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Les incendies de forêt désolent à nouveau la région ; depuis quelques jours les habitants de Milly sont troublés par la lugubre sonnerie de la « générale ». Samedi encore le feu a pris dans les bruyères de la propriété de M. Cochin, au lieu dit Coquibus, on ne sait au juste à quel endroit et de quelle manière ; ce serait à considérer comme vraie la légende suivante laquelle en l’année 995 « les arbres s’enflammaient dans les champs sous les rayons du soleil » ; on nous assure que ce phénomène se produisit également en l’année 1800.
Ne quittons pas ce navrant sujet sans adresser nos félicitations à nos courageux pompiers et à M. Chagot, leur chef expérimenté.
dimanche 20 décembre 2009
Incendie à Coquibus
Place Galliéni à Milly la Forêt
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Cette place s’appelait jadis la « Place de Lyon ». Là se trouvait autrefois la mare de Lyon qui fut définitivement comblée en 1866.
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Place de Lyon vers 1904, avec le portique qui servait à l'entrainement des pompiers.
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Cuisines du camp d'instruction des zouaves en 1915.
Aujourd’hui, un très beau square, dessiné par Graef, a été établi autour du monument élevé par les habitants, à la mémoire des enfants de Milly, morts pour la Patrie. La statue « La Résistance » est due au ciseau du sculpteur Pourquet ; le piédestal a été édifié par M. Miard, marbrier à Milly, sur les plans de M. Dameron, architecte à Corbeil.
Sources : Les Rues de Milly - Promenade historique et archéologique dans Milly-en-Gâtinais par Georges Lasserre (1930).
samedi 28 novembre 2009
La distillerie du Vaudoué
.On peut voir à droite la cabane de la bascule où les paysans faisaient peser leur chargement avant et après. On déposait les betteraves sur le terre-plein devant la distillerie, puis on les transportait dans le hangar où se trouvait l’hélice sans fin qui les montait dans le lavoir. Ensuite, elles montaient à nouveau par une chaîne à godets dans un grand réservoir avec coupe-betteraves. Les betteraves étaient cuites dans des macérateurs et le jus dirigé vers des cuves de fermentation. Des pompes envoyaient ensuite le jus fermenté à la distillation. La pulpe sortait par des courroies de transmission pour être dirigée dans la fosse où les cultivateurs venaient la chercher pour alimenter le bétail.
A l’intérieur de la distillerie, il y avait une colonne qui servait à dénaturer l’alcool de betteraves.
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On vient, en effet, de trouver une lampe d’éclairage permettant l’emploi économique de l’alcool.
C’est donc un débouché presque illimité pour ce produit, essentiellement agricole et français, qui va pouvoir concurrencer avantageusement le pétrole, marchandise exotique, accaparée par de grosses sociétés cosmopolites.
Nous ne discuterons pas, aujourd’hui, les avantages industriels de l’alcool sur le pétrole : cela nous entraînerait trop loin.
Disons seulement que si l’alcool entre dans la pratique courante de l’éclairage et du chauffage, nous devons nous en réjouir, nous, cultivateurs français.
C’est, en effet, la culture de la betterave de distillerie qui va se multiplier partout, avec son cortège – d’instruments perfectionnés pour le parfait ameublissement du sol – d’engrais riches et abondants pour l’obtention de rendements rémunérateurs, - d’une main d’œuvre multipliée par les binages, « démariages », arrachages, décolletages des betteraves.
C’est, d’autre part, la création de nombreuses distilleries de betteraves dans toutes nos régions, industries d’autant plus faciles à créer, - qu’elles demandent peu de capitaux, - qu’elles peuvent être alimentées par une foule de cultivateurs, même par ceux ne faisant qu’un demi-hectare de betteraves – qu’elles ne travaillent que l’hiver, laissant, par conséquent, à leur personnel, la possibilité de faire l’été, les travaux de la fenaison, de la moisson, des binages de betteraves, etc. (travaux rendus très difficiles dans notre pays, par la rareté et le prix élevé d’une main d’œuvre étrangère).
C’est, enfin, l’obtention de résidus riches en matières fertilisantes et pouvant être employées comme engrais (les vinasses), ou même pouvant servir à l’alimentation du bétail (pulpes).
Et qu’on ne nous dise pas que nos terres ne sont pas propres à la culture de la betterave de distillerie : car dans ces terres – bien rares dans notre pays – on peut la remplacer par des cultures d’autres plantes productrices d’alcool : pomme de terre, topinambour, seigle, etc.
Ce serait donc un bienfait du ciel que la création de nouvelles distilleries de betteraves dans notre région. Elles réunissent, en effet, aux produits immédiats que donne généralement l’industrie, l’inappréciable avantage d’être un auxiliaire agricole.
Ces quelques considérations suffisent à justifier notre pseudo-titre : « Une révolution en agriculture », puisque l’alcool est appelé à devenir l’avoine française des automobiles, le pétrole français pour l’éclairage et le chauffage.
Mais, direz-vous, peut-être, chers lecteurs, d’où vient donc qu’on ait pas songé plus tôt à remplacer l’infect, sale et dangereux pétrole exotique par l’inodore, propre et français comburant qu’est l’alcool ?
D’abord, au manque de débouchés.
Puis à l’impôt énorme (de 37 fr 50 par hectolitre) que payait l’alcool.
Du reste, en dernière analyse, c’est cette seconde cause qui, seule, paralysait les progrès de l’industrie de l’alcool ; la preuve, c’est que, dès la suppression (ou du moins la réduction à 2 fr. 50) de cet impôt exorbitant, on a trouvé des débouchés nouveaux.
Ces débouchés, nous en avons parlé plus haut, ce sont : l’éclairage, en concurrence avec ces mêmes pétroles accaparés et les charbons chers et relativement rares ; la force motrice, en concurrence avec ces mêmes produits étrangers et nullement agricoles.
La Foire Saint-Simon de Milly en 1905
La foire de Saint-Simon qui était, il y a des années, la plus importante des foires de bestiaux des environs, a été tenue jeudi dernier, et, il faut le dire, elle a donné lieu à des transactions commerciales très peu nombreuses : quelques vaches, des ânes, des chevaux en petit nombre, c’est tout ce qui y a figuré rappelant l’antique foire. En revanche, un manège de chevaux de bois a entraîné toute la journée dans sa course bruyante et vertigineuse les cavaliers et écuyères de l’avenir. Quelques marchands forains, et ça été toute notre foire. La Saint-Simon se meurt. Le chemin de fer seul peut nous aider à en renouveler et relever les attraits.
L'Abeille d'Epampes du 4 novembre 1905.dimanche 1 novembre 2009
Le Faubourg Saint-Blaise à Milly la Forêt
Autrefois le temporel de la Maladrerie consistait en une dîme d’oignons, de graines de chanvre et une pièce de terre de 9 arpents. Les dîmes, cens, lods et ventes étaient donnés à bail. En 1695, les biens et les dîmes de la maladrerie furent réunis à l’Hôtel-Dieu de Milly. Le Bureau de Bienfaisance – héritier de l’Hôtel-Dieu – procéda à la vente des terres en 1865 pour 23 305 francs.
C’est autour de la maladrerie que se tenait primitivement la foire de Saint-Jude et Saint-Simon, qui alors durait 3 jours.
jeudi 22 octobre 2009
Exposition Henrik Kinski à Vert-le-Petit
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Henrik Kinski est né en Pologne dans une famille de musiciens et d’artistes.
Il a étudié pendant sept ans aux Beaux-arts de Szczecin et de Varsovie, des écoles très structurales et rigoureuses où il acquiert une très grande technique. Durant cette période, il s’imprègne de maîtres anciens dont Cézanne et Bacon qu’il admire et qui l’ont marqué.
En 1978 après une année d’études à la Sorbonne, il réalise enfin son rêve et entre à l’Ecole Nationale des Beaux-arts de Paris qu’il fréquentera jusqu’en 1985. Ces années passées au Beaux-arts de Paris, lui ont permis de s’exprimer avec plus de liberté et d’approfondir encore davantage son art. On comprend que la richesse de ses connaissances sur l’art et l’imprégnation de celles-ci sont hors paires parmi ses contemporains.
Ses œuvres récentes s’inspirent de femmes, de nus, de la maternité, de natures mortes ou encore de variations musicales.
C’est la composition picturale qui induit le thème abordé dans ses toiles et qui se développe au fur et à mesure de l’évolution de l’œuvre. L’élément figuratif n’est en fait qu’une émanation de la composition des couleurs et des formes abstraites.
La maîtrise des couleurs et de la lumière le conduise vers un jeu de lumières qui lui permet de définir les mouvements et les formes, lui laissant ainsi toute la liberté de s’exprimer et de créer.
Il joue sur la lumière et sur une superposition de couleurs comme révélées derrière un "prisme" qui le conduit presque à l'abstrait.
Depuis 1983, il expose avec un succès croissant en France, aux Etats-Unis, au Canada, au Japon et à Hong-Kong. Ses œuvres enrichissent de nombreuses collections privées.
Exposition du 3 au 28 novembre 2009.
Médiathèque Jean Louis Barrault : Tél : 01 69 90 31 25
Horaires d’ouverture :
lundi 12 octobre 2009
La maison de Jean Cocteau ouvrira en juin 2010
Exposition CHOMO
jeudi 1 octobre 2009
Rue Farnault à Milly le Forêt
A l’angle de la rue Farnault et de la rue Mortera, on remarque une ancienne maison à grosse tourelle avec porte ronde. Cette maison, dite « la Rotonde » fut vendue par M. Levasseur à M. Escoubès en 1853. Elle fut la propriété de M. A Lalauze, le célèbre aquafortiste, père du propriétaire actuel, le peintre militaire bien connu.
samedi 22 août 2009
Une cave médiévale à Milly-la-Forêt
I - DESCRIPTION
Au moment des travaux, l'accès à cette construction souterraine se faisait par un escalier, très probablement d'origine mais incomplet, orienté selon un axe sud/nord. Le dit escalier, autrefois abrité par une voûte en berceau, est réduit aujourd'hui à cinq marches monolithiques en grès, de dimensions quasi identiques. L'arrachement du berceau qui le couvrait est encore visible à l'entrée de la cave proprement dite.
Cette dernière se compose d'une travée de plan carré, voûtée d'une croisée d'ogives encadrée de quatre doubleaux. Cet espace communique au nord avec une absidiole et à l'est avec deux autres excavations situées l'une en face de l'autre. La cave se poursuivait à l'ouest, comme l'indique l'arc doubleau pris dans un mur de construction moderne. Celui-ci obture une partie du monument, que nous n'avons par conséquent pas pu visiter, mais qui vraisemblablement, comporte une, voire plusieurs, autres absidioles.
La voûte d'ogives est formée de deux arcs diagonaux en plein-cintre avec claveaux chanfreinés. Les arcs doubleaux adoptent, quant à eux, un profil légèrement brisé, identique à celui des berceaux qui couvrent les absidioles. Le tout est construit en grès, très probablement extrait des carrières situées à proximité, dans la forêt. L'ensemble parfaitement appareillé reflète le goût du travail bien fait, si caractéristique des bâtisseurs du Moyen Age. D'après le style de construction, cette cave est datable du XIIIe ou du XIVe siècle.
II - COMPARAISONS
De nombreuses caves, connues dans la région, peuvent être comparées à celle de la rue Charles Cochin. A Maisse , il en subsiste au moins trois dont une située dans la rue Grande. Leur plan consiste tantôt en une travée unique desservant trois absidioles, tantôt en un couloir flanqué de loges latérales. Deux autres constructions, à Flagy et à Grez-sur-Loing, ont été sauvées par le Centre de Recherche et de Documentation Médiévales et Archéologiques de Saint-Mammès. Il en existe aussi à Moret-sur-Loing, à Villemaréchal ou encore à Montereau-Fault-Yonne.
L'attention particulière portée à ces monuments n'est pas nouvelle. Déjà au siècle dernier, Léon Marquis, dans son ouvrage Recherches historiques sur Milly-en-Gâtinais, semble à juste titre apprécier ces vestiges de qualité remarquable. Alors qu'il fait état de la destruction du Moustier de Péronne, l'érudit précise : «... dans le jardin, on montre une ancienne et belle cave voûtée, à pilier central, pareille à celle du château ». Ce type d'architecture se retrouve dans la cave des Templiers de Château-Landon ainsi que dans les innombrables salles voûtées de Provins dont l'articulation des volumes diffère de celle des caves à cellules latérales.
Dans le même ouvrage, l'auteur mentionne la présence « d'une cave située au coin de la rue (aux Pelletiers) et de la rue des Juifs », sans donner davantage de précision quant à son architecture. Celle-ci compte sans doute parmi les nombreux vestiges médiévaux, qui percent le sous-sol de Milly, et dont bien souvent on ne soupçonne pas l'existence.
Dans l'actuelle rue Jean Cocteau, ainsi qu'à l'autre extrémité de la rue Charles Cochin ont été décelées deux constructions souterraines. L'une, située sous une propriété privée, est utilisée comme cellier, l'autre, jugée apparemment inutile, fut remblayée, paraît-il, il y a quelques années. On lui aurait souhaité un meilleur sort.
Il est inutile de poursuivre l'inventaire de ces caves pour en montrer la généralité et en souligner la fonction essentielle, sinon indispensable. En effet, le degré d'hygrométrie et la température constante de ces lieux permettaient d'y conserver les vivres et sans doute aussi quelques objets précieux, plus à l'abri de l'incendie que dans un bâtiment de surface. Il n'est pas exclu que les commerçants s'en servaient comme magasins pour entreposer leurs marchandises. On trouve parfois fixés dans les clefs de voûtes, des crochets auxquels on suspendait la viande.
Dans le centre ville actuel de Milly, quartier déjà très développé au XIIIe siècle en raison de l'intense activité commerciale qui s'y déroulait, semble donc exister un véritable réseau de caves moyenâgeuses qu'il serait enrichissant d'étudier. Celle de la rue Charles Cochin aura permis d'attirer à nouveau l'attention sur l'intérêt archéologique, historique et culturel que présentent de telles découvertes. Ce patrimoine, trop souvent ignoré ou mal connu, mérite pleinement de sortir de l'oubli et d'être sauvegardé.
Centre de Recherche et de Documentation Médiévales et Archéologiques de Saint-Mammès
Sources : Bulletin de la Société Historique et Archéologique de Corbeil, de l’Essonne et du Hurepoix (1999).


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