Actualités : Exposition et parution du livre "L'enseignement à Milly-la-Forêt"

lundi 6 avril 2015

Hôtel de Ville de Milly : Plaques commémoratives


Le monument aux morts a été érigé place Galliéni, à Milly, en souvenir de ceux qui ne sont pas revenus de la Grande Guerre qui devait être la « Der des Der ». On y a rajouté ceux du deuxième conflit mondial (un petit nombre, mais grand comparé à la durée et la dureté des combats) et celui mort en Algérie dans une guerre qui ne disait pas encore son nom.

Des enfants de Milly « Morts pour la Patrie», il y en eu avant et, pour  les commémorer, deux plaques émaillées furent apposées par le « Souvenir Français »  sur la façade de la Mairie.


Délibération du conseil municipal du 4 mai 1897

Hôtel de Ville vers 1896, avant la pose des plaques commémoratives

Ces plaques commémoratives furent inaugurées le 1er août 1897.

Hôtel de Ville après la pose des plaques



Mais où sont-ils morts, et pourquoi ? (recherche Wikipédia)


CHATEAU Simon   
Volontaire      23° 1/2 Brigade      Coblentz   An 3

Coblence fut un point de chute pour nombre de nobles contraints de quitter le royaume de France lors de la Révolution de 1789. Les émigrants arrivèrent dans la ville avec à leur tête les comtes d'Artois et de Provence, frères de Louis XVI. De là, ils organisèrent une contre-révolution en sollicitant l'aide armée des royaumes voisins. Une guerre s'ensuivit, menant les troupes de la jeune République française sur la rive gauche du Rhin en 1794.

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CHARON Etienne    
1er Bataillon Grenadier       Port-Briare    An 3

Au printemps 1796, le Sancerrois fut le site d'une rébellion contre-révolutionnaire et royaliste (ou Chouannerie) menée par l'officier d'artillerie, Phélippeaux. Les Vendéens, qui cherchaient à étendre leur action au centre de la France, profitant du mécontentement que la levée en masse avait causé dans les populations, se jetèrent dans le Sancerrois. Plusieurs communes sancerroises prennent alors les armes au nom du roi. Conduit par Phélippeaux, des insurgés royalistes s’emparèrent facilement de la ville même de Sancerre, qui se rendit sans résistance le 2 avril 1796 (13 germinal An IV). Mais le général Désenfans et le général Simon Canuel, qui commandait Bourges et le 6e demi-brigade d’infanterie de ligne, reprirent cette ville qui se rendit à la première sommation, le 9 avril 1796 (20 germinal An IV).

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BLAISE Jean              
Grenadier      13° 1/2 Brigade      St Jean D'Acre  An 7

DARBONNE Louis     
Sergent         17° 1/2 Brigade       Tréffia  An 7

Le Directoire, soucieux d'éloigner l'intriguant général Bonaparte, envoya ce dernier contrer les Anglais et leur allié Turc en Egypte

Le siège de Saint-Jean-d'Acre est un épisode de cette campagne qui commence le 20 mars 1799 et se termine le 21 mai 1799 sur un retrait des troupes françaises.

Tréffia n'a pu être localisé. Le sergent Darbonne étant mort la même année que le grenadier Blaise, il est permis de supposer que ce fut aussi pendant la campagne d'Egypte.

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DUPRE Louis                      
9° d'Infanterie                         légère     An 14

Il est  difficile de situer où est mort ce soldat car son régiment s'est battu, pendant cette période, en Egypte et en Italie.

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MORIN François                 
7° Régiment de Cuirassiers               Pavie              1806

BERTHELEAU Louis         
6° Régiment d'Infanterie                    Castelonne     1806

LEPICIER Jacques             
6° Régiment d'Infanterie                    Naples            1806

COUSSON Alexandre        
1er régiment de Ligne                        Italie                1807

GODART Jacques              
6° Régiment de Grenadiers               Danzin            1807

La campagne de Calabre de 1806-1807,

Au début de l’année 1806, Napoléon charge le maréchal Masséna de conquérir le royaume de Naples afin de placer son frère Joseph sur le trône napolitain. Malgré la facilité avec laquelle s’effectue la conquête, les Français se trouvent rapidement confrontés à de sérieuses difficultés. Soumis aux attaques des forces britanniques basées en Sicile, ils doivent également faire face à une féroce guérilla dans les provinces les plus méridionales du royaume. Soutenus par les Anglo-Siciliens, les insurgés calabrais parviennent à mettre en échec les troupes du général Reynier et obligent Masséna à intervenir personnellement. La Calabre devient alors un véritable laboratoire des méthodes de lutte anti-insurrectionnelle : les colonnes mobiles françaises se livrent à un incessant quadrillage du terrain, utilisent des unités spécialement formées à la contre-guérilla, lèvent des auxiliaires parmi la population calabraise. Grâce à l’emploi de ces méthodes, la région est progressivement pacifiée, mais la campagne se révèle fort coûteuse et préfigure les difficultés que les Français rencontreront peu après en Espagne.

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CAUSSARD Charles          
28° Régiment d'Infanterie                  Sarragosse     1809

TREMBLAY Jean                
4° Régiment d'Infanterie Légère       Talavera          1809

CHARLOT Pierre                
4° Régiment d'Infanterie Légère       Salamanca     1810

LARCHEVEQUE Etienne   
86° de Ligne                                       Briviesca         1812

PASQUET Charles             
57° Régiment de Ligne                      Fessing           1809

La guerre d'indépendance espagnole est une guerre qui opposa la France et l'Espagne à partir de 1808.

La guerre commence lorsque Madrid se souleva contre l’armée française stationnée dans la capitale espagnole. L’insurrection se généralise à tout le pays après que Napoléon obtient l’abdication du roi d’Espagne au profit du frère de l’empereur, Joseph. L’armée française se heurta à une guérilla, puis à l’armée britannique, venue aider le Portugal. Débordés, les soldats de l’empereur durent refluer en deçà des Pyrénées en 1813.

Pour y aller, l'armée française passa par Milly et y resta au moins une nuit. On peut supposer que c'est à ce moment que des jeunes du pays s'engagèrent. Continuant sa route, elle endommagea gravement le pont du ruisseau (voir l'article La traversée d'Oncy )

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DARRAS Antoine               
6° Régiment de Ligne                        Corfou            1809

Des bataillons italiens, albanais et français  furent stationnés à Corfou, prêts à être embarqués pour l'Italie y combattre les Autrichiens. Ce qui arrivera.

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MALTON Louis                   
19° d'Infanterie Légère                   1814

La campagne de France est la fin de la guerre liée à la Sixième Coalition, qui se déroule de janvier à avril 1814 et pendant laquelle Napoléon 1er tente d'éviter ou d'arrêter l'invasion de la France et de conserver son trône. Malgré plusieurs victoires et après l'entrée des troupes prussiennes et russes dans Paris, l'empereur abdique le 6 avril 1814 et part en exil à l'île d'Elbe.

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NORMAND François                      
8° régiment de Ligne                       Au Pirée                     1854

BERGERIS Louis                
5° Bataillon de Chasseurs à pied       Constantinople           1855

DENNECE Narcisse           
74° Régiment de Ligne                      Sébastopol                 1855

BOURDELOT François      
21° Régiment de Ligne                      Sébastopol                 1855

PRIVE Louis                        
46° Régiment de Ligne                      Constantinople           1855

GAUTHIER Louis               
1er Régiment de la Garde Impériale Sébastopol                 1855

GODEFROIT                                   
74° Régiment de Ligne                      Sébastopol                 1855

PINASSON Pierre               
(Sapeur Pompier du Régiment de Paris)       Constantinople   1856

BASSIN Jacques                
4° Régiment de Ligne                  Kamiesch                   1856

La guerre de Crimée opposa de 1853 à 1856 la Russie à une coalition formée de l'Empire ottoman, de la France, du Royaume-Uni et du royaume de Sardaigne. Provoqué par l'expansionnisme russe et la crainte d'un effondrement de l'Empire ottoman, le conflit se déroula essentiellement en Crimée autour de la base navale de Sébastopol. Il s'acheva par la défaite de la Russie formalisée par le traité de Paris.

Cette guerre fit environ 95 000 morts dont 70 000 par maladie. C'est la causes des décès au Pirée, à Constantinople où à Kamiesch*. On mourrait aussi de maladie à Sébastopol !

*La baie de Kamiesch (« baie des roseaux ») est une baie formée par la mer Noire près de Sébastopol, sur la côte de Crimée. Lors du siège de Sébastopol en 1854 pendant la guerre de Crimée, les troupes françaises s'y établirent et y créèrent un port fortifié.

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COURCELLE Jean        
1er régiment de Zouaves    Mexique  1865

L’intervention française au Mexique  est une expédition militaire française qui eut lieu de 1861 à 1867 et avait pour objectif de mettre en place dans ce pays un régime favorable aux intérêts français.

À l'origine de cette initiative se trouvent des conservateurs mexicains en Europe qui souhaitaient installer au Mexique un souverain européen catholique et conservateur pour contrebalancer le pouvoir des jeunes États-Unis protestants.  Napoléon III, sous les conseils du duc de Morny, chercha et trouva, après avoir essuyé le refus d'autres princes, l'archiduc Maximilien de Habsbourg qui venait de refuser d'être roi de Grèce. Maximilien hésita, mais, encouragé par sa femme Charlotte, fille du roi des Belges Léopold Ier, il finit par accepter de devenir empereur du Mexique.

Les mexicains se révoltèrent. L'armée française perdit 17 % de ses effectifs.

Après que les derniers français eurent réembarqués, Maximilien fut fait prisonnier et fusillé.

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NAUDIN Aimable       
14° régiment de Ligne         Gravelotte       1870

GAURAT François     
71° Régiment de Ligne       Dijon               1870

La guerre de 70

Echaudé par son aventure mexicaine, Napoléon III n'avait pas très envie de répondre à une provocation prussienne. Poussé par de nombreux groupes belliqueux, il finit par lui déclarer la guerre. Comme l'armée française n'y était pas préparée, ce fut un désastre où la France « perdit » l'Alsace et la Lorraine et dû payer un lourd dédommagement.

A Milly, les prussiens brûlèrent le bois du Chenet et condamnèrent la municipalité à une amende de 20.000 francs (environ 200 0000 € ?) contre la libération d'otages. Les réquisitions et les dégradations en coûtèrent autant. Une étude très complète sur cette période est en préparation.

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HAURY Amédé       
3° Régiment de Marine    Nouvelle Calédonie    1879

Depuis 1853, les Mélanésien de Nouvelle-Calédonie ne sont plus propriétaires de leurs terres et ils sont chassés de chez eux par les colons qui s'installent. Cela  conduit à un soulèvement de la population locale contre les européens. Il sera durement réprimé par les soldats venus d'Indochine. On estime que 5 % de la population autochtone périra. Une saignée dans les forces vives du pays.

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MONTALANT Théodule    
2° Régiment d'Infanterie de Marine              Tonkin             1883

LEMOINE Etienne               
1er Régiment d'Infanterie de Marine            Tonkin              1885

FUZIER Charles                  
11° Bataillon de Chasseurs à Pieds              Hué                 1885

À la naissance de la Troisième république, la France possède déjà en Indochine, par le traité de 1862 avec l’empereur Tu Duc, trois provinces du sud de l'actuel Viêt Nam qui forment la Cochinchine française, et bénéficie également de l’ouverture de trois ports d’Annam au commerce français. Les aspirations de la République dans la région sont poussées par les marchands qui cherchent des débouchés en Extrême-Orient, et de ceux qui rêvent de concurrencer l'Empire britannique, présent aux Indes, grâce au Mékong qui ouvrirait le Laos, la Birmanie, la Chine au commerce français.

L'expédition du Tonkin est une suite d'opérations militaires  qui donne lieu à la guerre franco-chinoise. Elle provoque en mars 1885 la chute du cabinet de Jules Ferry, attaqué par la droite monarchiste et l'extrême-gauche radicale, Clemenceau en tête.

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FLAMANT Ernest    
Brigadier de gendarmerie Coloniale        Martinique  1896

Aucun événement guerrier ne semble s'être passé à cette époque en cet endroit.


Maurice GELBARD

dimanche 15 mars 2015

Les cloches d'Oncy



Les travaux de rénovation de notre église ont permis l'accès aux cloches en passant par les échafaudages extérieurs.

Il y a deux cloches : une grande et une petite.


La petite cloche ne porte aucune inscription. Elle est décorée de la façon suivante :






Quant à la grande, des inscriptions ont été apportées en deux bandeaux. Sur le haut, il a été possible de lire :




L'AN  1789  A  ETE  BENITE  PAR  MESSIRE  NICOLAS  VICTOR  RENE  SULEAU CHANOINE  REGULIER  DE  L'ABBAYE  ROYALE  DE  ST  VICTOR 
&  PRIEUR  CURE DE  LA  PAROISSE  DE  ST  MARTIN  D'ONCY


Sur le pourtour du bas :



THEIROT            JEAN DE LA PORTE  MARGUILLIER

Il y a également les reliefs suivants :




Le nom de Théirot est celui du fondeur. Devant son nom, il y a son sceau le représentant au travail.

Ce nom, ainsi que l'année 1789 se retrouve sur la cloche de l'église de La Chapelle la Reine. Les fondeurs de cloches étaient à l'époque itinérants. Jean et Dominique Théirot venaient, comme plusieurs autres, de Lorraine. Il est raisonnable de penser que ces deux cloches, peut-être d'autres, ont été fondues en même temps.

  JEAN DELAPORTE était MARGUILLIER. Un marguillier étant membre du conseil de fabrique, un laïc, chargé de la construction et de l'entretien de l'église, de l'administration des biens de la paroisse (terres, locations de terres, écoles, rentes et impôts), de veiller à l'entretien des locaux, de tenir le registre de la paroisse et de préparer les affaires qui doivent être portées au conseil. Les membres de ce conseil sont au nombre de trois : un président, un trésorier, un secrétaire (Wikipédia). C'est lui qui avait payé le fondeur. A cette époque, un agriculteur du village portait ce nom.
   
Le curé de la paroisse d'Oncy était « prieur » au prieuré d'Oncy. Ce dernier fut autorisé par louis XIII en février1623 par « lettre patente » (décret). Avant, cette communauté dépendant de l'abbaye St Victor à Paris vivait à Fleury en Bière. Le seigneur du lieu, Henry Clausse, voulant récupérer ces terres, leur proposa en échange la seigneurie d'Oncy ; ce qui fut fait le 17 décembre 1604* d'où le titre de « Messire » attribué à Nicolas Victor René Suleau qui était «chanoine régulier ». Les chanoines réguliers sont des clercs qui vivent en communauté et exercent un apostolat selon les principes d'une règle  (Wikipédia),  celle de l'abbaye de St Victor.

En 1796, ce même Victor René Suleau, devint commissaire du Directoire exécutif, près l’administration municipale. Comme de nombreux curés qui étaient entrés dans les ordres sans vocation et sous une pression familiale coutumière de l'époque, il avait profité de la Révolution pour renoncer à ses vœux et se marier. C'est peut-être son intervention qui évita aux cloches d'Oncy d'être fondues, comme de très nombreuses autres, pendant cette période, puis sous l'Empire, afin d'être transformées en canons ou en pièces de monnaies.

* Contrat d’échange passé devant Maitre Perier, Notaire au Chatelet de Paris, entre les religieux prieurs et couvent de l’abbaye St Victor les Paris, d’une part, et Maître Henry Clausse, Grand maître des Eaux et Forêt de France, seigneur de Fleury en Bière et autre Lieux, d’autre part.
Par lequel les dits de St Victor ont cédé au dit M° Clausse
1° Le Prieuré de Fleury avec tous droits de paroisse, sous la réserve des livres d’Eglise et de la table d’autel, et à la charge de garder la dite Eglise en titre de Cure.
2° La maison dite Prieuré et ses dépendances sises au dit Fleury.
3° Toutes le Grosses et menues dîmes de grains, d’une et autres que les Religieux avaient droit de prendre sur le territoire dudit Fleury, sous la réserve cependant de la ferme de Chalmon et de toutes les terres en dépendantes et non comprises au présent échange qui resteraient aux Religieux franches et exemptes de dimes et autres charges.
4° Les parts et portions appartenant aux dits Religieux, des Grosses et menues dimes de paroisse de St Martin en Bière, aux charges qu’ils peuvent devoir.
5° Au Clos dit Le Clos de vieille borne, planté en aunettes, contenant un arpent et demi.
6° 5 quartiers de prés dits de La Corde.
6bis 3 quartiers de prés, lieu-dit Les Cornes
7° 2 arpents et ½ quartier de vigne, clos de murs, près le cimetière dudit Fleury.
7bis 3 quartiers de vigne, lieu-dit La Cuve
8° 3 quartiers de bois, lieu-dit La Marcellière.
9° 12* de rente avec les Cens, à raison de 8* par arpent à prendre sur 4 arpents de vigne, lieu-dit La Cuve.
10° 3* tournois de rente à prendre sur la maison de la Corne, sise audit Fleury.
11° Les cens sur quelques terres sises audit St Martin, lieu-dit Le d’au
12° 5* de cens au village et terroir de Portet.
13° 17 arpents de terre sis audit Fleury du côté du canal et en-deçà de l’eau et 10 arpents de terre de l’autre côté de l’eau, joignant le parc dudit Seigneur de Fleury sans pouvoir faire pour ledit Seigneur aucun passage ou chemin sur les autres terres dudit Prieuré.
Et en contr’échange, ledit seigneur de Fleury a cédé aux religieux de St Victor,
14° La terre et seigneurie d’Oncy, consistant en maison seigneuriale, ferme, parc, jardin et dépendances avec telle justice qui peut appartenir audit lieu.
15° 150 arpents de terre labourable, ou telle autre quartier qui pourrait s’y trouver.
16° 5 arpents de pré, 5 arpents d’aunette, 12 arpents de bois taillis, 4 arpents de vigne, 4 arpents de garenne et 30* de menue cens.
17° droit d’usage du marais, valant une poule par maison.
18° 2 fiefs mouvants de la seigneurie d’Oncy, dits Les fiefs de Rousselet et d’Artois.
A la charge pour le seigneur de Fleury de faire amortir à ses dépens ladite terre d’Oncy ; d’augmenter le corps de logis seigneurial dudit Oncy, d’une salle basse, d’une chambre haute et d’une étuve ; de faire, au départ de la moitié du logis, un cabinet en briques, le tout crépi et enduit de chaux et plâtre ; faire couvrir de tuiles la grange dudit lieu ; de changer les étables de place, et les mettre dans un lieu commode ; faire relever les murs du parc d’Oncy de 9 pieds hors de terre, y compris le chaperon, faire planter des arbres dans ledit parc ; rétablir la ferme dudit Oncy en laquelle il serait fait un pressoir, ou celui dudit Fleury y serait apporté ; d’acquérir par le seigneur la maison et masure tenantes à ladite ferme qui appartient à Jacques Darbonne, ou payer aux religieux la valeur d’icelle : Enfin de faire conduire les meubles dudit prieuré de Fleury à Oncy, à ses frais et dépens.
Ledit échange fait encore aux charges par ledit seigneur de Fleury d’acquitter lesdits de St Victor de tous droits que l’archevêque de Sens avait coutume de prendre sur ledit prieuré ; de faire accorder par ledit archevêque ladite cure d’Oncy aux religieux de St Victor, avec tous les mêmes droits, de la faire régulariser et rendre de pareille nature et condition que celle de Fleury, sans sujétions aux gradués et indultaires , et d’en donner lettres en forme auxdits de St Victor.
Comme aussi de faire décharger et payer lesdites terre d’Oncy, de toutes charges et hypothèques dont elles pourraient être tenue, et d’en acquitter lesdits de St Victor.
Enfin, de ne pouvoir prétendre, pour ledit seigneur de Fleury,  aucune chose sur les terres, rentes et redevances non portées au présent échange et qui appartiendraient auxdits de St Victor, dans le prieuré de Fleury ./.
 
Maurice GELBARD

dimanche 1 mars 2015

Histoires de plantes et mémoire d’hommes



Milly-la-Forêt est le symbole de la menthe poivrée et des plantes médicinales fêté chaque année lors le Marché de l’herboriste. Le difficile métier de cultivateur herboriste est en voie de disparition et deux enfants du pays ont voulu conserver cette mémoire vivante.

M. le Maire, M. le Directeur du conservatoire national des plantes à parfum, médicinales, aromatiques et industrielles et tous les cultivateurs herboristes ont mis à disposition leurs archives, ont ouvert leur cœur et leur mémoire, et ont prêté des documents qui ont enrichi le livre « Histoires de plantes et mémoire d’hommes ».

La grande aventure de ce livre ce sont aussi ces rencontres  avec des hommes et des femmes qui ont su transmettre avec émotion et passion leurs souvenirs, témoigner de la rudesse et de l’ingratitude de leur profession et contribuer à la prospérité et la notoriété de la région. L’apogée des années 1920-1940 a connu plus de 150 producteurs cultivant plus de 100 espèces dont la menthe poivrée, le datura, la belladone, la mélisse.

Le regard des auteurs, Yannick Le Chaudelec, Catherine Estrade et Annie Moreau, est indissociable des photos de Marie Lys Hagenmuller, dont on pourra découvrir les  clichés si lumineux et humains.

Quelques irréductibles ont survécu aux grands bouleversements économiques mondiaux et continuent l’activité, sur un autre mode de production, mieux adapté aux exigences des marchés et des besoins. Grâce à leur potentiel technique et scientifique et le savoir-faire d’exception du conservatoire des plantes à parfum,  médicinales, aromatiques et industrielles, l’avenir est là, avec toute la créativité et l’imagination mises en œuvre par les nouvelles générations.



Le livre « Histoires de plantes et mémoire d’hommes » est en vente à Milly-la-Forêt au prix de 25 euros à la maison du PNR, au conservatoire des plantes médicinales, à la chapelle Saint-Blaise, au musée J. Cocteau, à l’espace culturel Paul Bédu, à l’office du tourisme et dans les librairies.


Vente possible par correspondance - contact : eric.gachot@orange.fr

 

dimanche 1 février 2015

Raymond-Auguste GEBER, instituteur à Milly-la-Forêt.



Raymond-Auguste GEBER, est né le 23 juin 1905 à Hatten, petit village Alsacien, sous occupation Allemande. Il fut réintégré dans la nationalité française en 1919.


Issu d’une famille paysanne, il perdit ses parents très jeune.

Il suivit ses études tout en faisant son service militaire et en travaillant comme surveillant au lycée de Phalsbourg.

Il obtint ses premiers postes d’instituteur dans le nord de l’Alsace, à Wengelbach, puis à Littenheim.

Réfugiés d’Alsace où son épouse et lui-même enseignaient, ils furent nommés à Milly en 1941. 
 
M. et Mme GEBER

Ils y restèrent jusqu’à leurs retraites en 1965.

Passionné d’histoire et de langue française, il a écrit de nombreux articles et ouvrages ; sur la guerre de 100 ans, sur l’épopée de Jehanne d’Arc dans le Gâtinais français, et sur l’histoire de Milly. En 1966, il écrit le livre « Milly-la-Forêt – Cent dates d’histoire des origines à 1810 » avant d’en donner une suite avec son ami Marcel HOUDY. Ce livre « Milly et son histoire » est publié en 1972 au bénéfice des Amis de la Chapelle Saint-Blaise.

Voisin et ami de Jean Cocteau, il a souvent partagé avec lui son goût de l’histoire de Milly.

« Autorisé de fouilles », il créa, avec M. Angelier, le Musée archéologique de Milly où furent exposés sarcophages et objets anciens, découverts dans la région. Une partie de la collection de ce musée a été transférée au Musée Archéologique de Saint-Germain-en-Laye.

Officier des Palmes Académiques et Officier du Mérite Agricole, il fut nommé, dans les années 1950, Secrétaire de la Société des Antiquités et des Arts de Seine et Oise, et reçut, en 1978, la Médaille d’Honneur de la Ville de Milly.

Après la guerre, il choisit de rester à Milly, car il aimait ce village boisé et accueillant qui lui rappelait les forêts de son Alsace natale. Il aimait aussi ses habitants, dont une grande partie l’avait eu comme instituteur.

Raymond-Auguste GEBER est décédé à Niort, en 1984.



Monsieur Roger GALLOIS se souvient de son instituteur :


Après avoir obtenu l’examen du Certificat d’Etudes, j’ai passé deux années au Cours complémentaire. Notre instituteur était Monsieur GEBER, son épouse était Directrice de l’école maternelle. C’était en 1946-1947,  j’avais 14-15 ans.

L’école se situait à l’emplacement de l’actuel Espace Culturel Paul Bédu. L’entrée qui se faisait par la place Grammont donnait sur la cour de récréation. Il n’y avait qu’une seule classe de cours complémentaire. Nous étions 20 à 25 par classe, que des garçons.

Lorsqu’une personne, l’instituteur ou autre,  se présentait à l’entrée de la classe nous devions nous lever pour la saluer. Debout devant notre table, nous attendions que la personne nous rende notre bonjour et nous autorise à nous rasseoir.

Nous étions deux par table, tous habillés d’une blouse grise. Notre table d’écolier était en bois. Elle disposait de deux encriers et d’un casier pour y ranger notre cartable. Elles étaient cirées toutes les semaines. Les élèves remplissaient les encriers.


Classe de CM1 en 1955/1956

Je garde un très bon souvenir de Monsieur Raymond-Auguste GEBER. Il était toujours habillé d’un costume-cravate. Bien qu’assez sévère, il était gentil, près de ses élèves et apprécié par beaucoup d’entre eux. Il nous enseignait l’histoire, la géographie et l’anglais.

Il avait réussi à trouver un petit jardin, où il nous emmenait en dehors des heures de cours pour nous apprendre à travailler la terre et nous initier à la botanique.
 
A cette époque, les punitions étaient fréquentes. En fonction de la gravité de la « bêtise » faite, nous devions recopier 50 ou 100 lignes de texte. Il arrivait parfois, qu’il nous tape le bout des doigts, repliés vers le haut, avec une règle en bois.