Actualités : Exposition et parution du livre "L'enseignement à Milly-la-Forêt"

lundi 22 juin 2009

La libération de Milly le 22 août 1944

.
Le 22 Août, c’est la libération de Milly par les troupes du Général PATTON. Un service de premier secours organisé à l’Ecole Maternelle est destiné à recevoir les premiers blessés éventuels. Vers 2 heures du matin, un gendarme qui faisait sa ronde vers Courances, est blessé. Depuis plusieurs jours, un détachement de S.S. stationne sur le boulevard Lyautey, ce qui surprend les Milliacois, mais qui présage que quelque chose va se passer. Dès le matin du 22 Août, par temps chaud et clair, des tirs d’artillerie alliée entre Etampes et Milly se rapprochent d’heure en heure, des avions de reconnaissance alliés survolent le plateau des fermes et orientent le tir. On s’attend au pire et c’est grâce à des renseignements précis que la ville de Milly est épargnée. Vers 14 heures, le tir reprend de plus belle ; il est dirigé cette fois sur la route de Fontainebleau et la route de Nemours sur lesquelles fuient les soldats allemands en déroute. Les S.S. quittent brusquement le boulevard en direction de l’Est et sont surpris par les avions anglais qui les mitraillent à l’extrémité jusqu’au parc de Chambergeot. Une fumée noire s’étend sur la route de Fontainebleau et sur celle de Nemours, il y a des morts et des blessés parmi l’armée en déroute. Les obus sifflent au-dessus de la ville. Une pièce d’artillerie allemande est mise au silence sur la route de Fontainebleau, près de la Guichère et un char ennemi détruit dans la «Vendée » non loin de la ferme Saint-Georges.
.
Camion Allemand incendié après mitraillage par les Mosquitos en face la ferme St-Georges près Milly Route de Fontainebleau.
.
Le tir est vigoureusement soutenu par des avions alliés qui nettoient le terrain. Pendant le tir de l’artillerie alliée, quelques obus tombent sur les parties Sud de la ville, le faubourg Saint-Blaise, à une cinquantaine de mètres du Monument aux Morts où la toiture d’une maison est percée par un obus ainsi qu’un coin de la Chapelle Saint-Blaise. Vers 17 heures environ, le tir quelque peu interrompu reprend de plus belle puis s’arrête. Il y succède un grand silence, un silence inaccoutumé, cachant à la fois l’anxiété et l’espoir. L’anxiété pour les moments à venir, l’espoir dans la joie confuse encore, mais réelle de retrouver la liberté après quatre longues et pénibles années d’occupation, de restrictions et d’incertitude.
A 18 heures, le craquement des mitrailleuses dans la Garenne, sur la Butte de Chatillon, sur les routes de Maisse et de la Ferté-Alais et dans les bois de Milly, suivis de l’apparition des premiers résistants milliacois et autres annonçant l’arrivée imminente de l’armée américaine. On doute encore, on hésite parfois, mais déjà naît la joie de la libération prochaine.
.


Soldats américains, rue Langlois

Dans les rues circulent des cyclistes qui distribuent des petits drapeaux américains avec des drapeaux français, et déjà l’armée de la libération américaine, précédée de l’Infanterie, armes à la main, suivie d’une quantité d’infirmiers aux casques marqués d’une énorme croix rouge pour mieux les reconnaître, contrôlant les rues et les maisons, se dirigeant d’un pas pressé vers l’Est sur les routes de Fontainebleau et de Nemours, suant et haletants, pleins d’entrain malgré la fatigue du jour, mais heureux d’avoir libéré dans la journée au moins 30 kilomètres de notre territoire, prend possession de la cuvette de Milly en la libérant de l’occupant ; mais les fantasssins ne sont pas seuls, car le gros de l’armée Patton les suit de près avec ses chars modernes et colossaux de 65 à 105 tonnes, des jeeps, des auto-mitrailleuses, l’artillerie lourde motorisée et des voitures amphibies.
.


Rue Langlois - Soldats américains et GMC

Le vrombissement des puissants moteurs fait trembler la chaussée et les maisons qui la bordent et de tous les quartiers de Milly, la foule se presse pour admirer les nouveaux venus et pour leur témoigner de la gratitude et exprimer la joie. A leur passage, des paquets de chocolat, de cigarettes et de chewing-gum sont lancés dans les rangs de leurs admirateurs. Les enfants remuent leurs petits drapeaux, et sans pouvoir donner libre cours à leur joie qu’ils partagent avec leurs aînés, ils se sentent heureux et émerveillés, car pour eux, c’est la fête, une fête inattendue, malgré le bruit infernal et le branle-bas, une fête de « douceurs » et de satisfaction. Milly tout entier est en fête. On recommence à respirer et à apprécier le prix de la liberté. Le roulement des voitures et des chars continue jusqu’à la tombée de la nuit. L’armée installe en hâte son infirmerie à l’Ecole Maternelle ainsi qu’une « roulante ».


Rue Langlois - Hotel des quatres vents avec la foule pour accueillir les forces américaines.

Dans la nuit, on entend encore des tirs d’artillerie isolés dans la forêt de Fontainebleau et, le lendemain continue le défilé ininterrompu de l’armée alliée à travers la ville en se dirigeant vers l’Est. Le quartier général se trouve alors au château du Rousset où séjourne le Général PATTON, chez Mme BEDU.
.


M. Poiget, maire de Milly et des FFI.

La libération de Milly est accomplie dans les meilleures conditions possibles et sans grands dégâts. La bifurcation de la route de Maisse et celle de Gironville d’où est arrivée l’armée libératrice a reçu le nom de « carrefour de la libération ». Des bornes kilométriques coniques sur lesquelles est marqué un flambeau, jalonnent la « Voie de la Liberté » de la Normandie jusqu’à la frontière, voie parcourue victorieusement par l’armée du Général PATTON. Cette voie traverse Milly d’Ouest en Est.


Hôpital américain installé sur le plateau de Maisse.


Sources : Milly et son histoire par Raymond-Auguste GEBER et Marcel HOUDY

dimanche 7 juin 2009

Le Salon du flacon à parfum fête ses 20 ans !

Au fils des ans, ce salon est devenu le principal salon européen consacré aux flacons à parfum, cartes parfumées et boites à poudre, où des collectionneurs venus de toute la France, mais également de Suisse, de Belgique et du Luxembourg se retrouvent sous la Halle de Milly-la-Forêt pour présenter et partager l’objet de leur passion.

Dimanche 28 juin de 8h à 17h
Entrée libre


Affiche illustrée par Niki de Saint-phalle pour le salon de 1991.
.


Affiche pour le salon de 2004.
.


Affiche pour le salon de 2009.

lundi 1 juin 2009

La chapelle Saint-Blaise des Simples, décorée par Jean COCTEAU


Chapelle Saint-Blaise, vers 1905

Au sud de Milly-la-Forêt, au milieu des champs où s’alignaient les plantes médicinales de renommée mondiale, on aperçoit une très simple chapelle solidement assise sur la plaine, grâce à ses piliers massifs, c’est la chapelle Saint-Blaise des Simples.

Cette chapelle construite au XIIè siècle, faisait partie d’un ensemble de bâtiments connu sous le nom de « Maladrerie de Saint-Blaise », qui avait été édifiée pour soigner les lépreux. Pourquoi Saint-Blaise ? On sait que Saint-Blaise, médecin et évêque de Sébaste (Arménie) s’était rendu célèbre pour des guérisons miraculeuses, il soignait au moyen des plantes et au Moyen Age, on l’invoquait souvent pour obtenir la gurésion des maux de gorge. Il jouissait d’une grande réputation à cette époque et il est à présumer que c’est pour cette raison que la Maladrerie de Milly fut placée sous son vocable.

Choix judicieux s’il en fût, puisqu’au XVIè siècle, la lèpre ayant disparu de Milly, la Maladrerie n’abritait plus aucun malade. Les bâtiments qui menaçaient ruine, furent détruits, et on ne conserve que la chapelle. Elle fut vendue comme bien national et acquise par le Bureau de Bienfaisance de la ville dont elle est restée la propriété jusqu’à nos jours.


Chapelle Saint-Blaise, en 2008

En 1958 quelques personnalités de la ville songèrent à restaurer et à faire décorer cette chapelle, afin de la rendre au culte et pour venir en aide aux œuvres sociales de Milly-la-Forêt. L’extérieur fut dégagé, à l’intérieur, un dallage taillé spécialement dans le grès des rochers, fut mis en place. Les murs relevés et repeints furent offerts au talent de M. Jean Cocteau, citoyen d’honneur de Milly-la-Forêt, qui accepta la lourde tâche de les décorer.

Ayant retenu le thème des Simples, qui l’avait charmé, Jean Cocteau traita les murs de la chapelle ainsi que les pages d’un herbier géant. Il composa une décoration de hampes fleuries, qui sont peintes sur les murs à la manière de celles que l’on colle dans un herbier.

Au-dessus de l’autel, dans un triangle qui évoque la Sainte Trinité, le « Christ aux Epines » émeut fortement.

Au-dessus, la « Ressurection du Christ », peint sur des fonds irisés d’une surprenante douceur.

Sur les marches de l’autel, posés sur un socle de bois très ancien (XVè siècle), repose une châsse contenant les reliques de Saint-Blaise, déposées en cet endroit le 19 Juin 1960 par Monseigneur Gillet, auxiliaire de Monseigneur Feltin, cardinal, archevêque de Paris.


Les vitraux qui décorent cette chapelle ont été exécutés sur des cartons de M. Jean Cocteau par un peintre verrier rhénan.

Enfin, la signature de Jean Cocteau, près du vieux bénitier de pierres, entre les pattes d’un chat qui regarde curieusement l’ange qui libère le Christ de la « Ressurection » sur le mur opposé.

C’est dans cette chapelle que repose le corps de Jean Cocteau, décédé à Milly-la-Forêt le 11 Octobre 1963. Une grande dalle toute nue, posée sur le sol, porte une inscription où, en quelques mots très simples, le poète a dit son désir de dormir là son dernier sommeil « Je reste avec vous »..

Les nombreux visiteurs qui défilent tous les jours, dans cette chapelle, tout en admirant son immense talent, rendent aussi un hommage ému à sa mémoire.

Comme un prolongement à la décoration intérieure, un jardin botanique entoure la chapelle. On y retrouve vivantes toutes les plantes qui ont servi de modèle aux peintures murales, ainsi que toutes celles qui sont cultivées dans la région de Milly, le plus important centre européen de culture médicinale.

La chapelle est inscrite à l’inventaire des Monuments Historiques depuis 1982


La chapelle est ouverte au public, de Pâques à la Toussaint, tous les jours sauf le mardi, de 10 à 12 heures et de 14h30 à 18 heures. Entre ces deux époques, tous les samedis, dimanches et jours fériés de 10h15 à 12h et de 14h30 à 17h.


mardi 26 mai 2009

Paul BECKER, sa vie, son œuvre

.
Paul BECKER est né le 8 juin 1920 à Troyes. Fils d'un couple de bonnetiers troyens, il était l'aîné de quatre enfants.
A 12 ans le lendemain de son certificat d’études, il travaille 12 heures par jour dans une usine de bonneterie.
De 1932 à 1935, il continue sa scolarité jusqu'au brevet élémentaire en cours du soir.
En 1936, il s’initie au vol planeur puis à l’avion.
De 1939 à 1942, il s’engage pour 3 ans, il sera un pilote de chasse émérite. Affecté au 19° GRCA, Commandant de réserve, pilote commissaire A.C.F. (Aéro Club de France), ses prouesses de pilote sont légendaires
En 1943, désigné pour partir en Allemagne; réfractaire, il entre alors comme officier dans la Résistance où il assure, avec quatre groupes armés, la sécurité d'un hôpital de premier secours du maquis.
A la Libération entre 1945 et 1950, il vend à l’armée un brevet concernant un véhicule tous terrains intéressant la Défense Nationale. Puis, il vend à un industriel un autre brevet ayant trait à des métiers de la bonneterie.
Il envisage d'acheter un avion et de faire des meetings mais sa famille refuse. Il achète alors un vieux moulin en Dordogne, qu'il restaure Iui-même. Il s’adonne à l’élevage.
En 1952, son beau-frère lui fait découvrir un bloc de quartz sur le côté d’un sentier, près du moulin. C’est le point de départ de sa carrière artistique, très influencée par son père qui peignait admirablement. Il commence par construire des maisons près de Thiviers puis quelques mois plus tard, il vend ses premières mosaïques.
En 1954, André MAUROIS compare ses œuvres à «une tapisserie de pierres»
Entre 1955 et 1960, il rencontre PICASSO, LURÇAT et COCTEAU à Cannes, qui lui offrent leur concours. Pierre MEUNIER de l'A.F.P. et ami de Jean COCTEAU apporte à l'été 1963, deux dessins que le maître a réalisés spécialement pour Paul BECKER: Orphée et Arbre de vie.
Pendant des années BECKER met au point de nouvelles techniques.
Ses efforts sont récompensés en 1961: «tu as apporté une chair à l'épiderme de la mosaïque» dira Jean COCTEAU à propos de ses compositions. Il est élu membre de l'Académie du Périgord.
En 1966, il devient veuf avec un fils de 16 ans mais il poursuit avec acharnement son œuvre.
Il quitte le Périgord en 1969 et s'installe en Essonne, d'abord au moulin Grena à Moigny.
Entre 1971 et 1972, il s’installe à La maison Blanche à Milly-la-Forêt.
C'est dans cette période que son Art évolue, il met au point de nouvelles techniques. Il rénove l'art du vitrail et un merveilleux Beethoven marque la première étape.
Après les vitraux monolithiques monochromes, ce sont les vitraux monolithiques polychromes qui voient le jour. La technique est au point, il ne manque plus que les conditions matérielles pour une réalisation à grande échelle.
Emerveillé par l'œuvre de BECKER, DOM ROBERT lui offre le droit de reproduction de ses cartons.
En 1971, pour le 7ème anniversaire de la mort de Cocteau, Paul Becker offre deux vitraux qui seront placés dans la chapelle Saint-Blaise des Simples.


Chapelle Saint-Blaise des Simples
Le 6 juin 1975, le conseil municipal de Milly-la-Forêt le nomme Citoyen d'honneur de la commune. Il rejoint ici Jean COCTEAU dans la notoriété.
Les recherches continuent: c'est la création des gemmes réflectantes. Il réalise alors des œuvres féeriques.
Il s’installe à Gironville en 1982.
En 1988, la Ville de Milly la Forêt décide de rendre hommage une nouvelle fois à son artiste de génie : une grande rétrospective de l’œuvre de Paul BECKER est organisée. On y découvre plus de 90 œuvres et deux premières mondiales : une interprétation des Simples dont COCTEAU orna la chapelle Saint Blaise ainsi que la réalisation d’un fragment de la tapisserie de DOM ROBERT, le Chat Noir, véritable tapisserie de pierre et de cristaux.
Le Conseil Général de l'Essonne, à son tour, l'honore en faisant l'acquisition d'une œuvre monumentale «Liberté» destinée à orner le hall du château de Chamarande, futur Institut de la Francophonie. Il est également sollicité pour créer les BECKER d'or, d'argent et de bronze du Festival International des Francophonies d'acteurs et le BECKER du Cheval, trophée destiné à récompenser les lauréats du concours international du trot attelé (U.N.A.T.).
Nouvelle consécration en 1991 : il est chargé de réaliser le cadeau destiné aux chefs d'états et aux représentants des pays qui, en 1993, participeront aux Il° Jeux de la Francophonie. La monnaie de Paris consacre cette œuvre par l'édition d'une médaille commémorative .
Paul Becker décède à 80 ans, le 19 novembre 2000 à l’hôpital de Champcueil.


L'Oiseau Joyeux, oeuvre offerte à la Ville de Milly-la-Forêt

dimanche 10 mai 2009

CHOMO, le Rodin des bois

Roger Chomeaux, dit "Chomo", est né le 28 janvier 1907 à Berlaimont (59), dans une famille très modeste.
Initié au spiritisme par sa tante et depuis toujours passionné de dessin, de poésie et de modelage, il obtient sans grande conviction son Certificat d'Études et se fait inscrire à l'École des Beaux-arts de Valenciennes (Académie de Sculpture), puis aux Beaux-arts de Paris où il gagne plusieurs prix. Marié et bientôt père de famille, il travaille comme décorateur de tapis quand survient la guerre. Bien que ajourné et père de trois enfants, il fut déclaré réserviste, puis mobilisé. Il a été fait prisonnier à Boulogne, puis déporté en Pologne, il simulera la surdité pour obtenir un rapatriement sanitaire.

De retour en France, responsable de trois enfants et incapable de gagner sa vie avec son art, il essaye d'abord de petits métiers, puis, harcelé par sa famille, préfère se retirer, seul, en pleine forêt de Fontainebleau, à Achères la Forêt, sur un terrain acheté par sa femme pendant l'Occupation. C'est là qu'il va vivre, dans le dénuement matériel le plus complet, et œuvrer durant plus de quarante ans, bénéficiant, comme tous les ermites, d'une liberté totale qu'il payera du prix parfois exorbitant de l'inconfort et de la solitude.

D'abord, forcé de se fournir sur place en matériaux et d'explorer les sous-bois et les décharges publiques, il développe la technique du « bois brûlé », puis celle des plastiques fondus, apprend à travailler le grillage et à utiliser les variétés de sable de la forêt. Pour abriter ses œuvres, de plus en plus nombreuses, il doit construire des bâtiments : avec des arbres morts, des pierres, du grillage, du staff et des bouteilles, il crée ainsi "l'Église des Pauvres", le "Sanctuaire des Bois Brûlés" et le "Refuge", appelé aussi à l'origine le "Remorqueur Réfrigéré". Les premiers visiteurs commencent à se manifester : c'est la naissance du Village d'Art Préludien.
En 1960, à la galerie Jean Camion, à Paris, rue des Beaux-arts, il avait fait sa première et unique exposition. Une manifestation spectaculaire, accompagnée d'une musique de sa composition, qui avait attiré l'attention d'André Breton et des derniers surréalistes. Depuis Chomo s'expose lui-même sur son petit hectare de forêt et vit de ce que lui donnent en repartant ses visiteurs.

Du 19 janvier au 3 février 1991, ses amis, admirateurs et adeptes ont organisé une grande exposition rétrospective de son œuvre en divers lieux de Milly-la-Forêt.

Chomo passait ses samedis et ses dimanches à initier son public aux secrets de sa création. Il est décédé en juillet 1999.

« Le Christ de Chomo »
Don de Chomo à la Ville de Milly à l’occasion de son exposition.


Revue "Artension" n°20 de janvier 1991



Revue "Artension" n°20 de janvier 1991



Revue "Artension" n°20 de janvier 1991
Sources : CHOMO par Roger Chomeaux aux éditions Jean-Claude Simoën (1978).
Remerciements à Françoise et Claude Hervé.

mercredi 29 avril 2009

Assiettes commémoratives de Milly la Forêt


Assiette diamètre 32 cm,
Verrerie d'Art de Soisy sur Ecole




Assiette diamètre 24 cm,
Illustrée avec le timbre "Marianne de Jean Cocteau",
Année 60




Assiette diamètre 24cm, édition limitée à 500 ex.
Dessin de F. Papi, pour le 5e centenaire de Halle en 1979.



Si vous possédez d'autres assiettes commémoratives de Milly, n'hesitez pas à m'envoyer une photo pour que je puisse mettre à jour ce post.

dimanche 26 avril 2009

Le lavoir de la Bonde


Lavoir de la Bonde, vers 1906.

Milly est dotée de vieilles pierres. C’est là, tout le charme de cette ville.

Mais au fil des ans, le temps fait ses ravages et des restaurations s’avèrent nécessaires. Ce fut le cas, en 1974, du lavoir situé devant le château.

Souvenir précieux d’une époque, le mur du fond s’était en partie écroulé. Consciente de ses trésors, et désireuse de les sauvegarder, la commune a décidé la reconstruction, dans le style, de ce lavoir. C’est l’entreprise Jean-Pierre Demont qui a réalisé les travaux.


Restauration du lavoir en décembre 1974.

samedi 28 mars 2009

La rue Saint-Jacques à Milly la Forêt

Va de la rue Langlois à la place Saint-Jacques.

La première partie de cette rue, de la rue Langlois à la rue Mortera, s’appelait rue aux Pelletiers. C’est là que se tenait le marché Saint-Jacques. Les Petites Halles s’élevaient à l’endroit le plus large de la rue, en face de la rue des Trois-Môles. La rue Saint-Jacques suivait, naturellement, la direction du fameux pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle.

A la place Saint-Jacques s’élevait l’ancienne église collégiale Saint-Jacques, construire sur les remparts de la ville, près de la Porte du même nom. Elle était la propriété de la Communauté des Pèlerins de Saint-Jacques. L’église avait des dépendances pour loger les nombreux pèlerins qui se rendaient à Saint-Jacques de Compostelle (du XIIe au XIVe siècle).

Au Moyen-Age, l’église possédait un Chapître. Une bulle du Pape Clément en 1305 tranféré en l’église Notre-Dame les « 4 ou 5 chanoines qui étaient alors en l’Eglise Saint-Jacques dudit Milly, pour qu’à l’avenir ne faire qu’un même corps et collège ».



Le titulaire de l’église Saint-Jacques était seigneur du quartier : il avait droit de lods et ventes, censives, etc. sur les maisons de la rue Saint-Jacques. Un Guillaume de Milly était chantre de l’église Saint-Jacques en 1312. Boutaric rapporte qu’en 1323, un arrêt condamna les habitants de Milly à payer 2 500 livres parisis audit chantre. En 1658, Messire Isaac Jourdain était chantre et chanoine de l’église Saint-Jacques. A cette époque, elle n’était plus église que de nom. En 1780, elle commençait à tomber en ruines. Elle fut fermée en 1790 et le cloche enlevée. La partie qui restait, appelée « chapelle » fut mise en vente en 1792 et adjugée 200 francs à un nommé Barberotte, qui la revendit à Claude Julvin, dit « Champagne ».

Sources : Les Rues de Milly - Promenade historique et archéologique dans Milly-en-Gâtinais par Georges Lasserre (1930).

samedi 14 mars 2009

Accident de voiture à Milly la Forêt le 7 juin 1905

.
Mercredi dernier, une coquette automobile passait à toute allure devant l’Abreuvoir de la Bonde. Le watmann eut-il une distraction ? S’oublia-t-il un instant dans la considération de la vaste et limpide nappe d’eau, ou a-t-il été distrait par les antiques tourelles et le pont-levis qui forme le fond du riant tableau ? Nous ne saurions le dire. Quoi qu’il en soit, l’une des roues du rapide véhicule alla buter contre le trottoir et se brisa. La glace coupevent vola en éclats. Quant à la voiture, elle s’affaissa tristement, à moitié versée. Les quatre parisiens qu’elle emportait en villégiature, descendirent assez piteusement, mais visiblement satisfaits tout de même d’avoir conservé tous leurs membres intacts.

Lorsqu’il me fut permis d’aller m’assurer que somme toute il n’y avait rien de grave, une foule énorme était là, commentant l’accident. Et devant l’automobile affalée, attendait un camion attelé de deux fringants chevaux, amenés là par M. Perrot, notre camionneur toujours prêt à rendre service.

Au milieu de la foule, je distinguai mon ami Machin, plongé dans une profonde rêverie (mon ami Machin est un philosophe que je vous présenterai quelque jour, amis lecteurs ; ou du moins je vous présenterais son intéressant portrait) – Que fais tu ? lui dis-je. – Je constate, me répondit-il, que malgré toutes les découvertes, l’homme en est toujours réduit à revenir à sa plus noble conquête, le cheval.
.
L'Abeille d'Epampes du 10 juin 1905.

mercredi 4 mars 2009

Exposition Henrik Kinski à Milly la Forêt

Deux ans après sa dernière exposition à Milly-la-Forêt, Kinski présentera ses dernières créations à l’Espace culturel du Moustier. Artiste bien connu à Milly-la-Forêt, puisque sa carrière artistique débute à la galerie de Kathy Bosc en 1983, aujourd’hui résident canadien et internationalement reconnu, Henrik Kinski sait évoluer et nous surprendre d’une exposition à l’autre par une recherche artistique et esthétique en constant cheminement. Cette exposition permettra de retrouver avec plaisir son talent et de découvrir les thématiques qui l’occupent actuellement.


Espace culturel du Moustier
Salle du 1er étage
Du 7 au 29 mars
Ouvert du mardi au dimanche
Entrée libre






Visiter le site d'Henrik Kinski : http://www.hkinski.com/