Actualités : Exposition et parution du livre "L'enseignement à Milly-la-Forêt"

lundi 12 octobre 2009

La maison de Jean Cocteau ouvrira en juin 2010


Le Parisien, édition du 10 octobre 2009
(cliquez sur l'article pour l'agrandir)

Visitez le site "La maison de Jean Cocteau à Milly-la-Forêt"

http://www.jeancocteau.net/maison/index.html

Exposition CHOMO

Exposition :
.
CHOMO

Le Débarquement Spirituel

10 septembre 2009
au
7 mars 2010
.
Halle Saint Pierre
2, rue Ronsard - 75018 Paris
M° : Anvers, Abbesses
Tél. : 33 (0) 1 42 58 72 89
.
Renseignements :

jeudi 1 octobre 2009

Rue Farnault à Milly le Forêt

.
Anciennement rue de Launoy ou de Launay. La partie comprise entre la place de la mairie et le boulevard du Sud s’appelait rue aux Grenouilles, puis rue de la Bruyère. A droite se trouvait le jardin de « Tivoli ».

A l’angle de la rue Farnault et de la rue Mortera, on remarque une ancienne maison à grosse tourelle avec porte ronde. Cette maison, dite « la Rotonde » fut vendue par M. Levasseur à M. Escoubès en 1853. Elle fut la propriété de M. A Lalauze, le célèbre aquafortiste, père du propriétaire actuel, le peintre militaire bien connu.

Face à la rue des Trois-Môles se trouve l’école maternelle, autrefois l’Hôtel des Trois-Môles. Cette maison fut léguée à l’Hôtel-Dieu de Milly par Etienne-Nicolas Langlois en 1745. Elle fut vendue à la Révolution. La fondation de l’école remonte au 14 Juillet 1825. Mme Veuve Maillard et le marquis du Lau d’Allemans firent donation à la commune « d’une maison appelée la maison des Trois-Môles, rue de la Bruyère, du mobilier la garnissant et d’une rente perpétuelle de 1 500 francs ». L’enseignement devait être donné par des religieuses. A la séparation des églises et de l’Etat, la rente fut reprise par la famille des donateurs.
.
Sources : Les Rues de Milly - Promenade historique et archéologique dans Milly-en-Gâtinais par Georges Lasserre (1930).

samedi 22 août 2009

Une cave médiévale à Milly-la-Forêt

.
Les travaux d'aménagement d'un terrain, effectués très récem­ment, rue Charles Cochin, à proximité du monument aux Morts, ont conduit à la mise au jour d'une cave médiévale. La destruction de l'ancien bâtiment qui occupait ces, lieux, ainsi que le creusement des tranchées destinées à recevoir les fondations d'un nouvel immeuble, ont fragilisé quelque peu les maçonneries de la cave, jusqu'alors parfaitement stables. Cet incident regrettable a entraîné la détérioration de certains joints et a emporté violemment le mur du fond d'une des absidioles, peut-être la seule qui n'avait pas subi de transformation.

I - DESCRIPTION
Au moment des travaux, l'accès à cette construction souterraine se faisait par un escalier, très probablement d'origine mais incomplet, orienté selon un axe sud/nord. Le dit escalier, autrefois abrité par une voûte en berceau, est réduit aujourd'hui à cinq marches monolithi­ques en grès, de dimensions quasi identiques. L'arrachement du ber­ceau qui le couvrait est encore visible à l'entrée de la cave proprement dite.
Cette dernière se compose d'une travée de plan carré, voûtée d'une croisée d'ogives encadrée de quatre doubleaux. Cet espace com­munique au nord avec une absidiole et à l'est avec deux autres excavations situées l'une en face de l'autre. La cave se poursuivait à l'ouest, comme l'indique l'arc doubleau pris dans un mur de construction moderne. Celui-ci obture une partie du monument, que nous n'avons par conséquent pas pu visiter, mais qui vraisemblablement, comporte une, voire plusieurs, autres absidioles.
La voûte d'ogives est formée de deux arcs diagonaux en plein-cintre avec claveaux chanfreinés. Les arcs doubleaux adoptent, quant à eux, un profil légèrement brisé, identique à celui des berceaux qui couvrent les absidioles. Le tout est construit en grès, très probable­ment extrait des carrières situées à proximité, dans la forêt. L'ensemble parfaitement appareillé reflète le goût du travail bien fait, si caractéristique des bâtisseurs du Moyen Age. D'après le style de construction, cette cave est datable du XIIIe ou du XIVe siècle.

II - COMPARAISONS
De nombreuses caves, connues dans la région, peuvent être com­parées à celle de la rue Charles Cochin. A Maisse , il en subsiste au moins trois dont une située dans la rue Grande. Leur plan consiste tantôt en une travée unique desservant trois absidioles, tantôt en un couloir flanqué de loges latérales. Deux autres constructions, à Flagy et à Grez-sur-Loing, ont été sauvées par le Centre de Recherche et de Documentation Médiévales et Archéologiques de Saint-Mammès. Il en existe aussi à Moret-sur-Loing, à Villemaréchal ou encore à Montereau-Fault-Yonne.
L'attention particulière portée à ces monuments n'est pas nouvelle. Déjà au siècle dernier, Léon Marquis, dans son ouvrage Recherches historiques sur Milly-en-Gâtinais, semble à juste titre apprécier ces vestiges de qualité remarquable. Alors qu'il fait état de la destruction du Moustier de Péronne, l'érudit précise : «... dans le jardin, on montre une ancienne et belle cave voûtée, à pilier central, pareille à celle du château ». Ce type d'architecture se retrouve dans la cave des Tem­pliers de Château-Landon ainsi que dans les innombrables salles voû­tées de Provins dont l'articulation des volumes diffère de celle des caves à cellules latérales.
Dans le même ouvrage, l'auteur mentionne la présence « d'une cave située au coin de la rue (aux Pelletiers) et de la rue des Juifs », sans donner davantage de précision quant à son architecture. Celle-ci compte sans doute parmi les nombreux vestiges médiévaux, qui per­cent le sous-sol de Milly, et dont bien souvent on ne soupçonne pas l'existence.
Dans l'actuelle rue Jean Cocteau, ainsi qu'à l'autre extrémité de la rue Charles Cochin ont été décelées deux constructions souterraines. L'une, située sous une propriété privée, est utilisée comme cellier, l'autre, jugée apparemment inutile, fut remblayée, paraît-il, il y a quelques années. On lui aurait souhaité un meilleur sort.
Il est inutile de poursuivre l'inventaire de ces caves pour en montrer la généralité et en souligner la fonction essentielle, sinon indispensable. En effet, le degré d'hygrométrie et la température constante de ces lieux permettaient d'y conserver les vivres et sans doute aussi quelques objets précieux, plus à l'abri de l'incendie que dans un bâtiment de surface. Il n'est pas exclu que les commerçants s'en servaient comme magasins pour entreposer leurs marchandises. On trouve parfois fixés dans les clefs de voûtes, des crochets auxquels on suspendait la viande.
Dans le centre ville actuel de Milly, quartier déjà très développé au XIIIe siècle en raison de l'intense activité commerciale qui s'y dérou­lait, semble donc exister un véritable réseau de caves moyenâgeuses qu'il serait enrichissant d'étudier. Celle de la rue Charles Cochin aura permis d'attirer à nouveau l'attention sur l'intérêt archéologique, his­torique et culturel que présentent de telles découvertes. Ce patri­moine, trop souvent ignoré ou mal connu, mérite pleinement de sortir de l'oubli et d'être sauvegardé.
.
Katy PEUREAU
Centre de Recherche et de Documentation Médiévales et Archéologiques de Saint-Mammès
.

Sources : Bulletin de la Société Historique et Archéologique de Corbeil, de l’Essonne et du Hurepoix (1999).

lundi 3 août 2009

Fête des Simples les 3 et 4 octobre 2009 à Milly-la-Forêt


La Mairie de Milly-la-Forêt, l’Office de tourisme et le Marché de l’herboriste accueillent le syndicat SIMPLES pour un week-end hors du commun où nous renouerons avec notre tradition plusieurs fois centenaire de l’herboristerie !
La Fête des simples est une manifestation organisée annuellement qui aura lieu cette année dans notre ville. Elle a pour but de faire mieux connaître et mettre en valeur ces plantes médicinales, aromatiques, alimentaires, cosmétiques et tinctoriales appelées « simples » qui suscitent de plus en plus l’intérêt du public et des professionnels. Ce sera l’occasion d’échanger et de s’informer auprès des producteurs du syndicat SIMPLES, d’apprendre et de s’initier avec des spécialistes et des professionnels et de profiter d’une ambiance festive pour un retour aux sources et aux ressources naturelles !
Des animations et des activités seront programmées sur tout le week-end un peu partout dans la ville.

Téléchargez le programme complet :

http://www.milly-la-foret.fr/IMG/pdf/FeteSimples_Prog.pdf

Pour en savoir plus :

http://www.syndicat-simples.org/fete_des_simples_2009/

Inscriptions et renseignements à l’Office de tourisme au 01 64 98 83 17.

dimanche 2 août 2009

Rue aux Juifs à Milly la Forêt

.
Ancienne ruelle à Crenier, puis rue Mortera, va de la rue Saint-Blaise à la rue Saint-Jacques. Au bout de cette rue à droite, à l’angle de la rue Saint-Jacques, se voyait autrefois une ancienne maison à piliers.

Sources : Les Rues de Milly - Promenade historique et archéologique dans Milly-en-Gâtinais par Georges Lasserre (1930).

lundi 22 juin 2009

La libération de Milly le 22 août 1944

.
Le 22 Août, c’est la libération de Milly par les troupes du Général PATTON. Un service de premier secours organisé à l’Ecole Maternelle est destiné à recevoir les premiers blessés éventuels. Vers 2 heures du matin, un gendarme qui faisait sa ronde vers Courances, est blessé. Depuis plusieurs jours, un détachement de S.S. stationne sur le boulevard Lyautey, ce qui surprend les Milliacois, mais qui présage que quelque chose va se passer. Dès le matin du 22 Août, par temps chaud et clair, des tirs d’artillerie alliée entre Etampes et Milly se rapprochent d’heure en heure, des avions de reconnaissance alliés survolent le plateau des fermes et orientent le tir. On s’attend au pire et c’est grâce à des renseignements précis que la ville de Milly est épargnée. Vers 14 heures, le tir reprend de plus belle ; il est dirigé cette fois sur la route de Fontainebleau et la route de Nemours sur lesquelles fuient les soldats allemands en déroute. Les S.S. quittent brusquement le boulevard en direction de l’Est et sont surpris par les avions anglais qui les mitraillent à l’extrémité jusqu’au parc de Chambergeot. Une fumée noire s’étend sur la route de Fontainebleau et sur celle de Nemours, il y a des morts et des blessés parmi l’armée en déroute. Les obus sifflent au-dessus de la ville. Une pièce d’artillerie allemande est mise au silence sur la route de Fontainebleau, près de la Guichère et un char ennemi détruit dans la «Vendée » non loin de la ferme Saint-Georges.
.
Camion Allemand incendié après mitraillage par les Mosquitos en face la ferme St-Georges près Milly Route de Fontainebleau.
.
Le tir est vigoureusement soutenu par des avions alliés qui nettoient le terrain. Pendant le tir de l’artillerie alliée, quelques obus tombent sur les parties Sud de la ville, le faubourg Saint-Blaise, à une cinquantaine de mètres du Monument aux Morts où la toiture d’une maison est percée par un obus ainsi qu’un coin de la Chapelle Saint-Blaise. Vers 17 heures environ, le tir quelque peu interrompu reprend de plus belle puis s’arrête. Il y succède un grand silence, un silence inaccoutumé, cachant à la fois l’anxiété et l’espoir. L’anxiété pour les moments à venir, l’espoir dans la joie confuse encore, mais réelle de retrouver la liberté après quatre longues et pénibles années d’occupation, de restrictions et d’incertitude.
A 18 heures, le craquement des mitrailleuses dans la Garenne, sur la Butte de Chatillon, sur les routes de Maisse et de la Ferté-Alais et dans les bois de Milly, suivis de l’apparition des premiers résistants milliacois et autres annonçant l’arrivée imminente de l’armée américaine. On doute encore, on hésite parfois, mais déjà naît la joie de la libération prochaine.
.


Soldats américains, rue Langlois

Dans les rues circulent des cyclistes qui distribuent des petits drapeaux américains avec des drapeaux français, et déjà l’armée de la libération américaine, précédée de l’Infanterie, armes à la main, suivie d’une quantité d’infirmiers aux casques marqués d’une énorme croix rouge pour mieux les reconnaître, contrôlant les rues et les maisons, se dirigeant d’un pas pressé vers l’Est sur les routes de Fontainebleau et de Nemours, suant et haletants, pleins d’entrain malgré la fatigue du jour, mais heureux d’avoir libéré dans la journée au moins 30 kilomètres de notre territoire, prend possession de la cuvette de Milly en la libérant de l’occupant ; mais les fantasssins ne sont pas seuls, car le gros de l’armée Patton les suit de près avec ses chars modernes et colossaux de 65 à 105 tonnes, des jeeps, des auto-mitrailleuses, l’artillerie lourde motorisée et des voitures amphibies.
.


Rue Langlois - Soldats américains et GMC

Le vrombissement des puissants moteurs fait trembler la chaussée et les maisons qui la bordent et de tous les quartiers de Milly, la foule se presse pour admirer les nouveaux venus et pour leur témoigner de la gratitude et exprimer la joie. A leur passage, des paquets de chocolat, de cigarettes et de chewing-gum sont lancés dans les rangs de leurs admirateurs. Les enfants remuent leurs petits drapeaux, et sans pouvoir donner libre cours à leur joie qu’ils partagent avec leurs aînés, ils se sentent heureux et émerveillés, car pour eux, c’est la fête, une fête inattendue, malgré le bruit infernal et le branle-bas, une fête de « douceurs » et de satisfaction. Milly tout entier est en fête. On recommence à respirer et à apprécier le prix de la liberté. Le roulement des voitures et des chars continue jusqu’à la tombée de la nuit. L’armée installe en hâte son infirmerie à l’Ecole Maternelle ainsi qu’une « roulante ».


Rue Langlois - Hotel des quatres vents avec la foule pour accueillir les forces américaines.

Dans la nuit, on entend encore des tirs d’artillerie isolés dans la forêt de Fontainebleau et, le lendemain continue le défilé ininterrompu de l’armée alliée à travers la ville en se dirigeant vers l’Est. Le quartier général se trouve alors au château du Rousset où séjourne le Général PATTON, chez Mme BEDU.
.


M. Poiget, maire de Milly et des FFI.

La libération de Milly est accomplie dans les meilleures conditions possibles et sans grands dégâts. La bifurcation de la route de Maisse et celle de Gironville d’où est arrivée l’armée libératrice a reçu le nom de « carrefour de la libération ». Des bornes kilométriques coniques sur lesquelles est marqué un flambeau, jalonnent la « Voie de la Liberté » de la Normandie jusqu’à la frontière, voie parcourue victorieusement par l’armée du Général PATTON. Cette voie traverse Milly d’Ouest en Est.


Hôpital américain installé sur le plateau de Maisse.


Sources : Milly et son histoire par Raymond-Auguste GEBER et Marcel HOUDY

dimanche 7 juin 2009

Le Salon du flacon à parfum fête ses 20 ans !

Au fils des ans, ce salon est devenu le principal salon européen consacré aux flacons à parfum, cartes parfumées et boites à poudre, où des collectionneurs venus de toute la France, mais également de Suisse, de Belgique et du Luxembourg se retrouvent sous la Halle de Milly-la-Forêt pour présenter et partager l’objet de leur passion.

Dimanche 28 juin de 8h à 17h
Entrée libre


Affiche illustrée par Niki de Saint-phalle pour le salon de 1991.
.


Affiche pour le salon de 2004.
.


Affiche pour le salon de 2009.

lundi 1 juin 2009

La chapelle Saint-Blaise des Simples, décorée par Jean COCTEAU


Chapelle Saint-Blaise, vers 1905

Au sud de Milly-la-Forêt, au milieu des champs où s’alignaient les plantes médicinales de renommée mondiale, on aperçoit une très simple chapelle solidement assise sur la plaine, grâce à ses piliers massifs, c’est la chapelle Saint-Blaise des Simples.

Cette chapelle construite au XIIè siècle, faisait partie d’un ensemble de bâtiments connu sous le nom de « Maladrerie de Saint-Blaise », qui avait été édifiée pour soigner les lépreux. Pourquoi Saint-Blaise ? On sait que Saint-Blaise, médecin et évêque de Sébaste (Arménie) s’était rendu célèbre pour des guérisons miraculeuses, il soignait au moyen des plantes et au Moyen Age, on l’invoquait souvent pour obtenir la gurésion des maux de gorge. Il jouissait d’une grande réputation à cette époque et il est à présumer que c’est pour cette raison que la Maladrerie de Milly fut placée sous son vocable.

Choix judicieux s’il en fût, puisqu’au XVIè siècle, la lèpre ayant disparu de Milly, la Maladrerie n’abritait plus aucun malade. Les bâtiments qui menaçaient ruine, furent détruits, et on ne conserve que la chapelle. Elle fut vendue comme bien national et acquise par le Bureau de Bienfaisance de la ville dont elle est restée la propriété jusqu’à nos jours.


Chapelle Saint-Blaise, en 2008

En 1958 quelques personnalités de la ville songèrent à restaurer et à faire décorer cette chapelle, afin de la rendre au culte et pour venir en aide aux œuvres sociales de Milly-la-Forêt. L’extérieur fut dégagé, à l’intérieur, un dallage taillé spécialement dans le grès des rochers, fut mis en place. Les murs relevés et repeints furent offerts au talent de M. Jean Cocteau, citoyen d’honneur de Milly-la-Forêt, qui accepta la lourde tâche de les décorer.

Ayant retenu le thème des Simples, qui l’avait charmé, Jean Cocteau traita les murs de la chapelle ainsi que les pages d’un herbier géant. Il composa une décoration de hampes fleuries, qui sont peintes sur les murs à la manière de celles que l’on colle dans un herbier.

Au-dessus de l’autel, dans un triangle qui évoque la Sainte Trinité, le « Christ aux Epines » émeut fortement.

Au-dessus, la « Ressurection du Christ », peint sur des fonds irisés d’une surprenante douceur.

Sur les marches de l’autel, posés sur un socle de bois très ancien (XVè siècle), repose une châsse contenant les reliques de Saint-Blaise, déposées en cet endroit le 19 Juin 1960 par Monseigneur Gillet, auxiliaire de Monseigneur Feltin, cardinal, archevêque de Paris.


Les vitraux qui décorent cette chapelle ont été exécutés sur des cartons de M. Jean Cocteau par un peintre verrier rhénan.

Enfin, la signature de Jean Cocteau, près du vieux bénitier de pierres, entre les pattes d’un chat qui regarde curieusement l’ange qui libère le Christ de la « Ressurection » sur le mur opposé.

C’est dans cette chapelle que repose le corps de Jean Cocteau, décédé à Milly-la-Forêt le 11 Octobre 1963. Une grande dalle toute nue, posée sur le sol, porte une inscription où, en quelques mots très simples, le poète a dit son désir de dormir là son dernier sommeil « Je reste avec vous »..

Les nombreux visiteurs qui défilent tous les jours, dans cette chapelle, tout en admirant son immense talent, rendent aussi un hommage ému à sa mémoire.

Comme un prolongement à la décoration intérieure, un jardin botanique entoure la chapelle. On y retrouve vivantes toutes les plantes qui ont servi de modèle aux peintures murales, ainsi que toutes celles qui sont cultivées dans la région de Milly, le plus important centre européen de culture médicinale.

La chapelle est inscrite à l’inventaire des Monuments Historiques depuis 1982


La chapelle est ouverte au public, de Pâques à la Toussaint, tous les jours sauf le mardi, de 10 à 12 heures et de 14h30 à 18 heures. Entre ces deux époques, tous les samedis, dimanches et jours fériés de 10h15 à 12h et de 14h30 à 17h.


mardi 26 mai 2009

Paul BECKER, sa vie, son œuvre

.
Paul BECKER est né le 8 juin 1920 à Troyes. Fils d'un couple de bonnetiers troyens, il était l'aîné de quatre enfants.
A 12 ans le lendemain de son certificat d’études, il travaille 12 heures par jour dans une usine de bonneterie.
De 1932 à 1935, il continue sa scolarité jusqu'au brevet élémentaire en cours du soir.
En 1936, il s’initie au vol planeur puis à l’avion.
De 1939 à 1942, il s’engage pour 3 ans, il sera un pilote de chasse émérite. Affecté au 19° GRCA, Commandant de réserve, pilote commissaire A.C.F. (Aéro Club de France), ses prouesses de pilote sont légendaires
En 1943, désigné pour partir en Allemagne; réfractaire, il entre alors comme officier dans la Résistance où il assure, avec quatre groupes armés, la sécurité d'un hôpital de premier secours du maquis.
A la Libération entre 1945 et 1950, il vend à l’armée un brevet concernant un véhicule tous terrains intéressant la Défense Nationale. Puis, il vend à un industriel un autre brevet ayant trait à des métiers de la bonneterie.
Il envisage d'acheter un avion et de faire des meetings mais sa famille refuse. Il achète alors un vieux moulin en Dordogne, qu'il restaure Iui-même. Il s’adonne à l’élevage.
En 1952, son beau-frère lui fait découvrir un bloc de quartz sur le côté d’un sentier, près du moulin. C’est le point de départ de sa carrière artistique, très influencée par son père qui peignait admirablement. Il commence par construire des maisons près de Thiviers puis quelques mois plus tard, il vend ses premières mosaïques.
En 1954, André MAUROIS compare ses œuvres à «une tapisserie de pierres»
Entre 1955 et 1960, il rencontre PICASSO, LURÇAT et COCTEAU à Cannes, qui lui offrent leur concours. Pierre MEUNIER de l'A.F.P. et ami de Jean COCTEAU apporte à l'été 1963, deux dessins que le maître a réalisés spécialement pour Paul BECKER: Orphée et Arbre de vie.
Pendant des années BECKER met au point de nouvelles techniques.
Ses efforts sont récompensés en 1961: «tu as apporté une chair à l'épiderme de la mosaïque» dira Jean COCTEAU à propos de ses compositions. Il est élu membre de l'Académie du Périgord.
En 1966, il devient veuf avec un fils de 16 ans mais il poursuit avec acharnement son œuvre.
Il quitte le Périgord en 1969 et s'installe en Essonne, d'abord au moulin Grena à Moigny.
Entre 1971 et 1972, il s’installe à La maison Blanche à Milly-la-Forêt.
C'est dans cette période que son Art évolue, il met au point de nouvelles techniques. Il rénove l'art du vitrail et un merveilleux Beethoven marque la première étape.
Après les vitraux monolithiques monochromes, ce sont les vitraux monolithiques polychromes qui voient le jour. La technique est au point, il ne manque plus que les conditions matérielles pour une réalisation à grande échelle.
Emerveillé par l'œuvre de BECKER, DOM ROBERT lui offre le droit de reproduction de ses cartons.
En 1971, pour le 7ème anniversaire de la mort de Cocteau, Paul Becker offre deux vitraux qui seront placés dans la chapelle Saint-Blaise des Simples.


Chapelle Saint-Blaise des Simples
Le 6 juin 1975, le conseil municipal de Milly-la-Forêt le nomme Citoyen d'honneur de la commune. Il rejoint ici Jean COCTEAU dans la notoriété.
Les recherches continuent: c'est la création des gemmes réflectantes. Il réalise alors des œuvres féeriques.
Il s’installe à Gironville en 1982.
En 1988, la Ville de Milly la Forêt décide de rendre hommage une nouvelle fois à son artiste de génie : une grande rétrospective de l’œuvre de Paul BECKER est organisée. On y découvre plus de 90 œuvres et deux premières mondiales : une interprétation des Simples dont COCTEAU orna la chapelle Saint Blaise ainsi que la réalisation d’un fragment de la tapisserie de DOM ROBERT, le Chat Noir, véritable tapisserie de pierre et de cristaux.
Le Conseil Général de l'Essonne, à son tour, l'honore en faisant l'acquisition d'une œuvre monumentale «Liberté» destinée à orner le hall du château de Chamarande, futur Institut de la Francophonie. Il est également sollicité pour créer les BECKER d'or, d'argent et de bronze du Festival International des Francophonies d'acteurs et le BECKER du Cheval, trophée destiné à récompenser les lauréats du concours international du trot attelé (U.N.A.T.).
Nouvelle consécration en 1991 : il est chargé de réaliser le cadeau destiné aux chefs d'états et aux représentants des pays qui, en 1993, participeront aux Il° Jeux de la Francophonie. La monnaie de Paris consacre cette œuvre par l'édition d'une médaille commémorative .
Paul Becker décède à 80 ans, le 19 novembre 2000 à l’hôpital de Champcueil.


L'Oiseau Joyeux, oeuvre offerte à la Ville de Milly-la-Forêt