Actualités : Exposition et parution du livre "L'enseignement à Milly-la-Forêt"

dimanche 7 juin 2009

Le Salon du flacon à parfum fête ses 20 ans !

Au fils des ans, ce salon est devenu le principal salon européen consacré aux flacons à parfum, cartes parfumées et boites à poudre, où des collectionneurs venus de toute la France, mais également de Suisse, de Belgique et du Luxembourg se retrouvent sous la Halle de Milly-la-Forêt pour présenter et partager l’objet de leur passion.

Dimanche 28 juin de 8h à 17h
Entrée libre


Affiche illustrée par Niki de Saint-phalle pour le salon de 1991.
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Affiche pour le salon de 2004.
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Affiche pour le salon de 2009.

lundi 1 juin 2009

La chapelle Saint-Blaise des Simples, décorée par Jean COCTEAU


Chapelle Saint-Blaise, vers 1905

Au sud de Milly-la-Forêt, au milieu des champs où s’alignaient les plantes médicinales de renommée mondiale, on aperçoit une très simple chapelle solidement assise sur la plaine, grâce à ses piliers massifs, c’est la chapelle Saint-Blaise des Simples.

Cette chapelle construite au XIIè siècle, faisait partie d’un ensemble de bâtiments connu sous le nom de « Maladrerie de Saint-Blaise », qui avait été édifiée pour soigner les lépreux. Pourquoi Saint-Blaise ? On sait que Saint-Blaise, médecin et évêque de Sébaste (Arménie) s’était rendu célèbre pour des guérisons miraculeuses, il soignait au moyen des plantes et au Moyen Age, on l’invoquait souvent pour obtenir la gurésion des maux de gorge. Il jouissait d’une grande réputation à cette époque et il est à présumer que c’est pour cette raison que la Maladrerie de Milly fut placée sous son vocable.

Choix judicieux s’il en fût, puisqu’au XVIè siècle, la lèpre ayant disparu de Milly, la Maladrerie n’abritait plus aucun malade. Les bâtiments qui menaçaient ruine, furent détruits, et on ne conserve que la chapelle. Elle fut vendue comme bien national et acquise par le Bureau de Bienfaisance de la ville dont elle est restée la propriété jusqu’à nos jours.


Chapelle Saint-Blaise, en 2008

En 1958 quelques personnalités de la ville songèrent à restaurer et à faire décorer cette chapelle, afin de la rendre au culte et pour venir en aide aux œuvres sociales de Milly-la-Forêt. L’extérieur fut dégagé, à l’intérieur, un dallage taillé spécialement dans le grès des rochers, fut mis en place. Les murs relevés et repeints furent offerts au talent de M. Jean Cocteau, citoyen d’honneur de Milly-la-Forêt, qui accepta la lourde tâche de les décorer.

Ayant retenu le thème des Simples, qui l’avait charmé, Jean Cocteau traita les murs de la chapelle ainsi que les pages d’un herbier géant. Il composa une décoration de hampes fleuries, qui sont peintes sur les murs à la manière de celles que l’on colle dans un herbier.

Au-dessus de l’autel, dans un triangle qui évoque la Sainte Trinité, le « Christ aux Epines » émeut fortement.

Au-dessus, la « Ressurection du Christ », peint sur des fonds irisés d’une surprenante douceur.

Sur les marches de l’autel, posés sur un socle de bois très ancien (XVè siècle), repose une châsse contenant les reliques de Saint-Blaise, déposées en cet endroit le 19 Juin 1960 par Monseigneur Gillet, auxiliaire de Monseigneur Feltin, cardinal, archevêque de Paris.


Les vitraux qui décorent cette chapelle ont été exécutés sur des cartons de M. Jean Cocteau par un peintre verrier rhénan.

Enfin, la signature de Jean Cocteau, près du vieux bénitier de pierres, entre les pattes d’un chat qui regarde curieusement l’ange qui libère le Christ de la « Ressurection » sur le mur opposé.

C’est dans cette chapelle que repose le corps de Jean Cocteau, décédé à Milly-la-Forêt le 11 Octobre 1963. Une grande dalle toute nue, posée sur le sol, porte une inscription où, en quelques mots très simples, le poète a dit son désir de dormir là son dernier sommeil « Je reste avec vous »..

Les nombreux visiteurs qui défilent tous les jours, dans cette chapelle, tout en admirant son immense talent, rendent aussi un hommage ému à sa mémoire.

Comme un prolongement à la décoration intérieure, un jardin botanique entoure la chapelle. On y retrouve vivantes toutes les plantes qui ont servi de modèle aux peintures murales, ainsi que toutes celles qui sont cultivées dans la région de Milly, le plus important centre européen de culture médicinale.

La chapelle est inscrite à l’inventaire des Monuments Historiques depuis 1982


La chapelle est ouverte au public, de Pâques à la Toussaint, tous les jours sauf le mardi, de 10 à 12 heures et de 14h30 à 18 heures. Entre ces deux époques, tous les samedis, dimanches et jours fériés de 10h15 à 12h et de 14h30 à 17h.


mardi 26 mai 2009

Paul BECKER, sa vie, son œuvre

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Paul BECKER est né le 8 juin 1920 à Troyes. Fils d'un couple de bonnetiers troyens, il était l'aîné de quatre enfants.
A 12 ans le lendemain de son certificat d’études, il travaille 12 heures par jour dans une usine de bonneterie.
De 1932 à 1935, il continue sa scolarité jusqu'au brevet élémentaire en cours du soir.
En 1936, il s’initie au vol planeur puis à l’avion.
De 1939 à 1942, il s’engage pour 3 ans, il sera un pilote de chasse émérite. Affecté au 19° GRCA, Commandant de réserve, pilote commissaire A.C.F. (Aéro Club de France), ses prouesses de pilote sont légendaires
En 1943, désigné pour partir en Allemagne; réfractaire, il entre alors comme officier dans la Résistance où il assure, avec quatre groupes armés, la sécurité d'un hôpital de premier secours du maquis.
A la Libération entre 1945 et 1950, il vend à l’armée un brevet concernant un véhicule tous terrains intéressant la Défense Nationale. Puis, il vend à un industriel un autre brevet ayant trait à des métiers de la bonneterie.
Il envisage d'acheter un avion et de faire des meetings mais sa famille refuse. Il achète alors un vieux moulin en Dordogne, qu'il restaure Iui-même. Il s’adonne à l’élevage.
En 1952, son beau-frère lui fait découvrir un bloc de quartz sur le côté d’un sentier, près du moulin. C’est le point de départ de sa carrière artistique, très influencée par son père qui peignait admirablement. Il commence par construire des maisons près de Thiviers puis quelques mois plus tard, il vend ses premières mosaïques.
En 1954, André MAUROIS compare ses œuvres à «une tapisserie de pierres»
Entre 1955 et 1960, il rencontre PICASSO, LURÇAT et COCTEAU à Cannes, qui lui offrent leur concours. Pierre MEUNIER de l'A.F.P. et ami de Jean COCTEAU apporte à l'été 1963, deux dessins que le maître a réalisés spécialement pour Paul BECKER: Orphée et Arbre de vie.
Pendant des années BECKER met au point de nouvelles techniques.
Ses efforts sont récompensés en 1961: «tu as apporté une chair à l'épiderme de la mosaïque» dira Jean COCTEAU à propos de ses compositions. Il est élu membre de l'Académie du Périgord.
En 1966, il devient veuf avec un fils de 16 ans mais il poursuit avec acharnement son œuvre.
Il quitte le Périgord en 1969 et s'installe en Essonne, d'abord au moulin Grena à Moigny.
Entre 1971 et 1972, il s’installe à La maison Blanche à Milly-la-Forêt.
C'est dans cette période que son Art évolue, il met au point de nouvelles techniques. Il rénove l'art du vitrail et un merveilleux Beethoven marque la première étape.
Après les vitraux monolithiques monochromes, ce sont les vitraux monolithiques polychromes qui voient le jour. La technique est au point, il ne manque plus que les conditions matérielles pour une réalisation à grande échelle.
Emerveillé par l'œuvre de BECKER, DOM ROBERT lui offre le droit de reproduction de ses cartons.
En 1971, pour le 7ème anniversaire de la mort de Cocteau, Paul Becker offre deux vitraux qui seront placés dans la chapelle Saint-Blaise des Simples.


Chapelle Saint-Blaise des Simples
Le 6 juin 1975, le conseil municipal de Milly-la-Forêt le nomme Citoyen d'honneur de la commune. Il rejoint ici Jean COCTEAU dans la notoriété.
Les recherches continuent: c'est la création des gemmes réflectantes. Il réalise alors des œuvres féeriques.
Il s’installe à Gironville en 1982.
En 1988, la Ville de Milly la Forêt décide de rendre hommage une nouvelle fois à son artiste de génie : une grande rétrospective de l’œuvre de Paul BECKER est organisée. On y découvre plus de 90 œuvres et deux premières mondiales : une interprétation des Simples dont COCTEAU orna la chapelle Saint Blaise ainsi que la réalisation d’un fragment de la tapisserie de DOM ROBERT, le Chat Noir, véritable tapisserie de pierre et de cristaux.
Le Conseil Général de l'Essonne, à son tour, l'honore en faisant l'acquisition d'une œuvre monumentale «Liberté» destinée à orner le hall du château de Chamarande, futur Institut de la Francophonie. Il est également sollicité pour créer les BECKER d'or, d'argent et de bronze du Festival International des Francophonies d'acteurs et le BECKER du Cheval, trophée destiné à récompenser les lauréats du concours international du trot attelé (U.N.A.T.).
Nouvelle consécration en 1991 : il est chargé de réaliser le cadeau destiné aux chefs d'états et aux représentants des pays qui, en 1993, participeront aux Il° Jeux de la Francophonie. La monnaie de Paris consacre cette œuvre par l'édition d'une médaille commémorative .
Paul Becker décède à 80 ans, le 19 novembre 2000 à l’hôpital de Champcueil.


L'Oiseau Joyeux, oeuvre offerte à la Ville de Milly-la-Forêt

dimanche 10 mai 2009

CHOMO, le Rodin des bois

Roger Chomeaux, dit "Chomo", est né le 28 janvier 1907 à Berlaimont (59), dans une famille très modeste.
Initié au spiritisme par sa tante et depuis toujours passionné de dessin, de poésie et de modelage, il obtient sans grande conviction son Certificat d'Études et se fait inscrire à l'École des Beaux-arts de Valenciennes (Académie de Sculpture), puis aux Beaux-arts de Paris où il gagne plusieurs prix. Marié et bientôt père de famille, il travaille comme décorateur de tapis quand survient la guerre. Bien que ajourné et père de trois enfants, il fut déclaré réserviste, puis mobilisé. Il a été fait prisonnier à Boulogne, puis déporté en Pologne, il simulera la surdité pour obtenir un rapatriement sanitaire.

De retour en France, responsable de trois enfants et incapable de gagner sa vie avec son art, il essaye d'abord de petits métiers, puis, harcelé par sa famille, préfère se retirer, seul, en pleine forêt de Fontainebleau, à Achères la Forêt, sur un terrain acheté par sa femme pendant l'Occupation. C'est là qu'il va vivre, dans le dénuement matériel le plus complet, et œuvrer durant plus de quarante ans, bénéficiant, comme tous les ermites, d'une liberté totale qu'il payera du prix parfois exorbitant de l'inconfort et de la solitude.

D'abord, forcé de se fournir sur place en matériaux et d'explorer les sous-bois et les décharges publiques, il développe la technique du « bois brûlé », puis celle des plastiques fondus, apprend à travailler le grillage et à utiliser les variétés de sable de la forêt. Pour abriter ses œuvres, de plus en plus nombreuses, il doit construire des bâtiments : avec des arbres morts, des pierres, du grillage, du staff et des bouteilles, il crée ainsi "l'Église des Pauvres", le "Sanctuaire des Bois Brûlés" et le "Refuge", appelé aussi à l'origine le "Remorqueur Réfrigéré". Les premiers visiteurs commencent à se manifester : c'est la naissance du Village d'Art Préludien.
En 1960, à la galerie Jean Camion, à Paris, rue des Beaux-arts, il avait fait sa première et unique exposition. Une manifestation spectaculaire, accompagnée d'une musique de sa composition, qui avait attiré l'attention d'André Breton et des derniers surréalistes. Depuis Chomo s'expose lui-même sur son petit hectare de forêt et vit de ce que lui donnent en repartant ses visiteurs.

Du 19 janvier au 3 février 1991, ses amis, admirateurs et adeptes ont organisé une grande exposition rétrospective de son œuvre en divers lieux de Milly-la-Forêt.

Chomo passait ses samedis et ses dimanches à initier son public aux secrets de sa création. Il est décédé en juillet 1999.

« Le Christ de Chomo »
Don de Chomo à la Ville de Milly à l’occasion de son exposition.


Revue "Artension" n°20 de janvier 1991



Revue "Artension" n°20 de janvier 1991



Revue "Artension" n°20 de janvier 1991
Sources : CHOMO par Roger Chomeaux aux éditions Jean-Claude Simoën (1978).
Remerciements à Françoise et Claude Hervé.

mercredi 29 avril 2009

Assiettes commémoratives de Milly la Forêt


Assiette diamètre 32 cm,
Verrerie d'Art de Soisy sur Ecole




Assiette diamètre 24 cm,
Illustrée avec le timbre "Marianne de Jean Cocteau",
Année 60




Assiette diamètre 24cm, édition limitée à 500 ex.
Dessin de F. Papi, pour le 5e centenaire de Halle en 1979.



Si vous possédez d'autres assiettes commémoratives de Milly, n'hesitez pas à m'envoyer une photo pour que je puisse mettre à jour ce post.

dimanche 26 avril 2009

Le lavoir de la Bonde


Lavoir de la Bonde, vers 1906.

Milly est dotée de vieilles pierres. C’est là, tout le charme de cette ville.

Mais au fil des ans, le temps fait ses ravages et des restaurations s’avèrent nécessaires. Ce fut le cas, en 1974, du lavoir situé devant le château.

Souvenir précieux d’une époque, le mur du fond s’était en partie écroulé. Consciente de ses trésors, et désireuse de les sauvegarder, la commune a décidé la reconstruction, dans le style, de ce lavoir. C’est l’entreprise Jean-Pierre Demont qui a réalisé les travaux.


Restauration du lavoir en décembre 1974.

samedi 28 mars 2009

La rue Saint-Jacques à Milly la Forêt

Va de la rue Langlois à la place Saint-Jacques.

La première partie de cette rue, de la rue Langlois à la rue Mortera, s’appelait rue aux Pelletiers. C’est là que se tenait le marché Saint-Jacques. Les Petites Halles s’élevaient à l’endroit le plus large de la rue, en face de la rue des Trois-Môles. La rue Saint-Jacques suivait, naturellement, la direction du fameux pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle.

A la place Saint-Jacques s’élevait l’ancienne église collégiale Saint-Jacques, construire sur les remparts de la ville, près de la Porte du même nom. Elle était la propriété de la Communauté des Pèlerins de Saint-Jacques. L’église avait des dépendances pour loger les nombreux pèlerins qui se rendaient à Saint-Jacques de Compostelle (du XIIe au XIVe siècle).

Au Moyen-Age, l’église possédait un Chapître. Une bulle du Pape Clément en 1305 tranféré en l’église Notre-Dame les « 4 ou 5 chanoines qui étaient alors en l’Eglise Saint-Jacques dudit Milly, pour qu’à l’avenir ne faire qu’un même corps et collège ».



Le titulaire de l’église Saint-Jacques était seigneur du quartier : il avait droit de lods et ventes, censives, etc. sur les maisons de la rue Saint-Jacques. Un Guillaume de Milly était chantre de l’église Saint-Jacques en 1312. Boutaric rapporte qu’en 1323, un arrêt condamna les habitants de Milly à payer 2 500 livres parisis audit chantre. En 1658, Messire Isaac Jourdain était chantre et chanoine de l’église Saint-Jacques. A cette époque, elle n’était plus église que de nom. En 1780, elle commençait à tomber en ruines. Elle fut fermée en 1790 et le cloche enlevée. La partie qui restait, appelée « chapelle » fut mise en vente en 1792 et adjugée 200 francs à un nommé Barberotte, qui la revendit à Claude Julvin, dit « Champagne ».

Sources : Les Rues de Milly - Promenade historique et archéologique dans Milly-en-Gâtinais par Georges Lasserre (1930).

samedi 14 mars 2009

Accident de voiture à Milly la Forêt le 7 juin 1905

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Mercredi dernier, une coquette automobile passait à toute allure devant l’Abreuvoir de la Bonde. Le watmann eut-il une distraction ? S’oublia-t-il un instant dans la considération de la vaste et limpide nappe d’eau, ou a-t-il été distrait par les antiques tourelles et le pont-levis qui forme le fond du riant tableau ? Nous ne saurions le dire. Quoi qu’il en soit, l’une des roues du rapide véhicule alla buter contre le trottoir et se brisa. La glace coupevent vola en éclats. Quant à la voiture, elle s’affaissa tristement, à moitié versée. Les quatre parisiens qu’elle emportait en villégiature, descendirent assez piteusement, mais visiblement satisfaits tout de même d’avoir conservé tous leurs membres intacts.

Lorsqu’il me fut permis d’aller m’assurer que somme toute il n’y avait rien de grave, une foule énorme était là, commentant l’accident. Et devant l’automobile affalée, attendait un camion attelé de deux fringants chevaux, amenés là par M. Perrot, notre camionneur toujours prêt à rendre service.

Au milieu de la foule, je distinguai mon ami Machin, plongé dans une profonde rêverie (mon ami Machin est un philosophe que je vous présenterai quelque jour, amis lecteurs ; ou du moins je vous présenterais son intéressant portrait) – Que fais tu ? lui dis-je. – Je constate, me répondit-il, que malgré toutes les découvertes, l’homme en est toujours réduit à revenir à sa plus noble conquête, le cheval.
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L'Abeille d'Epampes du 10 juin 1905.

mercredi 4 mars 2009

Exposition Henrik Kinski à Milly la Forêt

Deux ans après sa dernière exposition à Milly-la-Forêt, Kinski présentera ses dernières créations à l’Espace culturel du Moustier. Artiste bien connu à Milly-la-Forêt, puisque sa carrière artistique débute à la galerie de Kathy Bosc en 1983, aujourd’hui résident canadien et internationalement reconnu, Henrik Kinski sait évoluer et nous surprendre d’une exposition à l’autre par une recherche artistique et esthétique en constant cheminement. Cette exposition permettra de retrouver avec plaisir son talent et de découvrir les thématiques qui l’occupent actuellement.


Espace culturel du Moustier
Salle du 1er étage
Du 7 au 29 mars
Ouvert du mardi au dimanche
Entrée libre






Visiter le site d'Henrik Kinski : http://www.hkinski.com/

samedi 28 février 2009

L'église Notre dame de Milly la Forêt

L’église Notre-Dame de Milly s’élève à gauche de la rue Langlois. Primitivement, elle était la chapelle du château. Elle fut transformée en collégiale probablement par Hugues de Bouville. Détruite pendant les guerres de Cent Ans, elle fut reconstruite vers 1480. La Chapelle de la Vierge fut ajoutée en 1630 et le bas-côté droit en 1633.

Sous la sacristie se trouvaient les caveaux des anciens seigneurs de Milly. On inhumait dans le chœur les doyens et les chanoines de l’église, ainsi que les donateurs.

Dans le chœur se trouvent deux rangées de stalles en chêne sculpté, dont chaque miséricorde représente un sujet différent (classées Monument Historique). Dans la nef, on voit une belle statue de la Vierge, sous les traits, dit-on, d’Anne de Graville (pierre du XVe également classée Monument Historique) ; le piédestal porte des dragons sculptés en ronde bosse et les armes d’une corporation : boulangers ou patissiers ? On y voit encore les reliques de Saint-Wulfran, archevêque de Sens, né à Milly, seigneur de Milly jusqu’en 687 ; un lutrin en bois époque Louis XIV, aux armes du Président Perrault, des Beaupoil de Saint-Aulaire et des De Marie ; une pierre tombale de 1535 dont la traduction a été faite par le vicomte de Pibrac : l’épithaphe de Maître de Laborne, etc.

Les clefs de voûte sont aux armes de l’amiral de Graville, des Vendôme, et des marquis du Lau.

Dans le bas côté, se trouve un chef-d’œuvre en bois tourné et sculpté au couteau par un nommé Montagne, et à la fenêtre des fonts baptismaux une statue en pierre : Mater Dolorosa du XIIIe siècle.

Il y avait autrefois des caveaux sous toute l’église ; ils furent comblés lors de l’exhaussement du dallage.

A gauche du chœur se trouve une ancienne sacristie (salle voûtée du XIVe siècle).

Le clocher de Milly est un des plus esthétiques de toute la région. Il a 57 mètres de hauteur. Les proportions sont admirables. C’est un beau monument de l’époque de transition des XIIe et XIIIe siècle. La partie inférieure est de la fin du XIe. Il fut réparé par l’amiral de Graville qui fit graver ses armes sur la façade Est. La grosse cloche date de 1703.

A côté du clocher se trouve une belle porte bouchée, style ogival du XIVe siècle. Le portail principal, rue Notre-Dame a été ajouté. Il proviendrait d’une des anciennes églises de Milly, soit Saint-Jacques, soit Saint-Pierre. Il semble enfoncé et n’est pas très esthétique (roman primitif).

Sources : Les Rues de Milly - Promenade historique et archéologique dans Milly-en-Gâtinais par Georges Lasserre (1930).