gracieuses, nous avons admirées sur la promenade Saint-Pierre.

L’ornementation des rues, quoique moins complète que celle du concours de musique de l’année dernière, faisait néanmoins honneur à l’incontestable bon goût des habitants. Dès l’arrivée, sur la route de Maisse, se dressait un arc de verdure avec une inscription des plus accueillantes pour les visiteurs ; de même la place Grammont, la Grande-Rue s’ornaient de portiques de verdure avec les inscriptions « SOYEZ LES BIENVENUS ! » et « HONNEUR AUX MUSICIENS ! ». Dans chaque rue désignée pour le passage du défilé, des banderoles multicolores reliaient une maison à l’autre, et enfin la place de la Halle fleurie et pavoisée était limitée par des portiques de verdure. Par une attention délicate que tout de monde a pu apprécié, pendant la chaleur du jour un arrosage de toutes les rues de la ville avait été fait au moyen de la tonne mise à la disposition de la municipalité par le service de la voirie.

Avant le défilé

Le matin, à l’arrivé du train de Paris, les échos commençaient à se renvoyer les son aigus des bigotphones de deux sociétés locales la « Jeune France de Milly » et la « Fraternelle Milliacoise » auxquelles venaient bientôt se joindre les sociétés parisiennes. Disons-le, la gaieté de ces sociétés s’indiquait par la jovialité de leurs noms plus que par l’envolée des exécutions ; voici les Joyeux Kremlinois, la grappe de raisin de Belleville, les agrafes françaises du Bon Marché de Paris, le Réveil Matin du XIIIème de Paris, les amis de la bouteille de Villejuif, sans compter les maboules de Bagnolet, et d’autres encore qui s’étaient fait excuser.


Faut-il le dire : grande a été notre déception à la vue de ces divers groupes munis d’appareils en zinc peint affectant la forme des vrais instruments de cuivre, pistons, altos, trombones, contrebasses, peints en vert, rouge, ou bleu… Nous en étions encore au bigotphone en carton peint, et nous nous réjouissions de voir circuler dans la ville des groupes de volatiles, de bovidés, de serpents, de légumes mêmes ou de fleurs, servant de cors et de pavillons à l’embouchure sonore. Et comme çeut été plus pittoresque, plus drôle ! La forme n’eut rien fait au son, du moment que l’instrument était muni de l’invention de M. Bigot ! Nous en sommes restés aphone !!! Et c’est sans gaieté que nous avons suivi dans les salles de concours les membres du jury qui, courageusement ont écouté des imitations de fantaisies musicales exécutées par ces braves gens que la musique réunit, et dont la condition actuelle est de n’être pas musiciens. La plupart, en effet, ne connaissent pas une note de musique.

On juge par là de la patience nécessitée de la part des directeurs de ces sociétés pour empreindre la mémoire de chacun du son, de la mesure, du mouvement afférent à chaque partie. La lecture d’un morceau compliqué n’est rien en comparaison. Et tant de peine pour un mince résultat ! Ne vaudrait-il pas mieux leur apprendre le solfège ! Nous ne suivrons pas, faute de place, les phases de ce bizarre concours qui s’est passé successivement sous le préau des écoles et sous les tentes Duché et Léveque. Nous en donnerons plus loin le résultat.

Le défilé, place de la Mairie
Nous constaterons seulement le zèle, la conviction que montrent ses courageux exécutants jouant chantant en partie d’orchestre, simplifié sans doute des morceaux comme Mireille, le morceau imposé. Mais quel effet d’émotion obtiendrait, sur Magali, la bien-aimé, cette aubade poétique, ou le chant si clair des Magnanarelles dits sur le mirliton. Que le bigotphone se garde du grand art.

Nous avouerons d’autre part l’effet très agréable, très amusant de certains morceaux d’imitation, orchestrés très harmonieusement, et dont le genre s’accommode bien de la sonorité spéciale du bigotphone. De cela, sont Souvenir d’Auvergne, qui a été pour la société la Grappe de Raisin un succès très vif et très mérité.

Toute d’intention de critique mise à part, ce petit concours a parfaitement réussi et le public a fait fête à toutes les compagnies, qui l’ont intéressé ou amusé ; la jeune France, notamment une société de tous jeunes enfants conduite par le professeur de musique de Milly, a été partout applaudie.

A six heures, les divers groupes devant prendre part au défilé se réunissaient sur la place Grammont ; tandis que cette formation s’opérait, les oreilles des promeneurs quelque peu fatiguées par la perception pendant toute une journée des obsédantes vibrations de membranes bigotphoniques, étaient soudain « rafraîchies » par des vibrations d’une harmonie vraiment reposante ; c’était l’Union musicale de Milly, qui, sous la direction de M. Timbert, exécutait la marche des Pioupiou de France.

Si ce n’était plus là « la vraie amour » - refrain d’un morceau de concours – c’était du moins de vraie, de bonne musique dite par de vrais instruments et de fins instrumentistes. Nos voisins de Milly sont fiers, et à juste titre, de leur société musicale, réorganisée aujourd’hui grâce à la ferme et habile direction de son chef M. Timbert, et nous adressons à cette société et à son chef nos sincères compliments.

Défilé place de la Mairie
Les pompiers de Milly, commandés par leur dévoué lieutenant M. Chagot, toujours sur la brèche en toutes circonstances ouvrent la marche et le défilé, au son des joyeux pas redoublés, s’opère dans les rues de la ville accompagné par une foule compacte qui vient se masser devant la tribune installée sous la Halle.


Au fauteuil de la présidence prend place M. Bédu, l’honorable maire de Milly, qui ne refuse jamais ni du temps ni sa peine pour aider ses administrés à faire les honneurs de sa ville. L’assistent MM. Seguin et Baffoy, les dévoués président et vice-président du comité commercial des fêtes, ainsi que plusieurs conseillers municipaux et notabilités de Milly, les membres du jury et les membres du comité des fêtes, MM. Felix, Siroteau, Malle, Chagot, etc… qui virent récompensés par l’affluence du public leurs louables efforts pour donner un peu d’animation à la ville de Milly et à son commerce.

Distribution de récompenses


Les membres du jury, étaient, s’il vous plait, M. Gourdin, le propre tambour-major de la garde Républicaine, M. Naudin, éditeur de musique à Paris, fils d’un compositeur bien connu de Puisseaux, M. Chatpagne, chef de musique à Malesherbes et M. Timbert, le sympathique chef de l’Union musicale de Milly.

La cérémonie s’ouvre par la Marseillaise que joue l’Union Musicale et toutes les Sociétés viennent se grouper autour de M. Timbert pour l’exécution du morceau d’ensemble : Cordialement, qui fut également le morceau imposé aux Sociétés concourant en troisième division. Comme ensemble ce fut très satisfaisant et les applaudissements répétés retentirent longtemps dans la foule qui se pressait sur la place.

Quand enfin le silence fut rétabli, M. Siroteau donna lecture du palmarès des récompenses dont voici le détail :

Concours d’exécution

Prix d’exécution : une Couronne et 75 Francs à La Grappe de Raisin – 1er prix d’exécution : Une couronne de vermeil et 50 Francs, le Réveil Matin – 1er prix d’exécution : Palme de vermeil et 30 Francs, les Joyeux Kremlinois – 2ème prix d’exécution : Palme de vermeil et 20 Francs, l’Agrafe Française – 3ème prix d’exécution : Palme de vermeil, Les Amis de la Bouteille – Prix d’exécution : La Jeune France, une médaille de vermeil, Fraternelle Milliacoise, prix.

Concours d’honneur

Prix ex-aequo : La Grappe de Raison, une palme de vermeil : le Réveil Matin, une palme de vermeil et un Prix de direction, prix de soli à MM. Belin et Guidet.

1er prix d’honneur : Une palme, les Joyeux Kremlinois. Prix de direction, prix de soli M. Estival –

2ème prix d’honneur : une palme, l’Agrafe Française, prix de direction, prix de soli M. Beckerich Charles.

En outre, pour remercier de leur obligeance et précieux concours les Sapeurs Pompiers et l’Union Musicale le jury attribue à chacune de ces deux sociétés une médaille d’honneur.

La Marseillaise exécutée par toutes les sociétés musicales et bigotphoniques clôture à

7 heures du soir la principale attraction de la fête patronale Saint Pierre de 1906 dont l’organisation aura fait un grand honneur au savoir –faire et à l’ingéniosité des membres du Comité des Fêtes.


Pour tout connaître sur le bigotphone :

mercredi 25 janvier 2012

Milly-la-Forêt - Arrosage des rues

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En complément au message précedent, voici ce que l'on pouvait lire dans l'Abeille d'Etampes du 19 et 26 mai 1906.

Dans un précédent numéro de l’Abeille, nous avons entretenu les lecteurs d’un projet d’irrigation des rues de la ville. Nous avons montré combien est vive l’attente de la réalisation de ce projet, qui remonte à de longues années ; les efforts des générations successives toujours restés impuissants pour des motifs divers et toujours très plausibles.


Aujourd’hui, la Municipalité, plus entreprenante, plus heureuse, va avoir la bonne fortune de le faire aboutir et de le réaliser.

Le 14 Juin prochain, l’entreprise sera mise en adjudication à la Mairie de Milly, et s’il n’arrive pas quelque accroc, d’ailleurs improbable, nous avons tout lieu d’espérer que pour les grandes chaleurs estivales nous aurons un arrosage suffisant pour entretenir la propreté et la fraîcheur de nos rues.

Le projet, très coquet, peu coûteux et très pratique, est dû à la Commission de la voirie, qui a été puissamment aidée dans sa tâche par M. A. Hamelin, ancien entrepreneur de maçonnerie, lequel avait déjà bien mérité de la commune pour sa participation dans les travaux de construction des écoles et de la Mairie, en 1891 et 1895. Les plans sont de M. Servant, géomètre à Milly.

Nous donnerons samedi un plan du réservoir et de la canalisation pour permettre à chacun de se rendre compte de l’économie du projet, d’apprécier le soin apporté dans la recherche de la plus grande utilité unie à la moindre grande dépense possible et d’admettre que, somme toute, il n’y avait guère de moyen de faire mieux.

D’ailleurs, ce projet n’est pas définitif. Il doit dans un avenir aussi rapproché que possible s’étendre à toute la partie agglomérée de la commune. Ensuite les habitants seront admis à prendre des concessions d’eau, faculté qui aura bien des avantages puisqu’elle permettra aux maraîchers et amateurs de jardins (et Dieu sait qu’ils sont nombreux à Milly) d’arroser leurs superbes plates-bandes.

Cette extensibilité n’est pas à négliger. Mais pour aujourd’hui nous devons nous contenter de la somme d’hygiène que l’entreprise va nous apporter et dont le public appréciera certainement les bienfaits.

Nous avons donné samedi d’intéressants détails sur l’adoption d’un système régulier d’irrigation hygiénique dans les rues de Milly, irrigation restée nulle jusqu’ici en raison du peu de pente de nos rues, ou dont l’insuffisance avait comme résultat pendant la chaude saison les odeurs désagréables et malsaines qui se dégagent des ruisseaux, les résidus de balayage remplissant les interstices du pavage le long et en contrebas des trottoirs.

Lorsque le projet d’irrigation sera mis à exécution ces inconvénients disparaitront. Voici quelques renseignements complémentaires sur sa réalisation.

L’eau sera aspirée d’une nappe souterraine qui existe à 10 mètres environ au-dessous du niveau de l’usine élévatoire par un moteur à pétrole qui élèvera également l’eau dans un réservoir pouvant contenir 100 mètres cubes que supportera un château d’eau installé sur la place de Lyon et, dont voici le croquis, ce qui nous dispensera d’en donner une plus longue description.


L’irrigation se fera de la façon suivante : une conduite d’eau partant du réservoir descendra la rue Saint-Blaise, la place du Marché et viendra aboutir à la rue Langlois ; en face de la Halle, la conduite se poursuivra par un branchement dans la Grande-Rue. Des bouches placées en divers points de la canalisation permettront l’irrigation des autres rues, ainsi qu’il est facile de s’en rendre compte par la reproduction ci-dessous du plan de distribution d’eau.




mercredi 18 janvier 2012

Les adductions d'eau à Milly-la-Forêt

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Étant donné sa position dans la vallée de l'École, Milly ne manquait pas de sources, ces fontaines, comme on disait, qui ont donné leurs noms à plusieurs rues d'aujourd'hui : rue des Fontaines, rue des Petites-Fontaines, fontaine du Coudret, etc.

À ces sources qui, de tous les temps, laissaient couler une eau claire et abondante, s'étaient ajoutés au fil des ans des puits, le puits Saint-Pierre, le puits Pâtre (ou du Berger), puits de cinq à sept mètres de profondeur. A ceux-ci vers 1900-1910 s'ajoutèrent, très pratiques en ville, les « puits tubulaires» dont les forages étaient parfois pratiqués sous les trottoirs et qui nécessitaient donc une autorisation.

Dans l'agglomération, à partir de certains puits communaux, avaient été établis des «points d'eau publics, avec des pompes à balancier ». Si en 1858, on comptait douze de ces pompes, il y en avait 21, vers 1920, dont voici la liste:


1 - Place du Marché
2 - Place du Marché
3 - Boulevard du Nord (Colombier)
4 - Place Galliéni
5 - Rue Saint-Jacques
6 - Rue Saint-Jacques
7 - Rue du Faubourg-Saint-Jacques
8 - Place de la République
9 - Rue Saint-Pierre
10 - Rue Saint-Pierre (près du cimetière)
11 - Rue Langlois
12 - Rue du Faubourg-de-Melun
13 - Rue du Faubourg-de-Melun
14 - Rue Jean-Cocteau
15 - Rue du Monceau
16 - Rue de l'Égalité
17 - À la gendarmerie
18 - À l'école des filles
19 - À l'école des garçons
20 - Au cimetière
21 - À l'école de la place Grammont

Certaines de ces pompes ne devaient disparaître qu'à la fin des années 1960.

L'entretien de ces pompes publiques nécessitait une adjudication de services car il compre¬nait toutes espèces de réparations, y compris celles causées par « tous accidents et événements qu'elle qu'en soit la nature et l'origine ». En 1851, cet entretien coûtait à la ville la somme de 200 F, pris sur les 225 F alloués par le budget pour l'entretien des fontaines, puits ou mares.

Place du Marché


Boulevard Lyautey


Rue Saint-Jacques


Place de la République



Place de la République



Rue Saint-Pierre


C'est en 1905 qu'il est question au conseil municipal d'un projet de création d'un service des eaux à Milly. Bizarrement, ce service était prévu: « pour le nettoyage des rues de la ville ! ".

Un château d'eau est édifié, son sous-bassement existe toujours, portant la date de 1906, face au monument aux morts donnant sur l’anciennne place de Lyon son réservoir ayant été enlevé voilà une vingtaine d’années ). Il constituait aussi une réserve d'eau importante en cas d'incendie. Un moteur élévatoire au pétrole en permettait le remplissage et, en 1910, ce moteur était entretenu par M. Aubert, mécanicien avec qui la commune avait passé un marché. Un an plus tard, ledit moteur était encore en panne et c'est souvent au cours de ces années-là que l'on en discuta au conseil municipal. En 1911, Rousseau, lui aussi mécanicien à Milly sera chargé de fournir un autre moteur et une pompe Japy.



Fin 1910, il avait été demandé au conseil si la commune serait disposée à délivrer des concessions d'eau aux habitants qui en feraient la demande, une de celles-ci fut même attribuée à l'un d'eux, l'eau étant payée 25 centimes le mètre cube, En 1913, il est enfin question au conseil que la ville fournisse l'eau à ceux qui le désireraient, un service des eaux en somme. Mais l'heure n'était pas encore venue et les Milliacois attendront encore presque un demi-siècle pour cela!

Dans le courant des années 1920-1930, chacun s'équipa à partir de son puits, la pompe électrique ou à bras étant alors d'un usage qui devenait de plus en plus courant. Quant aux plus démunis, ils continuaient à aller quérir l'eau aux « points d'eau publics ». Le moins drôle c’était, on l'a évoqué plus haut, pour les agriculteurs du plateau des Fermes, où une seule de ces fermes disposait d'un puits (celle du Tertre). Dès avant le second conflit mondial, cette grave question devait préoccuper la municipalité et, en 1938, un nouveau puits fut creusé à la butte de Châtillon puits maçonné, de 37 mètres de profondeur, alimentant un château d'eau élevé près de la ferme du Tertre, mais il fallut attendre encore une vingtaine d'années pour voir la mise en place, en 1957, d'une véritable distribution d'eau dans l'agglomération milliacoise, avant la création pour cela d'un syndicat intercommunal avec la commune voisine d'Oncy, La première de ces deux communes vendant l'eau à la seconde, En 1976, lors d'une période de sécheresse assez grave, l'eau manqua dans ces deux agglomérations. Aussi, en 1977, Un second puits fut creusé à « la Locante », là où jadis était le vignoble de Milly, Un puits de 27 mètres de profondeur et un nouveau château d'eau, d'une architecture contemporaine. fut édifié sur le plateau dominant les deux vallées.


Sources :

Les routes, le rail et l'eau dans le canton de Milly-la-Forêt
Roger BAILLY
Editions AMATTEIS 1992

jeudi 29 décembre 2011

Décès d'Henrik Kinski

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Vendredi 23 décembre, près de Montréal (Canada), l'artiste-peintre Henrik Kinsky s'est éteint subitement à l'âge de 57 ans.


mercredi 30 novembre 2011

18 décembre 2011 : 2e salon multicollections de Milly-la-Forêt

En 2010, l'APCME organisait son Premier Salon Multicollections, malgré une tempête de neige ! Le programme a été respecté avec le tirage d'une tombola chaque heure, l'exposition locale, la présence de Christophe Drochon, le vernissage par Mr le Maire, le couscous du midi et le concert de trompes de chasse pour clôturer la journée...


A cette occasion un cachet illustré représentant la spirale sans fin de la colection a été émis, il reste quelques exemplaires, à commander sur le site de l'APCME !

En 2011, le programme est reconduit : exposition locale, vernissage, dédicaces, concert et prix du public.

Une grande et belle journée à noter sur l'agenda !