Actualités : Exposition et parution du livre "L'enseignement à Milly-la-Forêt"

dimanche 1 février 2015

Raymond-Auguste GEBER, instituteur à Milly-la-Forêt.



Raymond-Auguste GEBER, est né le 23 juin 1905 à Hatten, petit village Alsacien, sous occupation Allemande. Il fut réintégré dans la nationalité française en 1919.


Issu d’une famille paysanne, il perdit ses parents très jeune.

Il suivit ses études tout en faisant son service militaire et en travaillant comme surveillant au lycée de Phalsbourg.

Il obtint ses premiers postes d’instituteur dans le nord de l’Alsace, à Wengelbach, puis à Littenheim.

Réfugiés d’Alsace où son épouse et lui-même enseignaient, ils furent nommés à Milly en 1941. 
 
M. et Mme GEBER

Ils y restèrent jusqu’à leurs retraites en 1965.

Passionné d’histoire et de langue française, il a écrit de nombreux articles et ouvrages ; sur la guerre de 100 ans, sur l’épopée de Jehanne d’Arc dans le Gâtinais français, et sur l’histoire de Milly. En 1966, il écrit le livre « Milly-la-Forêt – Cent dates d’histoire des origines à 1810 » avant d’en donner une suite avec son ami Marcel HOUDY. Ce livre « Milly et son histoire » est publié en 1972 au bénéfice des Amis de la Chapelle Saint-Blaise.

Voisin et ami de Jean Cocteau, il a souvent partagé avec lui son goût de l’histoire de Milly.

« Autorisé de fouilles », il créa, avec M. Angelier, le Musée archéologique de Milly où furent exposés sarcophages et objets anciens, découverts dans la région. Une partie de la collection de ce musée a été transférée au Musée Archéologique de Saint-Germain-en-Laye.

Officier des Palmes Académiques et Officier du Mérite Agricole, il fut nommé, dans les années 1950, Secrétaire de la Société des Antiquités et des Arts de Seine et Oise, et reçut, en 1978, la Médaille d’Honneur de la Ville de Milly.

Après la guerre, il choisit de rester à Milly, car il aimait ce village boisé et accueillant qui lui rappelait les forêts de son Alsace natale. Il aimait aussi ses habitants, dont une grande partie l’avait eu comme instituteur.

Raymond-Auguste GEBER est décédé à Niort, en 1984.



Monsieur Roger GALLOIS se souvient de son instituteur :


Après avoir obtenu l’examen du Certificat d’Etudes, j’ai passé deux années au Cours complémentaire. Notre instituteur était Monsieur GEBER, son épouse était Directrice de l’école maternelle. C’était en 1946-1947,  j’avais 14-15 ans.

L’école se situait à l’emplacement de l’actuel Espace Culturel Paul Bédu. L’entrée qui se faisait par la place Grammont donnait sur la cour de récréation. Il n’y avait qu’une seule classe de cours complémentaire. Nous étions 20 à 25 par classe, que des garçons.

Lorsqu’une personne, l’instituteur ou autre,  se présentait à l’entrée de la classe nous devions nous lever pour la saluer. Debout devant notre table, nous attendions que la personne nous rende notre bonjour et nous autorise à nous rasseoir.

Nous étions deux par table, tous habillés d’une blouse grise. Notre table d’écolier était en bois. Elle disposait de deux encriers et d’un casier pour y ranger notre cartable. Elles étaient cirées toutes les semaines. Les élèves remplissaient les encriers.


Classe de CM1 en 1955/1956

Je garde un très bon souvenir de Monsieur Raymond-Auguste GEBER. Il était toujours habillé d’un costume-cravate. Bien qu’assez sévère, il était gentil, près de ses élèves et apprécié par beaucoup d’entre eux. Il nous enseignait l’histoire, la géographie et l’anglais.

Il avait réussi à trouver un petit jardin, où il nous emmenait en dehors des heures de cours pour nous apprendre à travailler la terre et nous initier à la botanique.
 
A cette époque, les punitions étaient fréquentes. En fonction de la gravité de la « bêtise » faite, nous devions recopier 50 ou 100 lignes de texte. Il arrivait parfois, qu’il nous tape le bout des doigts, repliés vers le haut, avec une règle en bois. 


mardi 27 janvier 2015

L’exposition « Visites royales, Personnages historiques et Personnalités dans le parc régional du Gâtinais français »




Le Parc naturel région naturel français fut créé en 1999, il compte 71 communes depuis 2011.

Certaines communes sont chargées d’un passé historique avec les différents séjours de rois, de personnages illustres, d’artistes, d’écrivains, de scientifiques.

L’exposition « Visites royales, Personnages historiques et Personnalités dans le parc régional du Gâtinais français » présentée par les associations « Les Amis de Milly-en-Gâtinais et Environs » et « Dannemois se raconte » se décline en deux parties :

1ère partie : Visites royales
« Les rois de France dans le Gâtinais » d’après l’étude d’Eugène Thoison

2e partie :
Chronique des Personnages historiques  et quelques Personnalités dans les villages du parc régional du Gâtinais français.
Quelques un y sont nés, d’autres y ont vécu, certains y sont morts.




Exposition :
Du 7 février au 7 mars 2015
Espace culturel du Moustier
Rue Langlois — 91490 MILLY-LA-FORET
(Entrée par l’Office du Tourisme)
Du mardi au dimanche
De 10h à 12h30 et de 14h à 17h



dimanche 19 octobre 2014

La pierre mystérieuse




Madame Henriette Sellier et sa petite fille Madame Odile Piétrement ont découvert cette pierre à la Butte Monceau un peu avant 1966. Madame Henriette Sellier était la fille d’Henri Seguin, propriétaire du commerce  « A la Ménagère ». 

Dans le livre « Milly et son histoire » de Raymond-Auguste Geber et Marcel Houdy, ont peut lire « le 28 février 1848, un « Arbre de la Liberté » est planté à Monceau, par un citoyen d’Oncy. La pierre rappelant ce fait a été retrouvée, il y a peu de temps, sur le versant sud de cette butte boisé »

Cela est surprenant qu’un « Arbre de la Liberté » soit planté à la Butte Monceau. Les arbres de la liberté furent plantés dans la liesse populaire et bénis par les curés. La butte Monceau est un peu loin du centre ville. Après son coup d'Etat de décembre 1851, le prince-président Louis-Napoléon Bonaparte demanda à ce qu'on les arrache. Mais tous n’ont pas été abattus, celui d’Oncy est mort de vieillesse en 1993.



Contrairement à ce qui est écrit dans le livre « Milly et son histoire » l’Arbre de Liberté commémorant la révolution de 1848 a été planté sur la grande place, surement la place des halles (voir le registre des délibérations du conseil municipal ci-dessous).



A quelle occasion l’Arbre de la Liberté de la Butte Monceau a été planté ?

D’après la photo il semble que l’arbre ait été planté en 1880 pour célébrer la République retrouvée. 

Devant le renforcement de la majorité républicaine aux élections de 1879, le royaliste Mac-Mahon, découragé, démissionne de la présidence de la République et est remplacé par un vieux républicain modéré, Jules Grévy (1807-1891). Désormais à toutes les commandes du pouvoir, les républicains prennent simultanément des mesures symboliques : transfert du siège des pouvoirs publics de Versailles (1871) à Paris (1879), amnistie accordée aux condamnés de la Commune (10 juillet 1880), adoption de La Marseillaise comme hymne national (1879) et du 14 juillet pour fête nationale (6 juillet 1880).



Abeille d’Etampes du 17 juillet 1880.
  Pourquoi avoir planté cet arbre à la Butte Monceau ?
 
En 1871, de nombreux Milliacois se sont réfugiés à Monceau et y ont fait leur pain en cachette au « Four du Boulanger », creux d’une roche au sud-est de la Butte. Y a-t-il un rapport ?
N’ayant rien trouvé concernant cet arbre dans les différents ouvrages ainsi que dans les délibérations du conseil municipal de Milly, je pense qu’il s’agissait d’une initiative individuelle.
    

Madame Odile Piétrement nous donne quelques précisions sur la photo ; « Je pense que cette photo date de 1995, année de la fête du centenaire de l'hôtel de ville. Un jeune qui travaillait à la mairie est allé voir ma grand mère pour qu'elle lui décrive le lieu où nous avions, retrouvé cette pierre. Elle pensait que cette pierre devait être exposée sur la place mais cela n'a pas eu lieu. La photo lui a été donnée par cette personne.

Une partie de la butte Monceau appartenait à ma grand-mère et je pense qu'elle se souvenait de l'arbre de la liberté, l'ayant vu, enfant. Ma grand-mère s'appelait Henriette Sellier. »


Cette pierre est conservée dans le jardin du l'espace culturel Paul Bédu
 
 


mercredi 24 septembre 2014

La tour du « CHAPEAU DE NAPOLEON »


Dans le secteur de Coquibus, au sommet d’un piton qui domine la nouvelle Maison forestière de la Vendée (ex Maison Montagne) culmine une curieuse tour qu’on peut apercevoir de la Route Départementale 409 reliant le village d’Arbonne à Milly-la-Forêt. Elle est mentionnée sur la carte IGN/ONF à l’endroit du site connu sous le nom de « Chapeau de Napoléon ».
 
La façade de cette construction insolite représente un grand rectangle agencé de minces blocs de grès et surmonté d’un fronton semi-circulaire orné de figures géométriques dont une circonférence faite de petites briques ; le centre de celle-ci est précisé par un carré lui-même divisé en quatre portions. Le restant de cette sorte de tympan offre un ensemble de dessins asymétriques plus ou moins sophistiqués.

Il semble que cet étrange monument fut érigé en hommage à Napoléon, par un ancien maçon et carrier, qui s’était installé là et vivait dans une grotte aménagée.
Plus pressé de rendre hommage à son héros que de se bien loger, il entreprit sur la butte voisine la construction d’un monument. Quand il estima son œuvre achevée, il construisit sa propre maison qui est devenue la Maison Forestière de la Vendée.
Ce curieux bâtiment répondait au nom de MONTAGNE d’où la désignation primitive donnée à la demeure de notre maçon carrier. La grotte dans laquelle vivait ce bonhomme notoirement original subsiste toujours ; elle se trouve englobée dans la cave, unique en son genre, du poste forestier.

dimanche 7 septembre 2014

Exposition : Les Seigneurs de Dannemois…, Vicomtes de Melun !



Deux seigneuries pour un village. Que sont-elles devenues ?

Quels sont les seigneurs à partir de l’an 1120 ?

 Les  seigneurs, Ecuyers ou Chevaliers, quels rôles jouent-ils
 dans le royaume de France ? 

Quelles obligations ont-ils envers le roi ?

A quel seigneur appartient l’une des deux pierres tombales
 dans l’église St Mammès de Dannemois ?

Pour obtenir les réponses à ces questions, nous vous donnons rendez-vous à la Salle JP Cayot de Dannemois les 13-14-20 et 21 septembre 2014 de 14 heures à 18 heures.

Exposition organisée par l'Association culturelle-histoire locale "Dannemois se raconte".