Actualités

Exposition
« LA HALLE DANS TOUS SES ETATS »

Le 16 septembre sous la halle
Du 17 septembre au 8 octobre à l'Espace Culturel du Moustier à Milly-la-Forêt.


Edition du livre

« LA HALLE DANS TOUS SES ETATS »







lundi 4 février 2008

Atterrissage d'un avion route de Paris à Milly la Forêt

Samedi, dans la matinée, un avion de l’escadrille de Juvisy, piloté par l’élève-aviateur américain X… , par suite d’une panne de moteur dut atterrir dans un champ en labour longeant la route de Milly-Corbeil-Melun et à proximité des dernières maisons du faubourg de Paris. Par suite de la nature du sol et d’une malencontreuse raie transversale, l’appareil piqua brutalement de l’avant ; l’hélice fut rompue et une pièce du boisage servant à la commande du gouvernail fut brisée. Fort heureusement, l’élève-pilote, protégé par l’épaisseur de son casque, était indemne, à part une légère douleur à l’épaule. Vers 14 heures, arrivait un second avion ; après avoir repéré l’emplacement de celui qui avait atterri le matin, il survola Milly durant quelques instants. L’aviateur, un jeune de la classe 1916, croix de guerre avec deux palmes et la fourragère, donna quelques échantillons de son habileté ; il peut se vanter d’avoir fait passer un moment de terribles angoisses aux Milliacois et même aux poilus éprouvés par un long séjour au front, qui le suivaient des yeux dans ses dangereuses acrobaties. N’ayant jamais assisté à de pareils exploits, Milliacois et poilus le voyaient déjà anéanti avec son appareil ; enfin, il atterrit à proximité de son camarade. Peu après arrivait avec des mécaniciens un tracteur de secours du centre d’aviation de Juvisy, avec une remorque pour charger l’avion blessé. L’aviateur américain reprit son vol, avec l’avion français dans la direction de Villesauvage où il fit sans doute un bon atterrissage. L’appareil capoté, réparé sur place s’en retourna par la voie des airs, monté par le pilote français qui, avant de quitter Milly lundi vers 10 heures, renouvela ses vols sensationnels sur la ville. En voyant l’état du champ de M. Arthur Bourret, on peut se rendre compte que les avions ont du recevoir de nombreuses visites samedi et dimanche ; M. Bourret pourra refaire son labour sur cette partie du terrain.
.
L’Abeille d’Etampes du 3 novembre 1917

Aucun commentaire: