Actualités : Exposition et parution du livre "L'enseignement à Milly-la-Forêt"

lundi 28 décembre 2009

Fête Patronale Saint-Pierre et Concours de Pompiers du 6 juillet 1947 à Milly-la-Forêt

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Depuis plusieurs jours, Milly était en effervescence, à l’entrée des routes principales des portiques se montraient, dans la grande rue des guirlandes flottaient et sur la place du Marché des mâts se montaient, ornés de drapeaux ; aussi samedi soir, la fête commença par le rassemblement place de la Mairie, qui elle aussi était décorée, de la musique, des pompiers, de la population pour la traditionnelle retraite aux flambeaux qui parcourut les rues de la ville au son des marches entraînantes à la lueur des torches et lampions, des feux de Bengale de toutes couleurs.

Sur le boulevard du Nord, lieu de la fête foraine, où se pressaient, pour la joie et le plaisir de tous, de nombreux manèges, boutiques ; l’illumination était complète dans son cadre de verdure. Saint-Pierre sur son piédestal regardait d’un œil amusé cette fête qui lui rappelait les fêtes d’avant-guerre, car il y avait bien longtemps que la Saint-Pierre n’avait connu une telle animation ; les boutiques, les tirs, loterie, grande roue, les baraques de phénomènes, le mur de la mort, les manèges de chevaux de bois, de bateaux, les chenilles, les autos, les balançoires, etc., il y en avait vraiment pour tous les goûts et tous les âges, et la jeunesse.

Le dimanche matin, à 7 heures, sonnerie de cloches ; ce fut ensuite l’arrivée des corps de sapeurs-pompiers qui se manifestèrent par quelques coups de clairons de-ci de-là. Le rassemblement avait lieu place Grammont.

A 9 heures, à l’école des garçons : théorie.

A 10 heures, place Grammont : inspection des corps.

A 10 h 15, revue par les membres du jury

A 11 heures, place de l’Hôtel de Ville, rassemblement des corps.

Le cortège se forma, musique en tête, pour se rendre au monument aux morts par la grande rue ; place du Marché et rue Mortera ; en passant devant la maison Duché, le cortège fit une halte, dans un geste touchant, les forains déposèrent une gerbe au pied de la plaque de la maison et la musique joua la Marseillaise ; chacun eut une pensée pour Fernand Duché, si brave, si bon camarade pour tous, dont les forains comme tous ceux qui l’approchaient pouvaient reconnaître la bonhomie et qui est resté au nombre des braves dans les camps nazis ; le cortège, continuant son chemin, arriva au monument aux morts des deux guerres ; après le dépôt des gerbes, M. Poiget, maire de Milly, conseiller général, demande une minute de silence et la musique joua la Marseillaise, sous le commandement du Capitaine Château ; le cortège reprit le départ par le Boulevard de l’Est et la rue Langlois, pour se rendre à l’Hôtel de Ville, où, après un morceau de musique, M. Poiget salua l’arrivée de M. Perreau-Pradier, sous-préfet de Corbeil, qui décerna quelques médailles, entre autres à Mme Moreau, femme de service à l’école maternelle pour ses services rendus aux enfants. Un vin d’honneur dans les salons de l’Hôtel de Ville termina cette petite réception.

L’heure du déjeuner arriva, les officiers se rendirent à l’Hôtel du Lion d’Or, où un repas très bien préparé leur fut servi et à l’heure du café l’heure des discours sonna. M. Poiget donna la parole à M. Robert Limery, lieutenant des sapeurs-pompiers de Milly, le Commandant Quinette, M. le Capitaine Château, M. Bernos, des affaires économiques à la Préfecture, puis M. Poiget prit lui-même la parole en ces termes :

DISCOURS DE M.POIGET
Maire de Milly, Conseiller Général
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M. le Sous-Préfet, M. le Président de l’Union Départementale, M. l’Inspecteur adjoint des Services d’incendie de S-et-O, MM. Les membres du jury, MM. Les officiers, Messieurs.

Nous regrettons tous que M. Le Préfet de Seine-et-Oise n’ait pu, aujourd’hui, rehausser de sa présence l’éclat de notre fête, mais nous comprenons qu’il ne lui soit pas possible de s’évader de Villacoublay où se déroule aujourd’hui même une brillante manifestation aéronautique.

Nos regrets sont toutefois bien atténués, puisqu’il a délégué pour le remplacer notre sympathique sous-préfet de Corbeil, M. Perreau-Pradier.

Nous savons, Monsieur le Sous-Préfet, tout l’intérêt que vous portez aux communes de notre arrondissement et à notre cité, en particulier. Il semble que vous ayez le don d’ubiquité, puisque vous savez être partout où l’on vous réclame et combien sont nombreuses les sollicitations dont vous êtes l’objet. Nous vous sommes profondément reconnaissants de votre bienveillante attention et tant en mon nom personnel qu’au nom de la population tout entière, je vous prie de bien vouloir accepter mes remerciements les plus sincères.

En organisant aujourd’hui ce concours de pompes régional, la population de Milly a eu le désir de répondre à la fois au vœu d’une grande partie de nos concitoyens, ainsi qu’à celui des sapeurs-pompiers de la ville et des communes du canton et même des départements limitrophes.

Si nos efforts ont été couronnés de succès, nous le devons, pour une grande part, aux concours précieux qui nous ont été spontanément offerts, ceux de M. le Commandant Quinette, inspecteur départemental des services d’incendie, dont nous regrettons l’absence à ces agapes amicales, mais qui, cet après-midi, sera des nôtres après avoir assisté à Maisons-Laffitte à un concours de pompes ; de M. le Capitaine Gruber et de M. le Capitaine Château, qui n’ont pas ménagé leurs déplacements à Milly pour étudier dans les moindres détails l’organisation technique de cette manifestation afin d’en assurer le succès.

S’il est vrai que la plupart des actions humaines ont, hélas, pour mobile exclusif, l’intérêt personnel, il est juste de noter qu’il est d’heureuses exceptions. Les sapeurs-pompiers en sacrifiant leur temps, en accourant au secours de leurs concitoyens en proie au sinistre, en affrontant courageusement le danger et en faisant au besoin le don de leurs personnes, nous montrent que les plus pures vertus altruistes ne sont pas disparues de notre pauvre humanité et ils constituent pour les jeunes une indispensable solidarité. Peut-être, d’ailleurs, ne savons-nous pas reconnaître comme il conviendrait les mérites de cette phalange de braves gens. Il nous faut en effet regretter l’indifférence, pour ne pas dire la carence des pouvoirs publics qui refusent encore aux communes la priorité des fournitures de matériel d’incendie. Tout retard apporté à la satisfaction des demandes des communes dans ce domaine se traduit peut être pour nos braves sapeurs-pompiers par l’impossibilité de soustraire aux flammes une ou plusieurs vies humaines.

M. le Sous-Préfet, j’en suis persuadé, sera notre interprète auprès de l’Administration pour que nos revendications soient prises en considération.

Notre sympathique lieutenant, Robert Limery, en associant la compétence au dévouement, a su donner une âme au corps qu’il dirige. La population lui en sait gré et je suis heureux de lui dire combien nous apprécions son autorité et ses initiatives.

Il m’est agréable de pouvoir adresser mes biens vives félicitations aux personnes qui, ce matin, ont été l’objet de décorations méritées. Certains considèrent avec mépris ce qu’ils nomment des hochets, mais toute récompense due au mérite et non à l’influence impose le respect.

Je tiens à remercier avec M. le Sous-Préfet, M. de Ganay, ancien conseiller général qui, bien que relevant d’une grave maladie, a tenu à être près de nous aujourd’hui ; MM. Les Maires et Conseillers Municipaux du canton ; M. le Capitaine Gruber, M. le Capitaine Château, que la population connaît bien. M. le Commandant Mercier, M. le Capitaine Chasseignaux, M. le lieutenant Bellavoine, M. le lieutenant Papelard, membres du Jury. MM. Les officiers commandant les corps de sapeurs-pompiers, M. le Commandant Girard d’Etampes, M. le capitaine Haldebique, M. le lieutenant honoraire Adolphe Limery, M. le Commissaire spécial de Juvisy, M. l’adjudant-chef commandant de la section de gendarmerie d’Etampes, M. le chef de la brigade de gendarmerie de Milly, M. Barker, représentant de la presse et enfin tous nos concitoyens qui ont bien voulu participer à ce déjeuner fraternel.

Je remercie également les membres de la commission des fêtes et les commerçants de l’aide qu’ils nous ont apportée et M. Boissière, secrétaire général de la mairie, qui ne nous a pas ménagé son temps et dont les efforts sont pour une large part à l’origine de la réussite de ce concours.

Je forme le vœu que tous conservent de cette journée un excellent souvenir. Ce serait pour notre petite ville, qui a tout mis en œuvre pour recevoir dignement ses invités, la meilleure des récompenses.

Je dis encore une fois merci à tous et honneur à nos sapeurs-pompiers.

Pour terminer les discours, M. Perreau-Pradier, avec son aisance habituelle, répondit à tous les discours et fit battre par tous les assistants un triple ban pour le Président de la République.

Chaque corps des sapeurs-pompiers était accompagné d’un pompier de Milly qui les pilotait et les conduisit également, pour déjeuner, dans leur restaurant respectif.

Tous les pompiers furent unanimes pour reconnaître qu’ils avaient été très bien servis dans les restaurants et très bien reçus partout.
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Sapeurs pompiers devant l'école des filles en 1949.

A 15 heures sur la place du Marché, défilé général des corps avec matériel. Y prenaient part les pompiers de : Baulne, Barbizon, Fontenay-le-Vicomte, Mennecy, Puiselet-le-Marais, Saint Fargeau, Videlle, Villeneuve-sur-Auvers.

Et chaque corps de pompiers fit les exercices sur un bâtiment de la place du Marché. Le public put se rendre compte de la dextérité, de la souplesse qu’il faut à nos braves pompiers pour assurer notre tranquillité.

A la suite de ces exercices, la compagnie d’Etampes fit une démonstration sur la place de l’Eglise avec son matériel de pompe, chacun put voir la force de jet des huit lances marchant à la fois, ainsi que la grosse lance soutenue par trois hommes ; en un rien de temps le sol fut rafraîchi.

Vers 19 heures, du haut des marches de l’Hôtel de Ville, M. le Commandant Quinette proclama les résultats et distribua les prix et récompenses dont nous donnerons le détail la semaine prochaine. Cette lecture fut faite au milieu des acclamations de tous les sapeurs-pompiers.

Pendant ces exercices, à 17 heures 30, la fanfare municipale donnait un concert très réussi et très goûté du public venu nombreux pour applaudir nos musiciens, sur le boulevard de la fête, ombragé à souhait.

Le concours des sapeurs-pompiers avait amené beaucoup de monde à Milly, le temps fut de la partie et chacun ayant fait de son mieux, tout marcha très bien, les rues bien décorées ; les commerçants avaient, eux aussi, décorés leurs devantures ou fait de beaux étalages agréables à voir, tout contribua vraiment à ce que la Saint-Pierre se passe très bien ; l’organisation était bien faite et chacun gardera un bon souvenir de cette Saint-Pierre 1947.

Le soir vit encore la grande affluence ; le bal Duché fit danser jusqu’au matin vers 5 heures toute une jeunesse avide de plaisirs. Le lundi matin, ce fut le repos, mais l’après-midi, les jeux pour les enfants obtenaient un succès fou, ainsi que les mâts de Cocagne et les courses ; même les vétérans s’en mêlèrent ; aussi, le lundi soir, ce fut très calme, mais enfin de nombreux flâneurs vinrent tout de même dire le traditionnel bonsoir à Saint-Pierre.

Dimanche 13 Juillet, le bal continua sur son emplacement de la Saint-Pierre en matinée et en soirée.




Médaille remise lors du concours le 6 juillet 1947
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L'Abeille d'Epampes du 19 juillet 1947.

dimanche 20 décembre 2009

Incendie à Coquibus

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Les incendies de forêt désolent à nouveau la région ; depuis quelques jours les habitants de Milly sont troublés par la lugubre sonnerie de la « générale ». Samedi encore le feu a pris dans les bruyères de la propriété de M. Cochin, au lieu dit Coquibus, on ne sait au juste à quel endroit et de quelle manière ; ce serait à considérer comme vraie la légende suivante laquelle en l’année 995 « les arbres s’enflammaient dans les champs sous les rayons du soleil » ; on nous assure que ce phénomène se produisit également en l’année 1800.

Ne quittons pas ce navrant sujet sans adresser nos félicitations à nos courageux pompiers et à M. Chagot, leur chef expérimenté.

L'Abeille d'Epampes du 22 juillet 1905.

Place Galliéni à Milly la Forêt

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Cette place s’appelait jadis la « Place de Lyon ». Là se trouvait autrefois la mare de Lyon qui fut définitivement comblée en 1866.


Place de Lyon vers 1904, avec le portique qui servait à l'entrainement des pompiers.

A cette place s’élevait la Porte de Lyon, également fortifiée, où passait le grand chemin de Paris à Lyon.

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Cuisines du camp d'instruction des zouaves en 1915.

Aujourd’hui, un très beau square, dessiné par Graef, a été établi autour du monument élevé par les habitants, à la mémoire des enfants de Milly, morts pour la Patrie. La statue « La Résistance » est due au ciseau du sculpteur Pourquet ; le piédestal a été édifié par M. Miard, marbrier à Milly, sur les plans de M. Dameron, architecte à Corbeil.


Sources : Les Rues de Milly - Promenade historique et archéologique dans Milly-en-Gâtinais par Georges Lasserre (1930).

samedi 28 novembre 2009

La distillerie du Vaudoué

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La distillerie vers 1905.

.On peut voir à droite la cabane de la bascule où les paysans faisaient peser leur chargement avant et après. On déposait les betteraves sur le terre-plein devant la distillerie, puis on les transportait dans le hangar où se trouvait l’hélice sans fin qui les montait dans le lavoir. Ensuite, elles montaient à nouveau par une chaîne à godets dans un grand réservoir avec coupe-betteraves. Les betteraves étaient cuites dans des macérateurs et le jus dirigé vers des cuves de fermentation. Des pompes envoyaient ensuite le jus fermenté à la distillation. La pulpe sortait par des courroies de transmission pour être dirigée dans la fosse où les cultivateurs venaient la chercher pour alimenter le bétail.
A l’intérieur de la distillerie, il y avait une colonne qui servait à dénaturer l’alcool de betteraves.
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L’Alcool et la Betterave de distillerie(Source L'Abeille d'Etampes du 15 septembre 1900)

Nous aurions pu intituler cet article : « Une révolution en agriculture » ; et quelque charlatanesque qu’eût pu paraître ce titre, nous aurions prouvé qu’il n’était pas exagéré.
On vient, en effet, de trouver une lampe d’éclairage permettant l’emploi économique de l’alcool.
C’est donc un débouché presque illimité pour ce produit, essentiellement agricole et français, qui va pouvoir concurrencer avantageusement le pétrole, marchandise exotique, accaparée par de grosses sociétés cosmopolites.
Nous ne discuterons pas, aujourd’hui, les avantages industriels de l’alcool sur le pétrole : cela nous entraînerait trop loin.
Disons seulement que si l’alcool entre dans la pratique courante de l’éclairage et du chauffage, nous devons nous en réjouir, nous, cultivateurs français.
C’est, en effet, la culture de la betterave de distillerie qui va se multiplier partout, avec son cortège – d’instruments perfectionnés pour le parfait ameublissement du sol – d’engrais riches et abondants pour l’obtention de rendements rémunérateurs, - d’une main d’œuvre multipliée par les binages, « démariages », arrachages, décolletages des betteraves.
C’est, d’autre part, la création de nombreuses distilleries de betteraves dans toutes nos régions, industries d’autant plus faciles à créer, - qu’elles demandent peu de capitaux, - qu’elles peuvent être alimentées par une foule de cultivateurs, même par ceux ne faisant qu’un demi-hectare de betteraves – qu’elles ne travaillent que l’hiver, laissant, par conséquent, à leur personnel, la possibilité de faire l’été, les travaux de la fenaison, de la moisson, des binages de betteraves, etc. (travaux rendus très difficiles dans notre pays, par la rareté et le prix élevé d’une main d’œuvre étrangère).
C’est, enfin, l’obtention de résidus riches en matières fertilisantes et pouvant être employées comme engrais (les vinasses), ou même pouvant servir à l’alimentation du bétail (pulpes).
Et qu’on ne nous dise pas que nos terres ne sont pas propres à la culture de la betterave de distillerie : car dans ces terres – bien rares dans notre pays – on peut la remplacer par des cultures d’autres plantes productrices d’alcool : pomme de terre, topinambour, seigle, etc.
Ce serait donc un bienfait du ciel que la création de nouvelles distilleries de betteraves dans notre région. Elles réunissent, en effet, aux produits immédiats que donne généralement l’industrie, l’inappréciable avantage d’être un auxiliaire agricole.
Ces quelques considérations suffisent à justifier notre pseudo-titre : « Une révolution en agriculture », puisque l’alcool est appelé à devenir l’avoine française des automobiles, le pétrole français pour l’éclairage et le chauffage.
Mais, direz-vous, peut-être, chers lecteurs, d’où vient donc qu’on ait pas songé plus tôt à remplacer l’infect, sale et dangereux pétrole exotique par l’inodore, propre et français comburant qu’est l’alcool ?
Cela tenait à deux causes « dont chaque est suffisante seule » eut dit Cyrano.
D’abord, au manque de débouchés.
Puis à l’impôt énorme (de 37 fr 50 par hectolitre) que payait l’alcool.
Du reste, en dernière analyse, c’est cette seconde cause qui, seule, paralysait les progrès de l’industrie de l’alcool ; la preuve, c’est que, dès la suppression (ou du moins la réduction à 2 fr. 50) de cet impôt exorbitant, on a trouvé des débouchés nouveaux.

Ces débouchés, nous en avons parlé plus haut, ce sont : l’éclairage, en concurrence avec ces mêmes pétroles accaparés et les charbons chers et relativement rares ; la force motrice, en concurrence avec ces mêmes produits étrangers et nullement agricoles.

La distillerie vers 1920.
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L'étang du Nicorbin était un bassin de décantation creusé par la distillerie et alimenté par l'eau de lavage des betteraves.

La Foire Saint-Simon de Milly en 1905

La foire de Saint-Simon qui était, il y a des années, la plus importante des foires de bestiaux des environs, a été tenue jeudi dernier, et, il faut le dire, elle a donné lieu à des transactions commerciales très peu nombreuses : quelques vaches, des ânes, des chevaux en petit nombre, c’est tout ce qui y a figuré rappelant l’antique foire. En revanche, un manège de chevaux de bois a entraîné toute la journée dans sa course bruyante et vertigineuse les cavaliers et écuyères de l’avenir. Quelques marchands forains, et ça été toute notre foire. La Saint-Simon se meurt. Le chemin de fer seul peut nous aider à en renouveler et relever les attraits.

L'Abeille d'Epampes du 4 novembre 1905.

dimanche 1 novembre 2009

Le Faubourg Saint-Blaise à Milly la Forêt

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Va de la place Galliéni à la gare du Tramway de Melun à Milly. A droite, au milieu d’un square s’élève la chapelle Saint-Blaise, dernier vestige de l’ancienne maladrerie Saint-Blaise qui existait déjà au Moyen-Age. La maladrerie (ou Ladrerie) était située le long du chemin de Nemours. Les bâtiments furent démolis en 1721 et il fut élevé sur leurs emplacements, la petite chapelle actuelle. On y disait la messe une fois par an, le jour de Saint-Blaise. A l’intérieur, on y voyait une très vieille statue en bois, ainsi qu’un panneau de bois sculpté représentant Saint-Blaise.
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Autrefois le temporel de la Maladrerie consistait en une dîme d’oignons, de graines de chanvre et une pièce de terre de 9 arpents. Les dîmes, cens, lods et ventes étaient donnés à bail. En 1695, les biens et les dîmes de la maladrerie furent réunis à l’Hôtel-Dieu de Milly. Le Bureau de Bienfaisance – héritier de l’Hôtel-Dieu – procéda à la vente des terres en 1865 pour 23 305 francs.

C’est autour de la maladrerie que se tenait primitivement la foire de Saint-Jude et Saint-Simon, qui alors durait 3 jours.

Sources : Les Rues de Milly - Promenade historique et archéologique dans Milly-en-Gâtinais par Georges Lasserre (1930).

jeudi 22 octobre 2009

Exposition Henrik Kinski à Vert-le-Petit

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Henrik Kinski est né en Pologne dans une famille de musiciens et d’artistes.
Il a étudié pendant sept ans aux Beaux-arts de Szczecin et de Varsovie, des écoles très structurales et rigoureuses où il acquiert une très grande technique. Durant cette période, il s’imprègne de maîtres anciens dont Cézanne et Bacon qu’il admire et qui l’ont marqué.
En 1978 après une année d’études à la Sorbonne, il réalise enfin son rêve et entre à l’Ecole Nationale des Beaux-arts de Paris qu’il fréquentera jusqu’en 1985. Ces années passées au Beaux-arts de Paris, lui ont permis de s’exprimer avec plus de liberté et d’approfondir encore davantage son art. On comprend que la richesse de ses connaissances sur l’art et l’imprégnation de celles-ci sont hors paires parmi ses contemporains.
Ses œuvres récentes s’inspirent de femmes, de nus, de la maternité, de natures mortes ou encore de variations musicales.
C’est la composition picturale qui induit le thème abordé dans ses toiles et qui se développe au fur et à mesure de l’évolution de l’œuvre. L’élément figuratif n’est en fait qu’une émanation de la composition des couleurs et des formes abstraites.
La maîtrise des couleurs et de la lumière le conduise vers un jeu de lumières qui lui permet de définir les mouvements et les formes, lui laissant ainsi toute la liberté de s’exprimer et de créer.
Il joue sur la lumière et sur une superposition de couleurs comme révélées derrière un "prisme" qui le conduit presque à l'abstrait.
Depuis 1983, il expose avec un succès croissant en France, aux Etats-Unis, au Canada, au Japon et à Hong-Kong. Ses œuvres enrichissent de nombreuses collections privées.


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Exposition du 3 au 28 novembre 2009.

Médiathèque Jean Louis Barrault : Tél : 01 69 90 31 25

Horaires d’ouverture :
Mardi : 16h30-18h30
Vendredi : 16h-18h30
Mercredi : 10h-12h - 15h-18h
Samedi : 10h-13h - 15h-17h

lundi 12 octobre 2009

La maison de Jean Cocteau ouvrira en juin 2010


Le Parisien, édition du 10 octobre 2009
(cliquez sur l'article pour l'agrandir)

Visitez le site "La maison de Jean Cocteau à Milly-la-Forêt"

http://www.jeancocteau.net/maison/index.html

Exposition CHOMO

Exposition :
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CHOMO

Le Débarquement Spirituel

10 septembre 2009
au
7 mars 2010
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Halle Saint Pierre
2, rue Ronsard - 75018 Paris
M° : Anvers, Abbesses
Tél. : 33 (0) 1 42 58 72 89
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Renseignements :

jeudi 1 octobre 2009

Rue Farnault à Milly le Forêt

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Anciennement rue de Launoy ou de Launay. La partie comprise entre la place de la mairie et le boulevard du Sud s’appelait rue aux Grenouilles, puis rue de la Bruyère. A droite se trouvait le jardin de « Tivoli ».

A l’angle de la rue Farnault et de la rue Mortera, on remarque une ancienne maison à grosse tourelle avec porte ronde. Cette maison, dite « la Rotonde » fut vendue par M. Levasseur à M. Escoubès en 1853. Elle fut la propriété de M. A Lalauze, le célèbre aquafortiste, père du propriétaire actuel, le peintre militaire bien connu.

Face à la rue des Trois-Môles se trouve l’école maternelle, autrefois l’Hôtel des Trois-Môles. Cette maison fut léguée à l’Hôtel-Dieu de Milly par Etienne-Nicolas Langlois en 1745. Elle fut vendue à la Révolution. La fondation de l’école remonte au 14 Juillet 1825. Mme Veuve Maillard et le marquis du Lau d’Allemans firent donation à la commune « d’une maison appelée la maison des Trois-Môles, rue de la Bruyère, du mobilier la garnissant et d’une rente perpétuelle de 1 500 francs ». L’enseignement devait être donné par des religieuses. A la séparation des églises et de l’Etat, la rente fut reprise par la famille des donateurs.
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Sources : Les Rues de Milly - Promenade historique et archéologique dans Milly-en-Gâtinais par Georges Lasserre (1930).