Actualités : Exposition et parution du livre "L'enseignement à Milly-la-Forêt"

samedi 24 mars 2012

La traversée d'Oncy

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Voilà 200 ans, les armées napoléoniennes traversaient Oncy pour se rendre en Espagne où l'Empereur avait engagé une guerre qu'il ne gagnera pas.

Les soldats de passage étaient hébergés chez l'habitant et cela représentait tant de désagrément que l'on retrouve dans le registre des délibérations du Conseil municipal de Milly des demandes insistantes auprès de la préfecture pour qu'en échange les impôts soient moins lourds.

Lourds également les canons.

Avant la Révolution, les chemins vicinaux et les ponts étaient bien entretenus grâce aux corvées que les paysans devaient au seigneur. Ces mêmes paysans devaient, en plus, acquitter un droit de passage sur les ouvrages qu'ils réparaient; ce qui valût, le moment venu, quelques désagréments aux encaisseurs! Les chemins et les ponts ne furent plus aussi bien entretenus une fois les corvées supprimées.

Le pont du Ruisseau qui enjambe la rivière d'Ecole séparant les communes d'Oncy et de Milly s'écroula sous le poids des passages répétés.

Le Conseil Municipal de Milly en informa le Préfet lors de ses réunions du 9 mars et du 7 juin 1811. Un devis sera envoyé après la délibération du 2 janvier 1812, délibération qui sera annulée le 6 septembre suivant parce qu'on avait omis d'y inclure le pavage. Aussi, sans doute, parce que la municipalité d'Oncy n'avait pas envie de payer la moitié des réparations, n'ayant pas les mêmes revenus que sa voisine.



Il faudra attendre 1820 pour qu'un devis de 925 fr (de l'époque, soit 3500 Euro de nos jours ?) soit accepté, Milly en payant les deux tiers et Oncy un tiers.

La lecture des registres de délibération a apporté une autre surprise. Dans la délibération du 7 juin 1811. Le Conseil municipal, allant au devant des désirs du gouvernement, demandait que la ville d'Oncy soit rattachée à celle de Milly : « La réunion spirituelle des deux paroisses déjà effectuée depuis longtemps est un acheminement à celle temporelle que leur concours d'ailleurs a favorisé et a déterminé. En effet, cette petite commune n'est éloignée que d'un kilomètre de la ville de Milly et son territoire touche pour ainsi dire aux faubourg de cette ville. Les deux tiers des propriétés du terroir d'Oncy appartiennent aux habitants de Milly et les deux tiers des habitants d'Oncy ont des propriétés sur celui de Milly. Il y aurait donc tout à la fois Économie et Simplicité dans la réunion de ces deux communes en une seule municipalité, tant pour l'assiette et la perception des contributions, la garde et la conservation des propriétés, que pour l'administration des affaires municipales. »

Le 20 juin 1825, M. le sous-Préfet proposait à la ville de Milly d'annexer la commune d'Oncy « étant donné que, sa longue expérience a prouvé qu'une petite population est dans l'impossibilité d'organiser convenablement son administration municipale »

Le conseil refusera « étant donné que cette mesure ne pourrait que troubler la bonne intelligence qui a toujours régné entre les deux communes. »

Le 6 août 1826, M. le sous préfet réitérait sa demande et le Conseil de Milly lui rétorquait les mêmes arguments qu'en 1825.


Qu'est-ce qui avait bien pu faire évoluer les mentalités en 14 ans ?


Maurice Gelbard

dimanche 4 mars 2012

Les plaques "Michelin" dans le canton de Milly-la-Forêt

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André Michelin va rapidement se montrer comme un véritable pionnier de la signalisation routière dans laquelle il intervient dès 1908. A son initiative apparaissent en 1910 les plaques “Merci” à deux faces sur lesquelles étaient indiquées le nom des localités, la désignation et le numéro des routes, et des inscriptions de sécurité telles que “Veuillez ralentir” placées à l’entrée de l’agglomération et un “Merci” à la sortie. Sur le panneau figurait le nom du sponsor (en l’occurrence Michelin). Entre 1911 et 1914, ce sont ainsi 30.000 plaques émaillées qui sont offertes et posées gratuitement dans les municipalités de France.


Dès le lendemain de la première guerre mondiale, André Michelin entreprend seul l’étude d’un appareil de signalisation qui regrouperait sur un seul support toutes les indications nécessaires au bon cheminement de l’automobiliste. En ce qui concerne les panneaux indicateurs, André Michelin eut l’idée d’utiliser des plaques de lave émaillée, plus résistantes et inoxydables, avec comme support massif, du béton armé. La borne d’angle naît ainsi en 1918, mais c’est en 1928 et après quatre prototypes différents qu’elle prend sa forme définitive constituée d’un pied plus large au sol et plus fin dans le support du cube de signalisation. Et ce n’est qu’en 1931 que l’emploi de ce signal est officiellement approuvé. En plus des bornes d’angle, Michelin produit et installe jusqu’en 1939 des “poteaux”, “murs” et “panneaux muraux” de signalisation, auxquels s’ajoutent quelques panneaux de danger et de priorité. Tous ces panneaux portent un bandeau indiquant soit le nom du sponsor (Michelin, TCF...) avec parfois un logo, soit le département ou la région d’implantation.

En 1946 paraît une instruction générale sur la signalisation routière qui annule toutes les instructions antérieures. Homogénéité et cohérence sont désormais de rigueur. L’administration refuse toute forme de don pour la signalisation des routes. Michelin continue cependant sa production de panneaux en lave émaillée sur béton armé, mais ils ne portent plus aucune indication publicitaire. L’usage des bornes d’angle va peu à peu être strictement limité “aux intersections peu importantes”. Les plaques disparaissent au profit de “flèches”, murales ou sur pied. Mais à côté fleurissent de très nombreux nouveaux panneaux, aux formes et aux graphismes les plus divers. Jusqu’en 1971, année où Michelin cesse cette production, chaque panneau réglementaire aura sa version sur lave émaillée. (à noter que sur la fin, cette dernière sera remplacée pour certains panneaux par de l’acier émaillé traditionnel).

Source : “Un demi-siècle de signalisation routière 1894-1946” par Marina Duhamel-Herz

Plaque Michelin n° 257 du 18-03-32 – Carrefour de la rue Beauregard et rue de la Chapelle Saint Blaise.
Plaque Michelin n°258 du 18-05-52 – Carrefour de la Route de Boutigny et de la Rue du Général Bellavène.
Plaque Michelin n°259 du 18-03-32 - Rue de Chatillon. Cette plaque a été détruite lors d’un accident de voiture le samedi 26 juin 2010.
Plaque Michelin n° 854 du 19-03-34 – MILLY - Avenue de Ganay.
Plaque Michelin n° 855 du 15-03-34 – MILLY - Place du Marché.

Plaques Michelin – MILLY - Rue de Châtillon.

Plaque Michelin n° 8708 du 27-06-50 – MILLY - Route de Boutigny.

Plaque Michelin n°10799 du 10-12-63 – MILLY - Carrefour de la Grande rue  et de rue Saint-Jacques.


Plaques Michelin - 258F - 19-03-34 - COURANCES - Grande Rue et Rue de la Bordée
Plaque Michelin - 259 - 17-03-34 - COURANCES - Rue de la Grange Rouge
Plaque Michelin - 983 - 6-03-34 - DANNEMOIS - Rue des Francs-tireurs et rue du Moulin

Plaque Michelin n°103A du 16-03-34 – MOIGNY - Carrefour de la Grande rue  et de ruelle à Moissy.

Plaque Michelin n°xxxx du xxxx – MOIGNY.

Borne Michelin - SOISY

Plaque Michelin - SOISY - Rue de le Ferte Alais

Plaque Michelin -  SOISY - Rue de Milly

Si vous connaissez d'autres plaques "Michelin" dans le canton de Milly-la-Forêt, vous pouvez nous en envoyer une photo en indiquant sa localisation, son numéro et la date. Nous vous en remercions.
 

samedi 25 février 2012

Concours de Bigotphones du 1er juillet 1906 à Milly-la-Forêt

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Il y eut à Mily le 1er juillet 1906, un important concours de bigotphones. Voila ce que l’on pouvait lire dans l’Abeille d’Etampes du 14 juillet 1906 :

L’équipage d’un aérostat qui serait passé dimanche dernier, au-dessus de la petite ville de Milly, dans la brune qui toute cette journée voila l’ardent soleil, se serait assurément demandé ce qui pouvait causer ainsi une déformation des voix qui faisait que tous les habitants semblaient parler et chanter du nez. Il eut ouvert sa soupape et, redescendu, il eut été fort étonné d’entendre les voix mirlitonesques sortir de si gros instruments.

Nos lecteurs savent qu’à Milly, dimanche dernier, c’était la fête des bigotphones, sociétés de musique éminemment populaire, auxquelles la ville offrait un concours.

Qu’est-ce que le bigotphone ? Va-t-on demander.

Le bigot-phone, inventé par M. Bogot (?) est un mirliton perfectionné. Sur notre demande, un obligeant instrumentiste a tiré de son gousset une embouchure métallique d’instrument au col prolongé d’un tube d’environ 8 centimètres qui remplace le ro eau légendaire. Au milieu du tube, est aménagé une petite loge circulaire dans laquelle se place à frottement une bague nantie d’un fragment tendu de papier à cigarette, remplaçant la pelure d’oignon trop fragile. Cette bague s’appelle la pastille.

L’air poussé de l’embouchure, fait vibrer le papier à cigarette, et voila le mirliton – Le bigotphone disons-nous, constitué ainsi ; placé au bec d’un appareil tubulaire quelconque il simule – quant à la forme – tous les instruments qu’on voudra, même la flûte, et il suffira d’avoir une bonne voix… juste, pour y susurrer toutes les mélodies, tous les airs populaires ou non, de façon à produire un effet qui peut être agréable, suivant la voix qui le fait vibrer.



Tel est le bigotphone, ami lecteur.


L’inventeur a eu l’idée d’en former des ensembles, réunissant par la musique, et c’est dans ces conditions que les bigotphonistes ont été admis à figurer dans les concours, avec des morceaux imposés, classements divers, palmes et couronnes.

Parlons maintenant de la journée de dimanche à Milly et du concours spécialement organisé par le comité commercial des fêtes pour donner un attrait nouveau à la fête patronale de ce pays ; longuement préparée cette fête a provoqué une animation profitable au commerce du pays et mis en lumière, non pas précisément l’art musical, héros du jour, mais bien plutôt l’artistique adresse des couturières, et le charme, la joliesse des jeunes filles et jeunes femmes, leurs clientes que, fleurs gracieuses, nous avons admirées sur la promenade Saint-Pierre.

L’ornementation des rues, quoique moins complète que celle du concours de musique de l’année dernière, faisait néanmoins honneur à l’incontestable bon goût des habitants. Dès l’arrivée, sur la route de Maisse, se dressait un arc de verdure avec une inscription des plus accueillantes pour les visiteurs ; de même la place Grammont, la Grande-Rue s’ornaient de portiques de verdure avec les inscriptions « SOYEZ LES BIENVENUS ! » et « HONNEUR AUX MUSICIENS ! ». Dans chaque rue désignée pour le passage du défilé, des banderoles multicolores reliaient une maison à l’autre, et enfin la place de la Halle fleurie et pavoisée était limitée par des portiques de verdure. Par une attention délicate que tout de monde a pu apprécié, pendant la chaleur du jour un arrosage de toutes les rues de la ville avait été fait au moyen de la tonne mise à la disposition de la municipalité par le service de la voirie.

Avant le défilé

Le matin, à l’arrivé du train de Paris, les échos commençaient à se renvoyer les son aigus des bigotphones de deux sociétés locales la « Jeune France de Milly » et la « Fraternelle Milliacoise » auxquelles venaient bientôt se joindre les sociétés parisiennes. Disons-le, la gaieté de ces sociétés s’indiquait par la jovialité de leurs noms plus que par l’envolée des exécutions ; voici les Joyeux Kremlinois, la grappe de raisin de Belleville, les agrafes françaises du Bon Marché de Paris, le Réveil Matin du XIIIème de Paris, les amis de la bouteille de Villejuif, sans compter les maboules de Bagnolet, et d’autres encore qui s’étaient fait excuser.


Faut-il le dire : grande a été notre déception à la vue de ces divers groupes munis d’appareils en zinc peint affectant la forme des vrais instruments de cuivre, pistons, altos, trombones, contrebasses, peints en vert, rouge, ou bleu… Nous en étions encore au bigotphone en carton peint, et nous nous réjouissions de voir circuler dans la ville des groupes de volatiles, de bovidés, de serpents, de légumes mêmes ou de fleurs, servant de cors et de pavillons à l’embouchure sonore. Et comme çeut été plus pittoresque, plus drôle ! La forme n’eut rien fait au son, du moment que l’instrument était muni de l’invention de M. Bigot ! Nous en sommes restés aphone !!! Et c’est sans gaieté que nous avons suivi dans les salles de concours les membres du jury qui, courageusement ont écouté des imitations de fantaisies musicales exécutées par ces braves gens que la musique réunit, et dont la condition actuelle est de n’être pas musiciens. La plupart, en effet, ne connaissent pas une note de musique.

On juge par là de la patience nécessitée de la part des directeurs de ces sociétés pour empreindre la mémoire de chacun du son, de la mesure, du mouvement afférent à chaque partie. La lecture d’un morceau compliqué n’est rien en comparaison. Et tant de peine pour un mince résultat ! Ne vaudrait-il pas mieux leur apprendre le solfège ! Nous ne suivrons pas, faute de place, les phases de ce bizarre concours qui s’est passé successivement sous le préau des écoles et sous les tentes Duché et Léveque. Nous en donnerons plus loin le résultat.

Le défilé, place de la Mairie
Nous constaterons seulement le zèle, la conviction que montrent ses courageux exécutants jouant chantant en partie d’orchestre, simplifié sans doute des morceaux comme Mireille, le morceau imposé. Mais quel effet d’émotion obtiendrait, sur Magali, la bien-aimé, cette aubade poétique, ou le chant si clair des Magnanarelles dits sur le mirliton. Que le bigotphone se garde du grand art.

Nous avouerons d’autre part l’effet très agréable, très amusant de certains morceaux d’imitation, orchestrés très harmonieusement, et dont le genre s’accommode bien de la sonorité spéciale du bigotphone. De cela, sont Souvenir d’Auvergne, qui a été pour la société la Grappe de Raisin un succès très vif et très mérité.

Toute d’intention de critique mise à part, ce petit concours a parfaitement réussi et le public a fait fête à toutes les compagnies, qui l’ont intéressé ou amusé ; la jeune France, notamment une société de tous jeunes enfants conduite par le professeur de musique de Milly, a été partout applaudie.

A six heures, les divers groupes devant prendre part au défilé se réunissaient sur la place Grammont ; tandis que cette formation s’opérait, les oreilles des promeneurs quelque peu fatiguées par la perception pendant toute une journée des obsédantes vibrations de membranes bigotphoniques, étaient soudain « rafraîchies » par des vibrations d’une harmonie vraiment reposante ; c’était l’Union musicale de Milly, qui, sous la direction de M. Timbert, exécutait la marche des Pioupiou de France.

Si ce n’était plus là « la vraie amour » - refrain d’un morceau de concours – c’était du moins de vraie, de bonne musique dite par de vrais instruments et de fins instrumentistes. Nos voisins de Milly sont fiers, et à juste titre, de leur société musicale, réorganisée aujourd’hui grâce à la ferme et habile direction de son chef M. Timbert, et nous adressons à cette société et à son chef nos sincères compliments.

Défilé place de la Mairie
Les pompiers de Milly, commandés par leur dévoué lieutenant M. Chagot, toujours sur la brèche en toutes circonstances ouvrent la marche et le défilé, au son des joyeux pas redoublés, s’opère dans les rues de la ville accompagné par une foule compacte qui vient se masser devant la tribune installée sous la Halle.


Au fauteuil de la présidence prend place M. Bédu, l’honorable maire de Milly, qui ne refuse jamais ni du temps ni sa peine pour aider ses administrés à faire les honneurs de sa ville. L’assistent MM. Seguin et Baffoy, les dévoués président et vice-président du comité commercial des fêtes, ainsi que plusieurs conseillers municipaux et notabilités de Milly, les membres du jury et les membres du comité des fêtes, MM. Felix, Siroteau, Malle, Chagot, etc… qui virent récompensés par l’affluence du public leurs louables efforts pour donner un peu d’animation à la ville de Milly et à son commerce.

Distribution de récompenses


Les membres du jury, étaient, s’il vous plait, M. Gourdin, le propre tambour-major de la garde Républicaine, M. Naudin, éditeur de musique à Paris, fils d’un compositeur bien connu de Puisseaux, M. Chatpagne, chef de musique à Malesherbes et M. Timbert, le sympathique chef de l’Union musicale de Milly.

La cérémonie s’ouvre par la Marseillaise que joue l’Union Musicale et toutes les Sociétés viennent se grouper autour de M. Timbert pour l’exécution du morceau d’ensemble : Cordialement, qui fut également le morceau imposé aux Sociétés concourant en troisième division. Comme ensemble ce fut très satisfaisant et les applaudissements répétés retentirent longtemps dans la foule qui se pressait sur la place.

Quand enfin le silence fut rétabli, M. Siroteau donna lecture du palmarès des récompenses dont voici le détail :

Concours d’exécution

Prix d’exécution : une Couronne et 75 Francs à La Grappe de Raisin – 1er prix d’exécution : Une couronne de vermeil et 50 Francs, le Réveil Matin – 1er prix d’exécution : Palme de vermeil et 30 Francs, les Joyeux Kremlinois – 2ème prix d’exécution : Palme de vermeil et 20 Francs, l’Agrafe Française – 3ème prix d’exécution : Palme de vermeil, Les Amis de la Bouteille – Prix d’exécution : La Jeune France, une médaille de vermeil, Fraternelle Milliacoise, prix.

Concours d’honneur

Prix ex-aequo : La Grappe de Raison, une palme de vermeil : le Réveil Matin, une palme de vermeil et un Prix de direction, prix de soli à MM. Belin et Guidet.

1er prix d’honneur : Une palme, les Joyeux Kremlinois. Prix de direction, prix de soli M. Estival –

2ème prix d’honneur : une palme, l’Agrafe Française, prix de direction, prix de soli M. Beckerich Charles.

En outre, pour remercier de leur obligeance et précieux concours les Sapeurs Pompiers et l’Union Musicale le jury attribue à chacune de ces deux sociétés une médaille d’honneur.

La Marseillaise exécutée par toutes les sociétés musicales et bigotphoniques clôture à

7 heures du soir la principale attraction de la fête patronale Saint Pierre de 1906 dont l’organisation aura fait un grand honneur au savoir –faire et à l’ingéniosité des membres du Comité des Fêtes.


Pour tout connaître sur le bigotphone :

mercredi 25 janvier 2012

Milly-la-Forêt - Arrosage des rues

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En complément au message précedent, voici ce que l'on pouvait lire dans l'Abeille d'Etampes du 19 et 26 mai 1906.

Dans un précédent numéro de l’Abeille, nous avons entretenu les lecteurs d’un projet d’irrigation des rues de la ville. Nous avons montré combien est vive l’attente de la réalisation de ce projet, qui remonte à de longues années ; les efforts des générations successives toujours restés impuissants pour des motifs divers et toujours très plausibles.


Aujourd’hui, la Municipalité, plus entreprenante, plus heureuse, va avoir la bonne fortune de le faire aboutir et de le réaliser.

Le 14 Juin prochain, l’entreprise sera mise en adjudication à la Mairie de Milly, et s’il n’arrive pas quelque accroc, d’ailleurs improbable, nous avons tout lieu d’espérer que pour les grandes chaleurs estivales nous aurons un arrosage suffisant pour entretenir la propreté et la fraîcheur de nos rues.

Le projet, très coquet, peu coûteux et très pratique, est dû à la Commission de la voirie, qui a été puissamment aidée dans sa tâche par M. A. Hamelin, ancien entrepreneur de maçonnerie, lequel avait déjà bien mérité de la commune pour sa participation dans les travaux de construction des écoles et de la Mairie, en 1891 et 1895. Les plans sont de M. Servant, géomètre à Milly.

Nous donnerons samedi un plan du réservoir et de la canalisation pour permettre à chacun de se rendre compte de l’économie du projet, d’apprécier le soin apporté dans la recherche de la plus grande utilité unie à la moindre grande dépense possible et d’admettre que, somme toute, il n’y avait guère de moyen de faire mieux.

D’ailleurs, ce projet n’est pas définitif. Il doit dans un avenir aussi rapproché que possible s’étendre à toute la partie agglomérée de la commune. Ensuite les habitants seront admis à prendre des concessions d’eau, faculté qui aura bien des avantages puisqu’elle permettra aux maraîchers et amateurs de jardins (et Dieu sait qu’ils sont nombreux à Milly) d’arroser leurs superbes plates-bandes.

Cette extensibilité n’est pas à négliger. Mais pour aujourd’hui nous devons nous contenter de la somme d’hygiène que l’entreprise va nous apporter et dont le public appréciera certainement les bienfaits.

Nous avons donné samedi d’intéressants détails sur l’adoption d’un système régulier d’irrigation hygiénique dans les rues de Milly, irrigation restée nulle jusqu’ici en raison du peu de pente de nos rues, ou dont l’insuffisance avait comme résultat pendant la chaude saison les odeurs désagréables et malsaines qui se dégagent des ruisseaux, les résidus de balayage remplissant les interstices du pavage le long et en contrebas des trottoirs.

Lorsque le projet d’irrigation sera mis à exécution ces inconvénients disparaitront. Voici quelques renseignements complémentaires sur sa réalisation.

L’eau sera aspirée d’une nappe souterraine qui existe à 10 mètres environ au-dessous du niveau de l’usine élévatoire par un moteur à pétrole qui élèvera également l’eau dans un réservoir pouvant contenir 100 mètres cubes que supportera un château d’eau installé sur la place de Lyon et, dont voici le croquis, ce qui nous dispensera d’en donner une plus longue description.


L’irrigation se fera de la façon suivante : une conduite d’eau partant du réservoir descendra la rue Saint-Blaise, la place du Marché et viendra aboutir à la rue Langlois ; en face de la Halle, la conduite se poursuivra par un branchement dans la Grande-Rue. Des bouches placées en divers points de la canalisation permettront l’irrigation des autres rues, ainsi qu’il est facile de s’en rendre compte par la reproduction ci-dessous du plan de distribution d’eau.




mercredi 18 janvier 2012

Les adductions d'eau à Milly-la-Forêt

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Étant donné sa position dans la vallée de l'École, Milly ne manquait pas de sources, ces fontaines, comme on disait, qui ont donné leurs noms à plusieurs rues d'aujourd'hui : rue des Fontaines, rue des Petites-Fontaines, fontaine du Coudret, etc.

À ces sources qui, de tous les temps, laissaient couler une eau claire et abondante, s'étaient ajoutés au fil des ans des puits, le puits Saint-Pierre, le puits Pâtre (ou du Berger), puits de cinq à sept mètres de profondeur. A ceux-ci vers 1900-1910 s'ajoutèrent, très pratiques en ville, les « puits tubulaires» dont les forages étaient parfois pratiqués sous les trottoirs et qui nécessitaient donc une autorisation.

Dans l'agglomération, à partir de certains puits communaux, avaient été établis des «points d'eau publics, avec des pompes à balancier ». Si en 1858, on comptait douze de ces pompes, il y en avait 21, vers 1920, dont voici la liste:


1 - Place du Marché
2 - Place du Marché
3 - Boulevard du Nord (Colombier)
4 - Place Galliéni
5 - Rue Saint-Jacques
6 - Rue Saint-Jacques
7 - Rue du Faubourg-Saint-Jacques
8 - Place de la République
9 - Rue Saint-Pierre
10 - Rue Saint-Pierre (près du cimetière)
11 - Rue Langlois
12 - Rue du Faubourg-de-Melun
13 - Rue du Faubourg-de-Melun
14 - Rue Jean-Cocteau
15 - Rue du Monceau
16 - Rue de l'Égalité
17 - À la gendarmerie
18 - À l'école des filles
19 - À l'école des garçons
20 - Au cimetière
21 - À l'école de la place Grammont

Certaines de ces pompes ne devaient disparaître qu'à la fin des années 1960.

L'entretien de ces pompes publiques nécessitait une adjudication de services car il compre¬nait toutes espèces de réparations, y compris celles causées par « tous accidents et événements qu'elle qu'en soit la nature et l'origine ». En 1851, cet entretien coûtait à la ville la somme de 200 F, pris sur les 225 F alloués par le budget pour l'entretien des fontaines, puits ou mares.

Place du Marché


Boulevard Lyautey


Rue Saint-Jacques


Place de la République



Place de la République



Rue Saint-Pierre


C'est en 1905 qu'il est question au conseil municipal d'un projet de création d'un service des eaux à Milly. Bizarrement, ce service était prévu: « pour le nettoyage des rues de la ville ! ".

Un château d'eau est édifié, son sous-bassement existe toujours, portant la date de 1906, face au monument aux morts donnant sur l’anciennne place de Lyon son réservoir ayant été enlevé voilà une vingtaine d’années ). Il constituait aussi une réserve d'eau importante en cas d'incendie. Un moteur élévatoire au pétrole en permettait le remplissage et, en 1910, ce moteur était entretenu par M. Aubert, mécanicien avec qui la commune avait passé un marché. Un an plus tard, ledit moteur était encore en panne et c'est souvent au cours de ces années-là que l'on en discuta au conseil municipal. En 1911, Rousseau, lui aussi mécanicien à Milly sera chargé de fournir un autre moteur et une pompe Japy.



Fin 1910, il avait été demandé au conseil si la commune serait disposée à délivrer des concessions d'eau aux habitants qui en feraient la demande, une de celles-ci fut même attribuée à l'un d'eux, l'eau étant payée 25 centimes le mètre cube, En 1913, il est enfin question au conseil que la ville fournisse l'eau à ceux qui le désireraient, un service des eaux en somme. Mais l'heure n'était pas encore venue et les Milliacois attendront encore presque un demi-siècle pour cela!

Dans le courant des années 1920-1930, chacun s'équipa à partir de son puits, la pompe électrique ou à bras étant alors d'un usage qui devenait de plus en plus courant. Quant aux plus démunis, ils continuaient à aller quérir l'eau aux « points d'eau publics ». Le moins drôle c’était, on l'a évoqué plus haut, pour les agriculteurs du plateau des Fermes, où une seule de ces fermes disposait d'un puits (celle du Tertre). Dès avant le second conflit mondial, cette grave question devait préoccuper la municipalité et, en 1938, un nouveau puits fut creusé à la butte de Châtillon puits maçonné, de 37 mètres de profondeur, alimentant un château d'eau élevé près de la ferme du Tertre, mais il fallut attendre encore une vingtaine d'années pour voir la mise en place, en 1957, d'une véritable distribution d'eau dans l'agglomération milliacoise, avant la création pour cela d'un syndicat intercommunal avec la commune voisine d'Oncy, La première de ces deux communes vendant l'eau à la seconde, En 1976, lors d'une période de sécheresse assez grave, l'eau manqua dans ces deux agglomérations. Aussi, en 1977, Un second puits fut creusé à « la Locante », là où jadis était le vignoble de Milly, Un puits de 27 mètres de profondeur et un nouveau château d'eau, d'une architecture contemporaine. fut édifié sur le plateau dominant les deux vallées.


Sources :

Les routes, le rail et l'eau dans le canton de Milly-la-Forêt
Roger BAILLY
Editions AMATTEIS 1992

jeudi 29 décembre 2011

Décès d'Henrik Kinski

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Vendredi 23 décembre, près de Montréal (Canada), l'artiste-peintre Henrik Kinsky s'est éteint subitement à l'âge de 57 ans.


mercredi 30 novembre 2011

18 décembre 2011 : 2e salon multicollections de Milly-la-Forêt

En 2010, l'APCME organisait son Premier Salon Multicollections, malgré une tempête de neige ! Le programme a été respecté avec le tirage d'une tombola chaque heure, l'exposition locale, la présence de Christophe Drochon, le vernissage par Mr le Maire, le couscous du midi et le concert de trompes de chasse pour clôturer la journée...


A cette occasion un cachet illustré représentant la spirale sans fin de la colection a été émis, il reste quelques exemplaires, à commander sur le site de l'APCME !

En 2011, le programme est reconduit : exposition locale, vernissage, dédicaces, concert et prix du public.

Une grande et belle journée à noter sur l'agenda !


lundi 15 août 2011

Le château de Chambergeot de Noisy-sur-Ecole

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Découvrez l'histoire du Château de chambergeot et de son parc grâce au bi-mensuel "La Vie à la campagne" du 1er Juin 1908 (numéro 41 volume 3)


Histoire du château

Le château de Chambergeot, situé en pleine brousse sablonneuse, en contrebas des derniers coteaux rocheux de la Forêt de Fontainebleau, à 4 kilomètres Sud-Est de Milly, et tout près du village de Noisy-sur-Ecole, est sur le côté de ce qui fut autrefois son grand Parc, relégué aujourd'hui au rôle de simple futaie. Chambergeot fut, au Moyen Age, une forteresse féodale dont il reste quelques vestiges et qui fut démantelée vers le milieu du XVIIe siècle comme la plupart des Châteaux d'alors, et rebâtie au style du temps.Les ponts-levis furent supprimés par ordre et remplacés par des ponceaux jetés sur les fossés ou «douves». Les guerres de donjon à donjon avaient définitivement disparu.

Chambergeot appartint alors à une Mme de Saint-Maur ; il était dans toute sa splendeur en 1660, peu après la Paix des Pyrénées, qui consacra la puissance, de Louis XIV. C'est à peu près tout ce qu'on en sait d'après de rares documents recueillis par M. le Curé de Noisy. Malheureusement les plus anciennes archives furent brûlées et les plus modernes disséminées par des propriétaires successifs, dont le nombre fut grand. De tardives restaurations eurent lieu. On sait que la plus importante date de 1845 ; les vieilles murailles de briques furent piquetées et recouvertes de briques neuves ; les ardoises des toitures furent remplacées, mais le style Louis XIII demeura scrupuleusement respecté.

Le mystère des jardins

Un fait curieux s'est produit, soit à la reconstruction, soit à l'une des restaurations. La façade a dû être changée de côté : le Château a dû être « retourné ». En effet, derrière l'habitation actuelle, s'étend un immense rectangle, parfaitement horizontal, limité sur ses deux grands côtés par deux miroirs d'eau qui aboutissent, près de la Maison, aux douves, et, à l'autre bout, à la rivière l'École, qu'il fallait autrefois traverser en bateau pour pénétrer dans la Propriété. Le nom d'« Esplanade » est resté à ce bel espace, aujourd'hui herbeux. Quant à la façade moderne, elle regarde, heureusement d'assez loin, 300 mètres environ, les écuries et les Communs, qu'on n'a pas bougés de place.

C'est à peu près au milieu de l'axe de cette partie découverte que passe le côté anciennement arrière des douves, que franchit un pont. Entre ce pont et le Château, est dessiné un vaste jardin constitué surtout au centre, par une grande pelouse elliptique comportant quelques corbeilles. Ce jardin veut être de style paysager par ses lignes courbes, mais il ne comporte aucun vallonnement. Sur le côté gauche du Château, par où d'autres pelouses semblent de loin faire corps avec la plaine environnante, sont d'autres corbeilles florales et un gentil parterre, habilement composé par le jardinier actuel, M. Harand, et dont nous aurons occasion de reparler. De ce côté-ci du pont et contre les communs, règne une vaste cour dans laquelle débouche d'un couvert l'allée d'accès du Domaine.

Par l'exposé qui précède, on voit que la logique de l'ordonnancement général n'est pas la qualité maîtresse du Château de Chambergeot.

Ainsi, sur les surfaces rectangulaires, douées d'une belle perspective, en avant et en arrière de l'habitation, de pur style Louis XIII, des plates-bandes rectilignes à la Française, autour d'un parterre de broderies ou du moins les rappelant, était tout indiquées.

Les ponts sur les douves ont vu eux-mêmes leurs tabliers restaurés dans le style de l'habitation ; les balustrades XVIIIe siècle qui les ornent leur donnent un cachet architectural que renforcent des rangées de vases fleuris le long des douves, mais que l'on voudrait voir coopérer à un ensemble plus imposant du Jardin.

Noblesse oblige. Bien que de construction simple et sans luxe, le Château actuel n'en a pas moins son époque inscrite dans tous ses détails. Et il reste regrettable que Le Nôtre ou un de ses émules n'aient point passé par là pour dessiner les Jardins.



Dans les années 1960-1970, le chateau fut transformé en un collége privé, le propriétaire était M. Georges Akoka. Le collège accueillait entre 80 et 100 èlèves pensionnaires par annèe.

Direction du collège
• Mr. le Docteur GEORGES AKOKA (ancien propriétaire)
• M. Labaume (Directeur du Collége avant sept 1967)
• M. Mr R. Baniol , Agrégé de lettres
• M. Le Surveillant Général

Quelques professeurs
• M. Sala,
• Melle Frick,
• M. J.C Bruel,
• M. Vivien,
• Mme. Martinez,
• G.Weil (bmw)

Pour plus d'inormation vous pouvez visiter le blog : http://chambergeot.blogspot.com/
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lundi 18 juillet 2011

Spectacle du 24 mars 1927 au café de la Renaissance

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La soirée du jeudi 24 Mars a été un nouveau succès pour la « Renaissance ». Dès 8 heures du soir, la foule stationnait devant la salle de spectacle. La salle était archi-pleine. M. Fournillon avait été obligé de supprimer le passage central pour caser le surplus de spectateurs. Malgré un embouteillage inévitable, chacun trouva des places, grâce à la bonne volonté de tous. Comme toute chose comporte un enseignement, M.Fournillon rétablira l’ancienne disposition au prochain concert, qui nous l’espérons, aura lieu à une date assez proche.


A son entrée, la reine de Milly au bras du roi fut vivement acclamée, Mlle Jeulin était vraiment délicieuse sous son diadème. Habillée avec goût, elle portait un magnifique manteau garni de fourrure, offert par les ateliers de la « Bonneterie de Milly », où elle est une habile ouvrière. Le Roi, M. Gay, est un jeune homme d’une élégance et d’une correction parfaites, qui s’acquitta de son rôle de la façon la plus brillante. La Reine était encadrée de deux Demoiselles d’honneur, fraîches et jolies à ravir avec leurs cavaliers, d’une amabilité accomplie. Ils prirent place dans la galerie de gauche et l’orchestre attaqua vigoureusement son morceau d’ouverture.

Mme Fournillon qui s’est dépensée pour la réussite de sa soirée avait fait appel à l’excellente troupe du « Cercle Artistique Milliacois ».



On s’instruit en voyageant et l’on apprend beaucoup, mais d’un autre côté l’on apprend jamais ce que l’on sait déjà : que nos artistes amateurs du Cercle artistique sont incomparables. Disons que M. Ch. Dezert interpréta « S’ils revenaient », chanson réaliste, malheureusement à la seconde partie, une extinction de voix l’empêcha de changer « En avez-vous », chanson d’actualité qu’il interprétera au prochain concert.

M. Edmont Dezert donna deux belles chansons « Les Mamans » et « Derrière les volets ». M.René Cathrina a chanté de sa belle voix « Les papillons de Nuit » et « Si vous aimez ». Avec Charles Cathrina, on tombe dans le fou-rire : « C’est la faute à mon grand-père », « Gavotte Louis XIV ».

Mme Tremblay interpréta à merveille « Quand on aime » et « Ninon je vous aime ». Mme Rôle obtint son succès habituel avec « Les bords du Colorado » et « La rentrée du troupeau ». Enfin Mme Nevers vint dire avec son talent reconnu « C’est le vent ».

La première partie fut terminée sur une comédie militaire : Fine Carotte, interprétée par MM. Charles et Edmond Dezert, tous deux excellents dans les rôles qui leur avaient été confiés.

La deuxième partie comprenait la fine comédie de M. Devilliers : L’œil de Verre qui fut interprétée par Mme Nevers (Aline Bouleau) et Mme Tremblay (Mariette).

M. Charles Cathrina rendit à souhait un vicomte Roger de Bergamote. Le public fit à nos artistes amateurs une chaleureuse ovation.

L’orchestre symphonique a interprété un programme sélectionné qui a été fort goûté des spectateurs. Il était composé de Mlle Fontaine au piano, Mme Nevers, MM. Reltien et Rôle comme violons.

A l’ouverture du bal, sa Majesté la Reine, on ne peut plus gracieuse, fit son entrée triomphale dans la salle, portée par quatre jeunes gens sur un fauteuil garni de fleurs. Le bal fut plein d’entrain.

Le jazz était composé de Mme Nevers, piano ; Reiltien, violon ; Rôle, banjo ; M. Charles Dezert tenait la batterie et M.Phillipart l’accordéon. Cet excellent orchestre fit tourner les couples jusqu’au matin.

M. et Mme Fournillon adressent à la population un chaleureux remerciement pour l’accueil enthousiasme qu’elle a réservé à sa petite Reine, à son Roi, à ses demoiselles d’honneur, à leurs chevaliers servants et enfin aux sympathiques artistes du Cercle artistique Milliacois.

 


L’Abeille d’Etampes du 2 avril 1927