Actualités : Exposition et parution du livre "L'enseignement à Milly-la-Forêt"

samedi 14 février 2009

Fête de l’Union Française, le 3 juillet 1949 à Milly

Jouissant d’un temps splendide, la fête de l’Union Française a eu un succès considérable, tant par le nombre de visiteurs, que par leur qualité. De plus, au point de vue des relations amicales avec les Français de couleur, cette manifestation organisée par un petit canton de Seine et Oise, est appelée à voir un grand retentissement.

Le matin, un joyeux carillon réveillait la population à 9 h 15, l’abbé Letallier, curé doyen, célébrait une grande messe, au cours de laquelle après avoir excusé l’abbé Bonganda, député de l’Oubanguichari, retardé en cours de route, prononça un beau sermon à l’issue de la messe. L’abbé Boganda enfin arriva et prononça une vibrante allocution. De nombreuses personnalités assistaient à cette cérémonie religieuse.

A partir de 10 h 30, les personnalités commençaient à arriver à l’Hôtel de Ville et étaient reçus par M. Poiget, maire – conseiller général entouré de son conseil municipal, les honneurs étaient rendus par les gendarmes sous les ordres du capitaine Rouxel et par les sapeurs-pompiers. Un long cortège se formait pour se rendre au monument par les boulevards et était composé des enfants des écoles, de société de gymnastique, de jeunes filles habillées en costume indigène, les Ames Vaillantes, la Fanfare et la Clique, les Sociétés locales, les personnalités, le conseil municipal, la population, etc…
Après la minute de silence, une gerbe était déposée au nom de la municipalité et la Marseillaise éclatait. Le cortège se reformait, pour se rendre un peu plus loin où une tribune était dressée et de laquelle des discours allaient être prononcées pour l’inauguration des boulevards Joffre, Foch, Liautey, Eboué et de la place de la République. Tour à tour prirent la parole M. Poiget, Maire, M. Boisdon, Président de l’Assemblée de l’Union Française et M.Senghor, député du Sénégal. Les enfants des écoles, sous la direction de M.Serré, directeur d’école, chantèrent « Les trois petits soldats », dont les paroles sont de M.Joze Faure, lequel tint à les soutenir de la voix, ils furent chaleureusement applaudis. Les plaques Joffre et Foch furent découvertes et par la rue Mortera, place du Marché, avenue de Ganay, le long cortège se rendit boulevards Liautey et Félix Eboué pour dévoiler les plaques, et par la rue Langlois, le cortège revint à la Mairie

Un vin d’honneur était ensuite servi aux invités pendant que les personnalités signaient le Livre d’honneur.

A 13 heures, sous les Halles, un grand banquet de 169 couverts, avec mets coloniaux, était ensuite servi.

Le moment du dessert fut aussi celui des discours et tour à tour :

M. Poiget, maire de Milly, prit la parole, suivi du Colonel Furnari, président de l’Algérienne ; M. Joyet Faure, Président adjoint du Cercle France Union Française ; M. Ben Chénouf, député de Constantine ; M. Valentino, député de la Guadeloupe ; M. Francesco Praridi, président de l’Association des Amis de la France en Italie ; M. Marty, président du conseil général de Seine et Oise ; M. Gaston Monnerville, président du Conseil de la République.

Le cortège se reforma derrière la musique pour se rendre au théâtre de verdure, installé place Grammont, où un nombreux public put applaudir un très beau spectacle colonial.

La fête Saint Pierre qui avait débuté la veille par une très belle retraite aux flambeaux se continua le dimanche soir par une fête foraine, où chacun se rendit par le boulevard Lyautey, brillamment illuminé et vint dire un amical bonjour à Saint Pierre.


Le lundi, la ville se réveilla très tard, et ce n’est que vers 16 heures que l’atmosphère reprit au moment des jeux organisés par la municipalité pour les enfants. Les amateurs de danse et de sensations fortes continuèrent la fête lundi soir, jusqu’à une heure assez avancée au bal Duché et sur les autos skotter.


Abeille d’Etampes du 7 Juillet 1949

lundi 19 janvier 2009

La Fête des Pompiers de Milly du 3 juillet 1932

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Il y avait dimanche à Milly, vingt-quatre enfants qui étaient bien contents. Assis de front devant la porte de l’établissement qui les a recueillis, il y en avait des blonds, des bruns, des frisés, d’autres avec des baguettes de tambour sur la tête, ceux-ci avec de petits yeux malins, ceux-là avec des mirettes de jeunes mamans, mais ils étaient tous aussi sages les uns que les autres. On leur avait annoncé que la place Grammont où ne séjournent guère que les vieux bons papas qui cherchent l’ombre, où les petits gars qui jouent à la marelle, au bistinet, allait se remplir de pompiers, les enfants aiment bien les soldats, mais ils préfèrent encore les pompiers. Un pompier n’est jamais méchant ; un soldat ça tue quelques fois. Et puis, on leur avait dit encore que s’ils se tenaient bien on les conduirait sur la fête, où il y a un grand Saint-Pierre, en bois de chêne ; une fontaine qui la nuit verse de l’eau plein de feu ; un vrai lion dans une ménagerie ; un manège d’automobiles et un tas d’autres choses qui amusent bien les enfants. Voilà pourquoi ils se tenaient bien sages en attendant les pompiers ; leur maîtresse les tenait d’ailleurs à l’œil.

Vers dix heures, les pompiers commençaient à arriver. Ils s’en allaient d’abord réciter leurs leçons à l’école communale des garçons de la rue Sadi-Carnot, puis ils venaient se rassembler sur la place avec leurs engins, dont le plus beau était l’autopompe de Corbeil, une belle mécanique qui coûte dans les 125.000 francs. A côté d’elle « Lulu » d’Etampes, faisait sa fière tant qu’elle pouvait sous les yeux du bon Capitaine Girard et de ses 24 hommes. On parlait de la possibilité de se procurer un de ces beaux engins rouges pour pas beuaocup d’argent. Le service départemental en fait payer les deux tiers de leur valeur, mais pour cela l’autopompe ou la moto-pompe sont tenues au premier appel d’aller au secours des communes qui n’ont que des moyens insuffisants de combattre le feu. Ca va bien pendant que le feu brûle, mais après quand il faut régler les frais de déplacement de l’autopompe et des pompiers, les communes se font tirer l’oreille. Il y avait justement là un conseiller municipal d’Etampes, M.Liger, qui a établi le rapport de la Commission du budget de la ville où il a écrit : « Dans le service départemental de secours contre l’incendie, un centre principal a été créé à Etampes, avec téléphone de nuit et placé sous la direction du Capitaine Girard. Notre Centre a porté secours à différentes communes et il en est résulté naturellement des frais qui sont réclamés d’après le tarif départemental aux communes sinistrées. Or bien des petites communes n’ont pas dans leurs budgets les crédits nécessaires à ces remboursements. Tout en tenant compte de ces impossibilités, il n’en est pas moins vrai que nos sapeurs ne peuvent attendre des mois pour toucher les indemnités qui leur sont dues. Le règlement départemental n’a pas prévu ce cas, qui est malheureusement trop fréquent et les communes qui comme Etampes sont « Centres principaux » se trouvent dans l’obligation de faire des avances qui peuvent atteindre un chiffre important. Cette situation est regrettable et je vous demanderais d’émettre un vœu pour qu’il soit créé une Caisse Départementale du service de Secours contre l’incendie afin de faire les avances aux centres ou secteurs portant secours aux communes de leur circonscription. Ces communes rembourseraient ensuite la Caisse départementale ».

Cette manière de voir n’a pas manqué d’intéresser les membres du jury qui étaient, le chef de bataillon Mathon, commandant des sapeurs-pompiers de Rambouillet, président de l’Union Départementale ; les capitaines Cabué, de Longjumeau ; Bemelmans, de Sucy-en-Brie ; Gruber, de Palaiser et Girard d’Etampes.

Quant aux subdivisions de sapeurs-pompiers, elles étaient au nombre de dix en plus de celle de Milly, lieutenant Limery, et de celle de Méréville, qui étaient représentée par le sous-lieutenant Bretonnet. IL y avait donc :

Etampes, capitaine Girard, lieutenant Moreau et 24 hommes

Corbeil, capitaine Duval et 15 hommes.

Essonnes, lieutenant Auprince et 22 hommes.

Mesnil-Racoin, sous-lieutenant Houdy et 14 hommes, parmi lesquels le propre grand-père du commandant.

Soisy-sur-Ecole, lieutenant Michaux et 18 hommes.

Malesherbes, lieutenant Varverende et 18 hommes.

Tousson, lieutenant Jaury et 17 hommes.

La Ferté-Alais, lieutenant Mallet et 20 hommes, dont un petit tambour, Daniel Barnot, qui compte neuf printemps.

Le Vaudoué, lieutenant Mignon et 10 hommes.

Mondeville, lieutenant Hardouin et 15 hommes.

Ainsi ça en faisait des pompiers, mais le plus beau à l’idée de 24 petits enfants heureux, c’est quand la clique s’est formée de 48 clairons et tambours, faisant partie des subdivisions accourues à l’appel du Comité d’organisation, dont le président était le maire de Milly lui-même, M.Loubière qui, il n’y a pas très longtemps aussi, était encore un enfant et qui a su en conserver le franc sourire et la gentillesse.

Dans le vestibule de la maison commune, il accueillait aimablement les notabilités venues pour honorer la fête de leur présence : M.Gaubert, sous-préfet de Corbeil, et de la moitié de l’ex-arrondissement d’Etampes ; MM.De Ganay, conseiller général ; Chagot et Pommereau, conseillers d’arrondissement ; Devise, procureur de la République à Etampes et Régnié, capitaine de gendarmerie.

Au bas du perron, une section de sapeurs-pompiers forma le carré ; la sonnerie « ouvrez le ban » se fit entendre et M. le Sous-Préfet procéda à la remise des décorations décernées au cours de l’année au titre de la prévoyance sociale et de l’agriculture, à MM.Crenier Gustave, Petit Léon, Thorin Alfred et Mme Thévenin-Mazard.

A midi, les clairons sonnaient « à tour de bras » la soupe aux abords de l’Hôtel du Lion-d’Or, où avait lieu le banquet officiel, servi dans la grande salle du rez-de-chaussée, agrémentée en son milieu d’une frise à la Balas, tout à fait de circonstance. Que l’artiste improvisé qui a la brossa en soit complimenté. Une table en U. magnifiquement servie et décorée des plus belles fleurs de l’année ? réunit près de 100 convives.

M.Gauberi présidait, assisté de M.Maurice Dormans, député ; de Ganay, conseiller général ; Loubière, maire ; Chagot et Timbert, adjoints ; Devise, procureur de la République ; Régnié, capitaine de gendarmerie ; des membres du jury ; des maires des environs ; des conseillers municpaux et des notables du pays.

Il y avait là aussi les anciens et nouveaux membres de la compagnie des sapeurs-pompiers de Milly, dont on célébrait le cinquantenaire, et parmi eux Papa Léon Voituron, qui avec son camarade Léon Pinasson, sont les deux seuls survivants de la subdivision lors de sa formation en 1882. Elle était alors commandée par le sous-lieutenant Courbet, qui fut remplacé bientôt par l’adjudant Limery. Mais ce n’est qu’en 1888 que la compagnie fut sérieusement constituée, sous le commandant du regretté lieutenant Chagot. En 1889, elle pouvait célébrer la Sainte-Barbe et nous en trouvons l’écho dans l’Abeille d’Etampes du 14 Décembre 1889 qui en donne la relation suivante :

« La Société des Sapeurs-Pompiers, réorganisée depuis moins d’une année a fêté la Sainte-Barbe samedi dernier ; elle avait convoqué tous les membres honoraires au banquet qu’elle donnait à l’Hôtel du Lion-d’Or. Un grand nombre d’entre eux, parmi lesquels M. le Maire et plusieurs personnes notables ont tenu à répondre à cette invitation. Il y avait longtemps qu’un banquet de cette importance n’avait été fait et néanmoins le service a été admirable et la cuisine bonne.

Au dessert, M. le docteur Carassus, a par une allocution chaleureuse, vivement exhorté les pompiers à rester toujours unis et à célébrer avec allégresse la fête qui les rassemblait :

Plus d’une fois, leur-a-t-il dit, vous serez dans l’exercice de vos fonctions à la peine ; soyez aujourd’hui tout à la joie ; rompez ensemble le pain et le sel de la fraternité et buvons à l’union et à la concorde entre tous les pompiers ».

Ensuite, M.Chagot, lieutenant, a remercié M. le Maire et tous ceux qui ont contribué à la réorganisation de la Société et en élevant son verre a proposé de boire à leur santé. Ce toast a été ainsi bien applaudi.
L'Abeille d'Etampe du 9 juillet 1932.

dimanche 11 janvier 2009

La rue Mortera à Milly-la-Forêt

Du nom du fondateur de la Société de Secours Mutuels, Rue Saint-Blaise jusqu’en 1917.

La partie de cette rue entre la rue Farnault et la rue Saint-Jacques s’appelait autrefois rue aux Juifs, puis rue de Brutus, sous la Révolution ; en l’An II s’appelait rue Voiturier, du nom du député révolutionnaire qui vient à Milly destituer la municipalité d’alors, jugée trop tiède pour l’époque !

En 1496, cette rue se nommait rue Saint-Ladre. Autrefois, un grand nombre de commerçants habitaient cette rue. On y voyait encore de nombreuses boutiques, il y a une cinquantaine d’années.

Sources : Les Rues de Milly - Promenade historique et archéologique dans Milly-en-Gâtinais par Georges Lasserre (1930).

Henri Mortera est décédé au n°33 de cette rue le 5 février 1850. Une plaque est apposée sur la maison.

La rue Mortera fut renommée "Rue Jean Cocteau" en 1963.

lundi 29 décembre 2008

Le pélerinage de Buno Bonnevaux

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C’est en 1875 que les propriétaires du château de Moignanville avaient fait édifier dans leur propriété, au sommet d’une colline, ce monument, en mâchefer, sur lequel avait été dressée une statue du Sacré-Cœur. Au cours des années qui suivirent, une procession fut organisée annuellement, le jour de ladite fête du Sacré-Cœur. Et, en particulier, les jeunes épouses qui ne pouvaient pas avoir d’enfants venaient, ce jour là, toucher le gros orteil dudit Sacré-Cœur, espérant qu’il voudrait bien exaucer leur vœu. Cette fête qui avait débuté vers 1900 dura jusque vers 1960. Mais si, au début du siècle, elle attirait comme le montre les cartes postales de nombreux pèlerins, elle ne connaissait plus le même succès vers 1940.

D’après B.Quinet, Monographie de Buno-Bonnevaux, 1987
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Château de Moignanville


Le Sacré-Coeur


Les pélerins sur la place de l'église



Retour de la procession


Intérieur de l'église

vendredi 26 décembre 2008

Le Moustier de Péronne à Milly la Forêt

Au numéro 41 de la rue Langlois, on remarque une belle porte plein-cintre, du XIVe siècle, indiquée à tort du VIIe, sur plusieurs guides et ouvrages. C’est une porte de chapelle qui s’élevait devant le petit bâtiment sous lequel se trouve encore une salle voûtée, avec pilier central à chapiteau sculpté, du XIVe siècle et comprenant un déambulatoire au nord. Au milieu du parc existe une très vieille cave du Moyen-Age. Là se trouvait anciennement le « Moustier de Péronne » qui comprenait toute la partie de la ville entre la rue Langlois, le boulevard du Nord et la place du Colombier. Il était entouré de « haultes murailles cresnelées ». Les bâtiments s’élevaient à l’angle de la rue Maillard.

Le Moustier de Péronne avait une certaine importance. Pendant la guerre de Cent Ans, il fut assiégé plusieurs fois. Il fut brûlé entièrement en 1433.

Sources : Les Rues de Milly - Promenade historique et archéologique dans Milly-en-Gâtinais par Georges Lasserre (1930).
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Parc du "Moustier".


Le jardin, vers 1910.


L'auberge "Le Moustier" était l'une des meilleurs tables du département.

La Crypte du Moustier est rouverte au public depuis fin juin 2007, elle accueille des expositions temporaires.

La porte du Moustier a été restaurée en juin 2008. La restauration, subventionnée à 80% par le Parc naturel régional du Gâtinais français, a été réalisée par une entreprise locale. Celle-ci, selon les recommandations de l'Architecte des bâtiments de France, a utilisé des matériaux anciens (tuiles, chaux, etc.) dans le respect du bâtiment d'origine.

samedi 13 décembre 2008

Inauguration de la gendarmerie de Milly en Gâtinais

Devant notre Hôtel de Ville magnifiquement pavoisé et par un temps vraiment radieux où le soleil venait de sa présence rehausser l’éclat de cette journée qui s’annonçait sous les meilleurs auspices, le long cortège des officiels et la foule attendaient patiemment l’arrivée de M. le Préfet, quand on put craindre qu’un regrettable contre-temps vint obliger à modifier le programme, un appel téléphonique du Ministre de l’Intérieur avisait en effet que M. Billecard étant retenu, il demandait qu’il soit procédé en son absence aux opérations du Conseil de Révision.

Il en fut ainsi et tout se terminait, quand un second appel retentit, venant informer du départ de Paris et annonçait l’arrivée dans 40 minutes de M. Billecard. En effet, à 12 heures moins 20, précédé d’une escouade de motocyclistes de la police de la route, une voiture gouvernementale s’arrêtait devant le perron de la Mairie où M. De Ganay, conseiller général, et M. Loubière, Maire, accueillaient M. le Préfet en lui présentant les diverses personnalités du canton et les invités groupés sur la place même, dans un caractère de grande simplicité, évitant de pénétrer dans l’édifice municipal pour ne pas retarder pas trop l’horaire.


L'ancienne gendarmerie

Un cortège se formait aussitôt et arrivait à notre nouvelle Gendarmerie où une foule compacte était maintenue par le service d’ordre ; la clique de la Fanfare municipale exécutait avec brio des sonneries militaires et une section de gendarmes présentait les armes ; M. le Capitaine Verstracte, commandant la compagnie d’Etampes, faisait les honneurs du casernement qui recueillit les appréciations les plus flatteuses. On admira la sobriété de la construction qui s’allie si parfaitement à sa solidité spécialement conçue en vue de la défense passive et on vanta le confort et le pratique des appartements et dépendances.
Le départ s’opéra avec la même cérémonie que l’arrivée et par nos promenades, l’on se dirigea vers le Boulevard du Nord où devait être servi un grand banquet dans la Salle des Fêtes. Une table de 62 couverts, dressée avec goût, ornée d’œillets roses, dans ce cadre élégant que pas la moindre décoration ne venait modifier, mais où un magnifique parterre d’innombrables fleurs mélangées aux plantes vertes semblait avoir soudainement surgi pour l’enchantement des yeux. Sur la scène elle-même et devant comme une exposition dans la verdure touffus des ruscus esculantus, des cyclamens rouges écarlates s’harmonisaient avec le rideau grenat dont les plis baignés par le soleil avaient des reflets de pétales de roses. Dans toute la salle, il en était de même où les fleurs et les plantes vertes étaient disposées en parterre.
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Le menu composé de mets succulents abondamment servis, justifia la réputation si méritée de l’excellent traiteur milliacois Pariot qui s’était vraiment surpassé ; le service fut en tous points parfait et les convives ne cessèrent de louer cette réception.

Au dessert, la parole fut donnée à M. Loubière, maire, qui, d’une voix bien timbrée, salua en termes aimables au nom de la municipalité, M. le Préfet qui était notre hôte pour la première fois depuis qu’il assure la lourde tâche d’administrer notre grand département. Il lui traduisit avec sentiment sa gratitude pour l’aide bienveillante qui lui a été apportée par lui-même et ses services dans les dernières années, associant son collaborateur M. le Sous-Préfet de Corbeil à la reconnaissance exprimée.


La nouvelle gendarmerie

doit faire cesser les luttes intestines, se grouper, faire front. Notre Pays, capable des plus prodigieux redressements, des plus magnifiques réactions à une heure grave, ne doit pas attendre celle-ci s’il veut éviter le péril ; c’est à moins cinq qu’il faut sonner le rassemblement ». Et, baissant le ton, il dit qu’il est de son devoir de déclarer que cette heure est arrivée, la situation est alarmante, il est grand temps de se ressaisir ; avec fermeté, il insiste en ces termes pathétiques, s’excusant d’assombrir cette fête. A ce moment, de l’extérieur, les cuivres de conscrits font entendre une joyeuse sonnerie, et c’est alors qu’en termes émouvants, il s’écrie : « Ressaisissons-nous, unissons-nous si nous ne voulons pas entendre un matin une pareille sonnerie dont les accents seraient si tristes ! ». Il termine enfin sur une note d’espoir basée sur les hautes ressources morales, économiques et financières de notre beau Pays dont il salue le chef en la personne de M. le Président de la République, à la santé duquel il convie l’assemblée à lever son verre. Un tonnerre d’applaudissements couvre ces dernières paroles ; on prolongerait volontiers la réunion, mais il est déjà très tard, on attend ailleurs et l’on doit se séparer.
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L'Abeille d'Etampe du 15 avril 1939.

lundi 24 novembre 2008

Jean SUNNY à Milly la Forêt

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Jean Sunny s'était illustré en étant le premier à rouler en voiture sur deux roues, grâce à des pneus surgonflés, et à un différentiel de chassis bricolé.

Le célèbre cascadeur Jean SUNNY, s'est produit Place du Marché. Si vous avez assisté à ces cascades et que vous souhaitez faire part de vos souvenirs aux lecteurs de ce site, contactez moi !




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mercredi 19 novembre 2008

La rue de Melun à Milly la Forêt


Cette rue va de la Croix d’en bas au boulevard du Nord. C’est l’ancienne route de Melun qui était très passagère et qui passait sous la porte de ce nom qui s’élevait à l’entrée du boulevard.

Au numéro 19, se trouve une curieuse maison dite Maison du Bailli (on ne sais pas pourquoi). Cette maison a été restaurée à la Renaissance, mais l’étude des portes et des fenêtres, en pierres de taille à larges chanfreins, et de la tourelle, permet de la faire remonter au Moyen-Age.

Sources : Les Rues de Milly - Promenade historique et archéologique dans Milly-en-Gâtinais par Georges Lasserre (1930).

mardi 11 novembre 2008

Vol de légumes à Milly la Forêt !!

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Depuis longtemps, la gendarmerie de Milly était informée que de nombreux vols de légumes étaient commis au préjudice des maraîchers de la localité ; jusqu’ici les recherches pour découvrir les auteurs de ces vols étaient restées infructueuses et l’on aurait cherché longtemps si l’un de ces maraudeurs n’avait été dénoncé par sa propre femme : on est jamais trahi que par les siens.

C’est à un double titre que L…, jardinier au hameau de Saint-Pierre-de-Milly, a été obligé de reconnaître la vérité de cet aphorisme. En effet, marié à une femme beaucoup plus jeune que lui, L… a vu de bonne heure une végétation encombrante pousser sur sa tête ; trop souvent la volage épouse donnant des coups de canif dans le contrat conjugal, s’en allait soit à la Ferté-Alais, soit à Malesherbes « passer une journée ou deux chez sa cousine ».

Cependant, L… aime beaucoup sa femme – « N’est-ce pas, Fernande ? » - c’est pour lui être agréable qu’il a commis les vols pour lesquels il est poursuivi. Un jour, pendant qu’elle était en état de grossesse, la femme L… eut l’envie de manger des asperges ; on sait quelles conséquences déplorables peut avoir la privation d’un aliment désiré par une femme dans cette position. Aussi, L… n’hésita pas ; il s’en alla en… voler dans le jardin de son voisin.

- C’est bien moins cher comme cela, se dit-il !

Le jour du baptême, Mme L…, quoique délivrée, eut envie de manger des haricots. On ne peut rien refuser à sa femme le jour du baptême. L… s’en alla en chercher dans un jardin appartenant à M. Boissard ; mais au moment où il s’apprêtait à en emporter une « boisselée » qu’il avait attachée avec sa ceinture, le propriétaire survint ; le voleur de haricots dut s’enfuir, abandonnant son butin et sa ceinture.

Cette opération n’avait pas été fructueuse ; pour s’indemniser L… s’en alla dans le jardin de M. Genevelle et y prit des choux, qu’il revendit ensuite.

L… veut bien reconnaître qu’il a volé des asperges et des haricots, mais pour les choux, c’est une autre affaire.

- Si j’en avais pris, je vous le dirais, dit-il, n’est-ce pas Fernande, je n’en ai pas pris ?

Mais Fernande au lieu de venir en aide à son mari, lui reproche d’avoir volé des bottes de paille au préjudice de M. Bédu.

- Ca c’est vrai, dit L…, quand les soldats ont passé à Milly, je ne pouvais pas les faire coucher par terre, je suis allé en chercher quelques bottes dans la propriété de M. le Maire.

Dans des conditions semblables, L… a volé environ 40 kilogrammes de « méchants raisins » dans la propriété de Mme Jamet à Oncy ; deux pannerées de pommes chez M. Gauthier, une paire de traits, des bottes de paille d’avoine, etc…

- Il a encore volé des oignons qui ont été retrouvés au moment de la vente, s’écrie Mme L…, qui par cette dernière révélation accable le malheureux jardinier.

Enfin, L… est inculpé d’avoir porté de violents coups de pied et de poing à sa femme, le jour du Mardi-Gras ; il reconnaît avoir infligé cette correction matrimoniale à sa femme, parce qu’elle avait fait cuire des crêpes pendant deux jours, bref, il reconnaît tout « sauf les choux ».

L…, véritable victime de l’amour conjugal, est condamné à trois mois de prison.
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L'Abeille d'Etampes du 20 avril 1901

mercredi 29 octobre 2008

Avis de recherche !!

Je recherche le nom de ces personnes et l’adresse du commerce. Merci par avance à ceux et celles qui pourront m’aider.

Au dos de la carte, on peut lire :

Milly-la-Forêt, le 13 septembre
Dimanche nous avons été photographiés devant notre magasin de Milly-la-Forêt. Je vous écris sur la photographie qui vous fera souvenir de notre amitié.
Léone

Réponse : Il semble qu'il s'agisse du café "Le passé retrouvé au 1 Bd Félix-Eboué