Actualités : Exposition et parution du livre "L'enseignement à Milly-la-Forêt"

mardi 7 mai 2024

Célébration : Opération Mirror du 8 au 28 mai 2024

 

 Célébration :

Du 8 au 28 mai 2024 - Opération Mirror 2024

https://laflammedelaliberte.com/

En 1947, après la Seconde Guerre mondiale, la Voie de la Liberté fut inaugurée à Fontainebleau. Cette route commémorative, longue de plus de 2 000 kilomètres, célèbre la libération de l'Europe par les forces alliées. Ces bornes sont visibles tout au long de la route, y compris dans les environs de Milly-la-Forêt et ses communes limitrophes, servant de rappel poignant des sacrifices consentis pour restaurer la liberté et la paix sur le continent européen. 

La couronne de 48 étoiles représente les 48
États des États-Unis (en 1944).
Les 4 rectangles de couleur rouge représentent les 4 tronçons de la Voie de la Liberté :

     Sainte-Mère-Église - Cherbourg 
     Sainte-Mère-Église - Avranches 
     Avranches - Metz 
     Metz - Luxembourg – Bastogne

Au centre de la borne, on notera que le flambeau de la liberté sortant de la mer prend pour modèle celui de la statue de la Liberté, à New-York, et sur la face blanche, on trouve diverses indications telles que le kilométrage, le numéro de la borne et des informations de direction. Le long des grands axes routiers français, de très nombreuses bornes d'origine en ciment ont été remplacées par des copies en matériaux légers, moins dangereuses en cas d'accident de la route. 


Borne 21 à la sortie de Milly-la-Forêt en direction de Maisse
(cliché daté d'avril 2024 - elle fut remplacée un mois après)


La Voie de la Liberté relie Sainte-Mère-Église, premier village à être libéré, en Normandie, où se trouve la borne zéro, et Bastogne, en Belgique. Néanmoins, la première borne a été installée en 1946, à Saint-Symphorien qui sera, le 8 mai 2024, la première commune étape sur l’itinéraire de l’opération Mirror. Une  cérémonie devrait avoir lieu en soirée sur le hameau d’Essart, bordant la RN 10 (Helen Patton, petite-fille du général, devrait être présente).
Le convoi de la flamme et ses 44 jeunes ambassadeurs passeront la nuit dans le gymnase Claude-Perrot, à Saint-Symphorien. Les véhicules militaires datant de 1944, appartenant à l’association Serment de Koufra, repartiront le lendemain matin, par cette même voie qui leur fera traverser l’Eure-et-Loir pour rejoindre Le Mans.
La Flamme de la Nation voyagera ensuite par voie maritime au départ de Cherbourg le 14 mai 2024 à bord de Galicia Ferry à destination de Portsmouth puis de Southwick-House le 15 mai 2024. Elle sera ensuite acheminée vers Southampton pour embarquer le 16 mai 2024 à destination des États-Unis, à bord du Queen Mary 2 qui atteindra New York le 23 mai 2024 au matin. Elle prendra ensuite la route vers le cimetière militaire d’Arlington en Virginie où elle sera déposée devant la tombe des soldats inconnus américains entre le 23 et le 25 mai 2024. La flamme restera allumée jusqu’au 6 juin 2024


lundi 6 mai 2024

6 mai 1944 : Nouveau bombardement de la région parisienne

 6 mai 1944 :

Dans les journaux régionaux

- Nouveau bombardement de la région parisienne -

AVERTISSEMENT
Cette coupure de presse provient des actualités produites et contrôlées par le régime nazi et les autorités vichystes de 1940 à 1944.

L'Abeille d'Étampes (6 mai 1944)

Nouveau bombardement de la région parisienne

Dans la nuit du 26 au 27, l'aviation anglo-américaine a bombardé violemment deux communes du sud-est de Seine-et-Oise, déjà cruellement éprouvée dans la nuit de Pâques. Aux premières heures de la matinée du 28, on avait déjà dénombré plus de 100 morts et une centaine de blessés. Des bombes sont tombées sur une localité de la Seine où, à l'aube, on comptait 14 morts et 28 blessés.

Les raids meurtriers anglo-américains se multiplient sur la France
Jeudi, samedi, dimanche et lundi, les villes de Toulon, Cambrai, Arras, Béthune, Somain, Saint-Lô, Poissy, Chartres, Coulommiers, Troyes et Clermont-Ferrand ont été bombardées par les Anglo-Américains. Près de 200 morts et 300 blessés à Toulon, 30 morts à Somain, 105 à Cambrai, 50 à Béthune, 60 à Arras et 23 à Poissy. À Troyes, le nombre de victimes est très élevé.

Depuis 1942, plus de 1.000 personnes ont été tuées en Seine-et-Oise
Parmi les départements français qui ont subi les bombardements de l'aviation anglo-américaine, celui de Seine-et-Oise est un des plus éprouvés. En effet, depuis 1942 jusqu'à ce jour, ce département compte 1.000 tués ; pendant les quatre premiers mois de l'année 1944, on déplore trois fois plus de victimes que durant l'année 1943 toute entière. La préfecture de Seine-et-Oise établit le tragique bilan comme suit :
En 1942, 162 tués ; en 1943, 182 ; en 1944, 656.

144 avions ennemis abattus
Samedi dernier, l'aviation anglo-américaine a effectué un raid terroriste au-dessus du Reich, notamment contre l'agglomération berlinoise. La chasse et le D.C.A. Allemandes ont abattu 144 appareils ennemis, mettant ainsi hors de combat plus de 1.200 aviateurs entraînés.


Dans les archives des vidéothèques

Le bombardement des villes françaises

AVERTISSEMENT
Cette vidéo de l'I.N.A. provient des actualités produites et contrôlées par le régime nazi et les autorités vichystes de 1940 à 1944


Pour regarder la vidéo, cliquez sur le lien ci-dessous :
https://fresques.ina.fr/rhone-alpes/export/player/Rhonal00102/360x270

Ce document couvre une série de bombardements survenus en France au mois de mai 1944. C'est une production de France Actualités, société franco-allemande installée à Paris depuis l'occupation de la zone libre. Le commentaire de ce document, le choix des mots, la volonté d'interpeller directement le spectateur – « ce n'est pas seulement une maison de Lyon qui flambe, c'est la maison d'un Français, demain, ce sera peut-être la vôtre » en font clairement un document de propagande dans la guerre des images (Sources I.N.A.).

C'est arrivé dans nos villages

Un bombardier s'est écrasé dans la nuit
du 3 au 4 mai 1944 (Le Vaudoué)


Au printemps 1944, les Alliés donnent la priorité aux préparatifs du débarquement, c'est pourquoi le Bomber Command est sollicité pour concourir à la désorganisation des réseaux de communication fluviaux, routiers et ferrés et frapper les infrastructures capables d'accueillir les unités de blindés mises en réserve par Hitler, pour venir en aide aux troupes chargées d'interdire tout accès maritime à un corps expéditionnaire ennemi.

Le 3 mai 1944, à partir de 22 heures, 346 Lancaster renforcés de Mosquito et de Halifax, décollent des aérodromes d'Angleterre dans d'excellentes conditions de visibilité et mettent le cap au sud. 

La cible : Mailly-Le-Camp, une importante base d'entraînement allemande, qui abrite des milliers de soldats et des équipements vitaux pour l'effort de guerre ennemi. La mission est simple dans sa conception, mais périlleuse dans sa réalisation : réduire cette base en cendres, perturber les plans ennemis et affaiblir leur capacité de frappe.

Parmi eux, le bombardier lourd Avro-Lancaster ND468 du 57ᵉ escadron de la R.A.F. décolle d'Angleterre pour participer au raid nocturne sur le camp d'entraînement allemand spécialisé dans l'arme blindée à Mailly-le-Camp dans l'Aube (entre Anglais et Américains, la méthode diffère, les Anglais préfèrent le bombardement de nuit pour limiter les pertes en équipages et en avions tandis que les Américains bombardent de jour et à haute altitude). Au retour, un chasseur allemand Me110 attaque l'appareil qui prend feu et s'écrase le 3 mai à 1 heure du matin sur le plateau boisé de la « Montagne Blanche », à quelques centaines de mètres du village du Vaudoué.

Les corps des six aviateurs appartenant à la Royal Air Force et d'un aviateur de l'Aviation royale canadienne ont été inhumés dans le cimetière du village. Leurs tombes, toujours visibles, sont classées depuis 1952 « tombes de guerre du Commonwealth » par la Commission impériale des sépultures militaires britanniques.

Texte extrait du site du village : https://www.levaudoue.fr/decouvrir-le-vaudoue/portrait-du-vaudoue/bombardier-lancaster/
Pour en savoir plus sur l'un des aviateurs, le sergent Norton, (site en anglais) cliquez ici : https://www.ipswichwarmemorial.co.uk/george-henry-norton/


Pour retrouver cette histoire, ne manquez pas notre prochain ouvrage.

 LA LIBÉRATION DE MILLY-LA-FORÊT
ET DE SA RÉGION
1939-1945




mercredi 1 mai 2024

Plongée dans l'histoire

Du 6 mai au 22 août 1944 :

Plongée dans l'histoire

- Les mois qui précédent la libération du Gâtinais -


Du 6 mai au 22 août 2024, date de la libération de Milly-la-Forêt, nous vous invitons à un voyage dans le temps, voyage qui nous ramène aux jours tumultueux de l'été 1944. 
Ensemble, nous découvrirons ainsi les histoires de courage, de résilience et d'espoir qui ont illuminé les jours sombres de la guerre. Préparez-vous à être transportés chaque semaine pour une nouvelle tranche d'histoire.

Durant cette période, nous revisiterons chaque semaine, les pages jaunies des journaux de notre région datant de mai à août 1944, pour découvrir et partager les histoires vibrantes et les anecdotes captivantes qui ont façonné notre région du Gâtinais avant l'arrivée tant attendue des forces alliées et la libération qui a suivi.

Ces extraits de journaux sont les témoins de leur époque, mais nous tenons à vous avertir qu'ils étaient produits et contrôlés par le régime nazi et les autorités vichystes. Avec les précautions qui s'imposent, chaque semaine nous plongerons dans ces archives pour vous révéler les récits méconnus et les moments clés qui ont marqué cette période cruciale de notre histoire locale.

Nous serons vos guides à travers ces événements, rétablissant la vérité cachée par ces journaux de propagande, déterrant des trésors d'informations, des anecdotes poignantes et des portraits vivants de la vie dans nos villes et villages du Gâtinais, avant que les cloches de la liberté ne sonnent à nouveau.

Nous vous indiquerons aussi, quelques jours avant, les célébrations qui se dérouleront dans notre région.





dimanche 17 septembre 2023

LIVRE sur KATHY BOSC


Depuis plusieurs mois, notre association "Les Amis de Milly-en-Gâtinais et Environs" (LAMGE) prépare un livre sur Kathy BOSC.

Cette artiste est une touche-à-tout, chargée d’animation, metteur en scène, directrice de galeries d’art et bien sûr une aquarelliste. Bien connue des milliacois, elle enchaîne les expositions et les manifestations culturelles.

Ce livre au format A4, relié de plus de 110 pages couleur, retrace son parcours artistique en Ile de France, en Touraine et en Bretagne où elle vit actuellement.

Afin d'en déterminer la quantité à imprimer, nous souhaiterions savoir si vous seriez intéressés par cet ouvrage, qui sera vendu 20€. Nous vous serions reconnaissants de bien vouloir nous faire part de vos promesses d'achat au plus vite par mail et impérativement avant le 13 octobre, le but étant de l’éditer avant Noël.


Nous restons à votre disposition pour tous renseignements complémentaires.
eric.gachot@orange.fr











lundi 18 avril 2022

Restauration de L’Oiseau « vers la connaissance » de Paul Becker

 

La sculpture L’Oiseau « vers la connaissance », a été réalisée par Paul Becker (1920-2000). Il s’agit d’une commande publique, dite du « 1% artistique », exécutée dans le cadre de la construction du collège Jean Rostand, à Milly-la-Forêt.

 


La structure de l’oiseau est composée d’une armature métallique (poteau télégraphique planté dans le sol, formant ainsi le corps de l’oiseau, ainsi qu’une ossature métallique constituant les ailes). L’ensemble est recouvert d’un mortier hydraulique (SIKATOP ® 122F) constitué d’un mélange de résines et de ciments. Une couche de finition (SIKATOP ® 121) est appliquée sur la surface de l’œuvre pour lui donner une couleur blanche. Cette dernière est posée en épaisseur et présente une surface brute et rugueuse.

 





Construction de l'Oiseau par Paul Becker
Photos Ferruccio Papi.


La sculpture était dans un état de conservation moyen. Au niveau structurel, quelques fissures ont été observées et un réseau de microfissures est visible à la surface. À l’intérieur des ailes, l’on observait des zones plus blanches qui correspondent à l’emplacement des armatures internes. Ces parties plus claires était probablement des reprises de ciment de surface sur des fissures plus anciennes.


En ce qui concerne la surface, un épais biofilm, composé de mousses, d’algues et de lichens, s’était développé, en particulier sur l’arrière de l’aile gauche. S’ajoutait à cela, un encrassement gris qui recouvre tout le dos de l’oiseau, soit la zone la plus exposée aux intempéries. Ces zones était aussi légèrement érodées.

 

La sculpture présentait les altérations caractéristiques d’une exposition en extérieur : encrassement et développement d’un biofilm. L’aspect de surface de la couche de finition, présentant de nombreuses petites anfractuosités, a contribué à l’installation des algues et des mousses. Le ruissellement de l’eau dans des zones préférentielles a contribué à creuser certaines fissures.





L’Oiseau « Vers la connaissance », de Paul Becker, en juillet 2020.

Avec le soutien de la commune de Milly-la-Forêt et de M. Bernard Bouley, député de la deuxième circonscription de l'Essonne, l’association « Les Amis de Milly-en-Gâtinais et Environs » a sollicité les services du Conseil Départemental de l’Essonne pour faire rénover la sculpture.

 

Après avoir fait expertiser l’œuvre à l’été 2021, la Conseil Départemental de l’Essonne a commandé la restauration de L’Oiseau « vers la connaissance », à deux restauratrices. La conservation-restauration a été réalisée en deux phases.

 

La première phase : Traitement des micro-organismes s'est déroulé du 27 avril au 6 mai 2022.

Le traitement biocide consiste en trois applications successives sur trois jours par temps sec. Le produit a été appliqué sur la sculpture à l’aide d’un pulvérisateur et a été accompagné d’un brossage pour retirer au maximum les mousses épaisses (localisées sur les ailes notamment). La sculpture a ensuite été bâchée. Le temps d’action du produit est de 3 à 4 semaines. Le bâchage est nécessaire pour permettre l’action du produit en cas de pluie. L’effet rémanent du produit biocide empêchera une nouvelle colonisation biologique immédiate et il doit être renouvelé tous les 3 à 4 ans en moyenne, en l’absence de brossage à l’eau régulier, selon les recommandations du Laboratoire de Recherches des Monuments Historiques.












La seconde phase : Restauration s'est effectuée du 6 au 12 juillet 2022.

À l’issu du traitement biocide, la surface a été nettoyée par un mini-sablage. Cette méthode mécanique consiste en la projection pressurisée de poudre abrasive par une mini-sableuse. Le contrôle de la pression et du débit de poudre et les diamètres variables des buses, permettent d’ajuster le flux de poudre et d’obtenir le niveau de nettoyage souhaité. A l’issu du traitement, la poudre a été ramassée et traitée avec les déchets du chantier.


Après le nettoyage de la surface, il a été possible désormais possible d’évaluer la perméabilité du mortier (SIKATOP ® 121). Les fissures ont été examinées afin de déterminer leur profondeur (fissure de surface ou profonde) et si elles sont évolutives. Toutes les fissures profondes et/ou légèrement ouvertes ont été comblées avec un mortier-ciment de la couleur de la surface. En effet, celles-ci constituent une « macroporosité » par laquelle peut pénétrer l’eau de pluie à l’intérieur de la structure ; elles doivent donc être comblées.


Les résultats obtenus avec le nettoyage et l’état des fissures étaient difficilement prévisibles, une harmonisation de surface a donc été appliquée. Elle a été réalisée à base de produit SIKATOP ® 121 (blanc) : le produit a été appliquée sur l’ensemble de la sculpture afin de redonner une couche de finition homogène. Celui-ci est en effet toujours disponible à l’achat et cela a garanti la compatibilité des matériaux. Après cette intervention, une reprise des yeux rouges a également été faite, pour redonner une cohérence esthétique à l’œuvre.


Un échafaudage fixe a été installé pour toute la durée de l’intervention (de fin avril à mi-juillet) et a permis aux restauratrices d’accéder à toute la sculpture sans avoir besoin de le déplacer. Celui-ci étant destiné à être dans la cour de récréation, il a été sécurisé et fermé par une palissade interdisant son accès sauf aux personnes autorisées. Cette installation a permis d’engager un travail de valorisation de l’œuvre (pendant sa phase de restauration) par le corps enseignant pour les élèves.


Pour ce faire, une petite porte sur la palissade a été aménagée entre l’aile droite de l’animal et la queue et permettant d’accéder à la partie arrière de l’oiseau, et ce, dès début mai et jusqu’à la fin de l’année scolaire. 

 






Le vernissage de la restauration de la sculpture de Paul Becker s'est tenue le vendredi 16 septembre en présence de François Durovray, Président du Conseil départemental de l'Essonne, des élus du département et de la ville de Milly-la-Forêt, des élèves du collège et de nombreux milliacois.













lundi 18 octobre 2021

Centenaire un Monument aux Morts de Milly-la-Forêt

L’expression « monument aux morts » s’applique aux édifices érigés par les collectivités territoriales, le plus souvent les communes, pour honorer la mémoire de leurs concitoyens « Morts pour la France », sauf dans les départements d’Alsace et de Moselle où, pour des motifs historiques, cette notion est remplacée pour la guerre de 1914-1918 par celle de « morts à la guerre ». S’appuyant sur l’esprit de la loi du 25 octobre 1919, un usage s’est imposé, depuis la Première Guerre mondiale, comme référence pour les décisions municipales en la matière : l’inscription d’un nom se justifie pleinement lorsque le défunt, décédé au cours d’une guerre ou d’opérations assimilées à des campagnes de guerre, est titulaire de la mention « Mort pour la France », et est né ou domicilié légalement en dernier lieu dans la commune considérée. La plupart de ces monuments ont été érigés entre 1920 et 1921.

A Milly, c’est lors de la séance du 29 août 1919, que le conseil municipal a voté une somme de 10 000 francs pour l’érection sur la place de Lyon, aujourd’hui place Gallieni, d’un monument en l’honneur des victimes de la guerre. De plus, une souscription publique a été  ouverte pour compléter la subvention communale. Le conseil a nommé une commission chargée d’organiser la construction du monument du souvenir. Elle était composée de M. Chagot, maire et de  MM. Aubry, Bandin, Tazé, Picard et Luquet.

Le lieu d’implantation du monument aux morts ne faisant pas l’unanimité, le conseil municipal a décidé lors de la séance du 19 septembre 1919 de procéder à un référendum. Deux emplacements seront proposés aux souscripteurs : la place de Lyon (place Gallieni) ou la place Grammont.

Le comité du monument a arrêté son choix sur un « poilu » symbolisant la résistance et dégageant l’impression de force et de volonté. MM. Alphonse Lalauze et Paul-Marie Lapierre-Renouard, consultés par le comité ont approuvé le choix estimant qu’on ne pouvait trouver un meilleur sujet. M. Lalauze était d’avis que la statue représente un soldat comme celui de Verdun qui à son avis incarne le vrai poilu de France ! En ce qui concerne l’emplacement, les avis étaient partagés, car les uns voulaient la place de Lyon et d’autres la place Grammont et d’autres la place du Marché. Après avoir entendu les explications de MM. Lalauze et Lapierre-Renouard, le comité s’est rangé aux avis de ces deux artistes et a décidé que le monument sera érigé place du Marché !

 


Mais lors de la séance du 20 novembre 1920 le conseil municipal, à une toute petite majorité, a décidé d’ériger le monument aux morts pour la Patrie, sur la place de Lyon.

Après beaucoup de remue-ménage, sur son emplacement dans la commune, non sur le bien-fondé de cet hommage à tous les enfants de Milly morts pour la Patrie dans cette horrible guerre, notre monument est inauguré le 9 octobre 1921. Étaient présents le sénateur Hugues Le Roux, le député Georges Bonnefous, le maire de Milly M. Aubry, le conseil municipal, les sapeurs-pompiers sous le commandement du lieutenant Chagot, avec drapeau et clique, la  1160e section des vétérans, les mutilés de guerre et un grand nombre de Milliacois




La statue la « Résistance » est due au sculpteur Charles-Henri Pourquet (1877-1943), né à Colombes (Hauts-de-Seine), le piédestal à M. Miard, marbrier à Milly, sur les plans de M. Darmeron, architecte à Corbeil.


Le soldat de Pourquet intitulé « Résistance » connut l’un des plus gros succès de la statuaire commémorative de série : on en dénombre plusieurs centaines d’exemplaires répartis dans toute la France. La version en calcaire taillé dans les ateliers de l’artiste n’est pas la plus fréquente, distancée de très loin par l’édition en fonte de fer bronzée de la fonderie du Val-d’Osne (n° 854 au catalogue). Quelques rares exemplaires en bronze existent également. Le modèle en plâtre de cette composition fut présenté à Paris, en 1921, au salon de la société des artistes français (n° 3875 au catalogue).

 


Le monument comprend les noms des enfants de Milly morts pour la Patrie : 103 pour la guerre de 14-18, auxquels s’ajouteront plus tard : 12 pour la guerre de 39-45 et d’Indochine et 3 déportés dans les camps nazis. Une plaque sera ajoutée en bas du monument pour les morts après la guerre de 14-18.

 

Source : Livre « Hommage aux Poilus milliacois » LAMGE 1918

 


dimanche 1 août 2021

Exposition "Paul BECKER, sa vie, son œuvre"

 

L’association « Les Amis de Milly-en-Gâtinais et Environs » (LAMGE) a entrepris en septembre 2019 des recherches sur la vie et l’œuvre de Paul Becker. Ces travaux seront présentés lors d’une exposition « Paul BECKER, sa vie, son œuvre » qui se tiendra du 18 septembre au 24 octobre 2021 à l’Espace culturel Paul Bédu de Milly-la-Forêt. Ils feront également l’objet d’une publication, à paraitre en septembre 2021.


Paul Becker est un maître verrier, né en 1920 à Troyes et décédé en 2000 à Champcueil. Il a résidé dans le Sud Essonne de 1968 à 2000 (Moigny-sur-Ecole, Milly-la-Forêt et Gironville), où il a réalisé de nombreuses œuvres monumentales (Vitraux de l’église de Boutigny et de la chapelle Saint-Blaise-des-Simples à Milly, fresques au château de Chamarande, à Base aérienne de Brétigny, pour les écoles de Milly, Videlles, Corbeil, Itteville, etc.). A partir de ses propres cartons ou de ceux d’artistes comme Cocteau, Picasso ou Lurçat entre autres, il a créé de nombreux vitraux et œuvres de chevalet forts appréciés. Citoyen d’Honneur des villes de Milly-la-Forêt, Gironville-sur-Essonne et de Boutigny-sur-Essonne, il a exposé en France et à l’étranger.