Actualités : Exposition et parution du livre "L'enseignement à Milly-la-Forêt"

mardi 27 janvier 2015

L’exposition « Visites royales, Personnages historiques et Personnalités dans le parc régional du Gâtinais français »




Le Parc naturel région naturel français fut créé en 1999, il compte 71 communes depuis 2011.

Certaines communes sont chargées d’un passé historique avec les différents séjours de rois, de personnages illustres, d’artistes, d’écrivains, de scientifiques.

L’exposition « Visites royales, Personnages historiques et Personnalités dans le parc régional du Gâtinais français » présentée par les associations « Les Amis de Milly-en-Gâtinais et Environs » et « Dannemois se raconte » se décline en deux parties :

1ère partie : Visites royales
« Les rois de France dans le Gâtinais » d’après l’étude d’Eugène Thoison

2e partie :
Chronique des Personnages historiques  et quelques Personnalités dans les villages du parc régional du Gâtinais français.
Quelques un y sont nés, d’autres y ont vécu, certains y sont morts.




Exposition :
Du 7 février au 7 mars 2015
Espace culturel du Moustier
Rue Langlois — 91490 MILLY-LA-FORET
(Entrée par l’Office du Tourisme)
Du mardi au dimanche
De 10h à 12h30 et de 14h à 17h



dimanche 19 octobre 2014

La pierre mystérieuse




Madame Henriette Sellier et sa petite fille Madame Odile Piétrement ont découvert cette pierre à la Butte Monceau un peu avant 1966. Madame Henriette Sellier était la fille d’Henri Seguin, propriétaire du commerce  « A la Ménagère ». 

Dans le livre « Milly et son histoire » de Raymond-Auguste Geber et Marcel Houdy, ont peut lire « le 28 février 1848, un « Arbre de la Liberté » est planté à Monceau, par un citoyen d’Oncy. La pierre rappelant ce fait a été retrouvée, il y a peu de temps, sur le versant sud de cette butte boisé »

Cela est surprenant qu’un « Arbre de la Liberté » soit planté à la Butte Monceau. Les arbres de la liberté furent plantés dans la liesse populaire et bénis par les curés. La butte Monceau est un peu loin du centre ville. Après son coup d'Etat de décembre 1851, le prince-président Louis-Napoléon Bonaparte demanda à ce qu'on les arrache. Mais tous n’ont pas été abattus, celui d’Oncy est mort de vieillesse en 1993.



Contrairement à ce qui est écrit dans le livre « Milly et son histoire » l’Arbre de Liberté commémorant la révolution de 1848 a été planté sur la grande place, surement la place des halles (voir le registre des délibérations du conseil municipal ci-dessous).



A quelle occasion l’Arbre de la Liberté de la Butte Monceau a été planté ?

D’après la photo il semble que l’arbre ait été planté en 1880 pour célébrer la République retrouvée. 

Devant le renforcement de la majorité républicaine aux élections de 1879, le royaliste Mac-Mahon, découragé, démissionne de la présidence de la République et est remplacé par un vieux républicain modéré, Jules Grévy (1807-1891). Désormais à toutes les commandes du pouvoir, les républicains prennent simultanément des mesures symboliques : transfert du siège des pouvoirs publics de Versailles (1871) à Paris (1879), amnistie accordée aux condamnés de la Commune (10 juillet 1880), adoption de La Marseillaise comme hymne national (1879) et du 14 juillet pour fête nationale (6 juillet 1880).



Abeille d’Etampes du 17 juillet 1880.
  Pourquoi avoir planté cet arbre à la Butte Monceau ?
 
En 1871, de nombreux Milliacois se sont réfugiés à Monceau et y ont fait leur pain en cachette au « Four du Boulanger », creux d’une roche au sud-est de la Butte. Y a-t-il un rapport ?
N’ayant rien trouvé concernant cet arbre dans les différents ouvrages ainsi que dans les délibérations du conseil municipal de Milly, je pense qu’il s’agissait d’une initiative individuelle.
    

Madame Odile Piétrement nous donne quelques précisions sur la photo ; « Je pense que cette photo date de 1995, année de la fête du centenaire de l'hôtel de ville. Un jeune qui travaillait à la mairie est allé voir ma grand mère pour qu'elle lui décrive le lieu où nous avions, retrouvé cette pierre. Elle pensait que cette pierre devait être exposée sur la place mais cela n'a pas eu lieu. La photo lui a été donnée par cette personne.

Une partie de la butte Monceau appartenait à ma grand-mère et je pense qu'elle se souvenait de l'arbre de la liberté, l'ayant vu, enfant. Ma grand-mère s'appelait Henriette Sellier. »


Cette pierre est conservée dans le jardin du l'espace culturel Paul Bédu
 
 


mercredi 24 septembre 2014

La tour du « CHAPEAU DE NAPOLEON »


Dans le secteur de Coquibus, au sommet d’un piton qui domine la nouvelle Maison forestière de la Vendée (ex Maison Montagne) culmine une curieuse tour qu’on peut apercevoir de la Route Départementale 409 reliant le village d’Arbonne à Milly-la-Forêt. Elle est mentionnée sur la carte IGN/ONF à l’endroit du site connu sous le nom de « Chapeau de Napoléon ».
 
La façade de cette construction insolite représente un grand rectangle agencé de minces blocs de grès et surmonté d’un fronton semi-circulaire orné de figures géométriques dont une circonférence faite de petites briques ; le centre de celle-ci est précisé par un carré lui-même divisé en quatre portions. Le restant de cette sorte de tympan offre un ensemble de dessins asymétriques plus ou moins sophistiqués.

Il semble que cet étrange monument fut érigé en hommage à Napoléon, par un ancien maçon et carrier, qui s’était installé là et vivait dans une grotte aménagée.
Plus pressé de rendre hommage à son héros que de se bien loger, il entreprit sur la butte voisine la construction d’un monument. Quand il estima son œuvre achevée, il construisit sa propre maison qui est devenue la Maison Forestière de la Vendée.
Ce curieux bâtiment répondait au nom de MONTAGNE d’où la désignation primitive donnée à la demeure de notre maçon carrier. La grotte dans laquelle vivait ce bonhomme notoirement original subsiste toujours ; elle se trouve englobée dans la cave, unique en son genre, du poste forestier.

dimanche 7 septembre 2014

Exposition : Les Seigneurs de Dannemois…, Vicomtes de Melun !



Deux seigneuries pour un village. Que sont-elles devenues ?

Quels sont les seigneurs à partir de l’an 1120 ?

 Les  seigneurs, Ecuyers ou Chevaliers, quels rôles jouent-ils
 dans le royaume de France ? 

Quelles obligations ont-ils envers le roi ?

A quel seigneur appartient l’une des deux pierres tombales
 dans l’église St Mammès de Dannemois ?

Pour obtenir les réponses à ces questions, nous vous donnons rendez-vous à la Salle JP Cayot de Dannemois les 13-14-20 et 21 septembre 2014 de 14 heures à 18 heures.

Exposition organisée par l'Association culturelle-histoire locale "Dannemois se raconte".


dimanche 24 août 2014

Et si le nom "Milly" ne venait pas du latin "Milliacum" ...


Voilà une quarantaine d'années, après de longues recherches, MM. Geber et Houdy faisaient paraître un petit ouvrage sur Milly et son histoire.

Je relève ce passage :

« Plusieurs dénominations successives ont été attribuées à Milly-la-Forêt depuis la Gaule antique, savoir : Maurillac (gaulois) - Maurillacum (gallo- romain) - Milliacum - Milli - Milly-en-Gastinois - Milly-en-Gâtinais - Milly - et enfin Milly-la-Forêt, nom actuel (décret du 6 février 1948)

 D’après certaines études entreprises, le nom de « Milliacum » (antroponyme romain), dériverait d’un personnage comme : « Amilius, Amelius ou Amillus » (époque chrétienne : Revue Intern. d’Onomastique, 1956). Certains historiens admettent que l’origine romaine du nom de « Milly » pourrait bien dériver de « Millia », mesure itinéraire romaine (1.000 pas ou 756 toises gauloises). Toujours est-il que, lors de l’occupation de la région par des légions romaines à partir de 52 av. J.-C., un camp romain fut installé sur la crête ouest du massif coronaire « le Camp des Romains » ou de César, sur une longueur d’environ 400 m, pour permettre aux Romains de surveiller la cuvette de Milly et la vallée de l’Essonnes. Des pièces de monnaie romaines trouvées à Milly en font foi. »

           

Je permets d'apporter quelques compléments :

Si des pièces romaines ont été trouvées à Milly – les romains se sont installé dans la région et les tessons de poterie de cette époque s'y ramassent à la pelle – rien n'a été trouvé lors de fouilles sur le site dit « le camp des romains ». C'est ce que m'a affirmé un archiviste de Chamarande qui a participé à des recherches en ce lieu . D'ordinaire, on y trouve nécessairement quantité de détritus. Malgré son aspect, ce ne serait qu'une ancienne carrière.

Les auteurs citerons « brièvement » les principales dates qui ont illustré le passé de Milly-la-Forêt depuis le VII° siècle, sans insister sur l'l'homonymie du nom de « Milly »

C'est justement sur ce dernier point que va porter le travail qui suit.

En 1923, M. Auguste Langon publiait une recherche, qui fait toujours autorité,  sur l'origine du nom des villes en France. Il relevait des origines grecques, phéniciennes, ligures, ibères, anté-romaines, gallo-romaines, romaines, romanes, bretonnes scandinaves, basques, francisques, germaniques, saxonnes, burgondes, gothiques, franques …

Il classait ces noms par leur significations : nom de personnes, rivières, activités humaines, etc.

Milly- la-forêt y à donc plusieurs homonymes : Milly-sur-Thérain ; Milly-sur-Bradon ; Milly-Lamartine ; Milly, Chablis ; Milly, Saint-Étienne-des-Oullières.

L'observation satellite  (ce qui ne peut se faire que depuis peu) permet de remarquer que, dans presque tous les cas, il y a soit des marais, soit des traces d'anciens marais : étangs, fossés de drainages.

Ces observations se retrouvent dans les villages suivants qui ont la même terminaison: Abilly, Amilly, Avrilly, Aubilly, Bailly, Chipilly, Chouilly, Cilly, Mailly, Marcilly, Mouilly, Oeilly, Sailly sur le lys, Silly la poterie.

Mais également à  Moÿ de l'Aisne, Marigny, Machy, Migny, Malay,  Marsilly, Attigny, Rilly ; Assigny, Cezy, Digny, Lachy, Machy, Marray, Montady...
Presque toutes ces villes sont au nord de la Seine, et quelque fois presque au sud de la Belgique. Le long de la Somme, de nombreuses villes qui la bordent avec d'ancien marais transformés en potagers (hortillonnages) ont des noms qui se terminent par Y. Tout comme MoignY, Noisy et OncY ...

Dans certaines régions, les marécages se nomment mouillères, et une maillère, en ancien français, est le lieu où l'on extrait la vase pour engraisser les terres.
Il faut savoir que, contrairement à une idée répandue, les terres cultivables ont été gagnées biens plus par l'assèchement des marais que par le déboisement. De très nombreux endroits ont donc soit des étangs, soit des traces de marais. Tous ces lieux ne portent pas des noms se terminant par ILLY  ou simplement Y (s'entendant comme i), mais l'inverse est presque toujours vrai.

Il n'y a plus qu'à attendre qu'un lexicologue se penche sur la question pour donner une explication … ou infirmer ce qui est suggéré plus haut.

Maurice Gelbard





dimanche 6 juillet 2014

L'hôpital auxiliaire du château de Courances


Le château de Courances a servi d'hôpital auxiliaire du 04/08/1914 au 31/12/1918.


La croix rouge a peu d’archive sur cette période, mais dans les bulletins mensuels de la SSBM, on trouve à Courances le signalement de l’Hôpital Auxiliaire 21, dépendant du Gouvernement Militaire de Paris.


Cet hôpital est en cours de formation en 1911, on y prévoit 50 lits. Il est implanté dans l’Orangerie du Château appartenant à la marquise de Ganay, présidente du Comité des Dames de la SSBM de Milly, aux côtés de M. Sergent, président. Elle est à l’origine de sa création et l’entretiendra elle-même.

Le 1er avril 1916, il est rattaché à la 5ème Région Militaire sous le n°53, il passe alors à 80 lits.


Il dispose de 2 grandes salles aérées par d’immenses fenêtres et des murs clairs, d’un parc.

Le 28 février 1917, il est de nouveau rattaché au Gouvernement Militaire de Paris.

Son personnel :


Administrateur : Marquise de Ganay
Comptables : MM. Albert Paillié et Eugène Lambert
Médecin : Paul Regoby
Aide médecin : M. Richard, étudiant en médecine
Infirmière major : Marguerite Ménard (Soeur Thérèse)
Infirmières : Mmes des Glajeux, Maris Espoys (Sœur Marthe), Victorine Chapelot (Sœur Germaine), Melles Yvonne Bédu, George Jullemier et Fourton.
Directrice de la lingerie : Mme de La Faulotte


Stèle érigée dans le cimetière de Courances en hommage aux militaires décédés dans l’hôpital auxiliaire.
Aux BLESSES
De la Guerre de 1914 – 1918
Morts pour la France
A L’Hôpital du ChâteauDe Courance
Des suites de leurs Blessures



jeudi 19 juin 2014

Claude Duneton


Claude Duneton, né en 1935 à Lagleygeolle en Corrèze et mort à Lille le 21 mars 2012, était un écrivain, romancier et traducteur, historien du langage, chroniqueur au Figaro Littéraire, comédien et bien d'autres choses encore.
 
Il fut professeur de Français et d'Anglais dans les années 60 au collège de Milly qui était alors, avec le même nom, dans les murs de l'actuelle école Jean-Cocteau.
 
Il s'en souvint quant il écrivit « La puce à l'Oreille » qui le fit connaître comme un dénicheur d'expressions dont il cherchait, autant que faire se peut, à retrouver des origines attestées.
 
 

A propos de la connivence de langage nécessaire entre les gens, il écrivit ceci dans ce livre :
 
 
« Il y a trois ans, j'ai eu l'occasion de comparer d'une façon précise l'ambiance des cafés de la région parisienne et celle qui règne dans les cafés de chez nous. Par hasard, j'ai passé de longues heures, pendant plusieurs mois, dans un débit de boissons de Milly-la-Forêt, au sud de Paris. Je venais de résider en Corrèze, et une chose m'a frappé : les cafés de Milly-la-Forêt étaient beaucoup plus gais que ceux des petites villes, d'importance égale, de ma région. Je me suis vite rendu compte que les plaisanteries, les jeux de mots, les histoires drôles racontées par les consommateurs n'avaient aucun équivalent chez nous. En fait, ces gens du Hurepoix, (région comprise entre la Beauce et la Brie) cultivateurs, ou maçons, ou employés divers tout comme en Corrèze, maniaient le langage parlé avec une virtuosité et une invention remarquables : ils étaient réellement drôles. Seulement voilà : le français est leur langue authentique depuis toujours. Ils possèdent un français parlé avec lequel ils jouent, avec lequel ils savent plaisanter. Pour retrouver la même atmosphère de bonne humeur générale et de franche cocasserie, dans un petit café corrézien il faudrait remonter aux années 20, à une époque où les conversations s'y faisaient uniquement en occitan. De nos jours, les gens y sont beaucoup moins drôles, ils ne savent pas jouer avec la langue française et répètent, parfois, des blagues éculées du genre : « Comment vas-tu-yau de poêle ? » Ce n'est pas par manque de finesse, c'est tout simplement par manque de langage. Pour dire les choses poliment, ils sont à cheval sur deux proses... Et, bien sûr, comme on ne peut pas faire de jeux de mots sans mots, ce manque de langage devient un manque d'esprit. »