Actualités : Exposition et parution du livre "L'enseignement à Milly-la-Forêt"

dimanche 11 janvier 2009

La rue Mortera à Milly-la-Forêt

Du nom du fondateur de la Société de Secours Mutuels, Rue Saint-Blaise jusqu’en 1917.

La partie de cette rue entre la rue Farnault et la rue Saint-Jacques s’appelait autrefois rue aux Juifs, puis rue de Brutus, sous la Révolution ; en l’An II s’appelait rue Voiturier, du nom du député révolutionnaire qui vient à Milly destituer la municipalité d’alors, jugée trop tiède pour l’époque !

En 1496, cette rue se nommait rue Saint-Ladre. Autrefois, un grand nombre de commerçants habitaient cette rue. On y voyait encore de nombreuses boutiques, il y a une cinquantaine d’années.

Sources : Les Rues de Milly - Promenade historique et archéologique dans Milly-en-Gâtinais par Georges Lasserre (1930).

Henri Mortera est décédé au n°33 de cette rue le 5 février 1850. Une plaque est apposée sur la maison.

La rue Mortera fut renommée "Rue Jean Cocteau" en 1963.

lundi 29 décembre 2008

Le pélerinage de Buno Bonnevaux

.
C’est en 1875 que les propriétaires du château de Moignanville avaient fait édifier dans leur propriété, au sommet d’une colline, ce monument, en mâchefer, sur lequel avait été dressée une statue du Sacré-Cœur. Au cours des années qui suivirent, une procession fut organisée annuellement, le jour de ladite fête du Sacré-Cœur. Et, en particulier, les jeunes épouses qui ne pouvaient pas avoir d’enfants venaient, ce jour là, toucher le gros orteil dudit Sacré-Cœur, espérant qu’il voudrait bien exaucer leur vœu. Cette fête qui avait débuté vers 1900 dura jusque vers 1960. Mais si, au début du siècle, elle attirait comme le montre les cartes postales de nombreux pèlerins, elle ne connaissait plus le même succès vers 1940.

D’après B.Quinet, Monographie de Buno-Bonnevaux, 1987
.

Château de Moignanville


Le Sacré-Coeur


Les pélerins sur la place de l'église



Retour de la procession


Intérieur de l'église

vendredi 26 décembre 2008

Le Moustier de Péronne à Milly la Forêt

Au numéro 41 de la rue Langlois, on remarque une belle porte plein-cintre, du XIVe siècle, indiquée à tort du VIIe, sur plusieurs guides et ouvrages. C’est une porte de chapelle qui s’élevait devant le petit bâtiment sous lequel se trouve encore une salle voûtée, avec pilier central à chapiteau sculpté, du XIVe siècle et comprenant un déambulatoire au nord. Au milieu du parc existe une très vieille cave du Moyen-Age. Là se trouvait anciennement le « Moustier de Péronne » qui comprenait toute la partie de la ville entre la rue Langlois, le boulevard du Nord et la place du Colombier. Il était entouré de « haultes murailles cresnelées ». Les bâtiments s’élevaient à l’angle de la rue Maillard.

Le Moustier de Péronne avait une certaine importance. Pendant la guerre de Cent Ans, il fut assiégé plusieurs fois. Il fut brûlé entièrement en 1433.

Sources : Les Rues de Milly - Promenade historique et archéologique dans Milly-en-Gâtinais par Georges Lasserre (1930).
.


Parc du "Moustier".


Le jardin, vers 1910.


L'auberge "Le Moustier" était l'une des meilleurs tables du département.

La Crypte du Moustier est rouverte au public depuis fin juin 2007, elle accueille des expositions temporaires.

La porte du Moustier a été restaurée en juin 2008. La restauration, subventionnée à 80% par le Parc naturel régional du Gâtinais français, a été réalisée par une entreprise locale. Celle-ci, selon les recommandations de l'Architecte des bâtiments de France, a utilisé des matériaux anciens (tuiles, chaux, etc.) dans le respect du bâtiment d'origine.

samedi 13 décembre 2008

Inauguration de la gendarmerie de Milly en Gâtinais

Devant notre Hôtel de Ville magnifiquement pavoisé et par un temps vraiment radieux où le soleil venait de sa présence rehausser l’éclat de cette journée qui s’annonçait sous les meilleurs auspices, le long cortège des officiels et la foule attendaient patiemment l’arrivée de M. le Préfet, quand on put craindre qu’un regrettable contre-temps vint obliger à modifier le programme, un appel téléphonique du Ministre de l’Intérieur avisait en effet que M. Billecard étant retenu, il demandait qu’il soit procédé en son absence aux opérations du Conseil de Révision.

Il en fut ainsi et tout se terminait, quand un second appel retentit, venant informer du départ de Paris et annonçait l’arrivée dans 40 minutes de M. Billecard. En effet, à 12 heures moins 20, précédé d’une escouade de motocyclistes de la police de la route, une voiture gouvernementale s’arrêtait devant le perron de la Mairie où M. De Ganay, conseiller général, et M. Loubière, Maire, accueillaient M. le Préfet en lui présentant les diverses personnalités du canton et les invités groupés sur la place même, dans un caractère de grande simplicité, évitant de pénétrer dans l’édifice municipal pour ne pas retarder pas trop l’horaire.


L'ancienne gendarmerie

Un cortège se formait aussitôt et arrivait à notre nouvelle Gendarmerie où une foule compacte était maintenue par le service d’ordre ; la clique de la Fanfare municipale exécutait avec brio des sonneries militaires et une section de gendarmes présentait les armes ; M. le Capitaine Verstracte, commandant la compagnie d’Etampes, faisait les honneurs du casernement qui recueillit les appréciations les plus flatteuses. On admira la sobriété de la construction qui s’allie si parfaitement à sa solidité spécialement conçue en vue de la défense passive et on vanta le confort et le pratique des appartements et dépendances.
Le départ s’opéra avec la même cérémonie que l’arrivée et par nos promenades, l’on se dirigea vers le Boulevard du Nord où devait être servi un grand banquet dans la Salle des Fêtes. Une table de 62 couverts, dressée avec goût, ornée d’œillets roses, dans ce cadre élégant que pas la moindre décoration ne venait modifier, mais où un magnifique parterre d’innombrables fleurs mélangées aux plantes vertes semblait avoir soudainement surgi pour l’enchantement des yeux. Sur la scène elle-même et devant comme une exposition dans la verdure touffus des ruscus esculantus, des cyclamens rouges écarlates s’harmonisaient avec le rideau grenat dont les plis baignés par le soleil avaient des reflets de pétales de roses. Dans toute la salle, il en était de même où les fleurs et les plantes vertes étaient disposées en parterre.
..

Le menu composé de mets succulents abondamment servis, justifia la réputation si méritée de l’excellent traiteur milliacois Pariot qui s’était vraiment surpassé ; le service fut en tous points parfait et les convives ne cessèrent de louer cette réception.

Au dessert, la parole fut donnée à M. Loubière, maire, qui, d’une voix bien timbrée, salua en termes aimables au nom de la municipalité, M. le Préfet qui était notre hôte pour la première fois depuis qu’il assure la lourde tâche d’administrer notre grand département. Il lui traduisit avec sentiment sa gratitude pour l’aide bienveillante qui lui a été apportée par lui-même et ses services dans les dernières années, associant son collaborateur M. le Sous-Préfet de Corbeil à la reconnaissance exprimée.


La nouvelle gendarmerie

doit faire cesser les luttes intestines, se grouper, faire front. Notre Pays, capable des plus prodigieux redressements, des plus magnifiques réactions à une heure grave, ne doit pas attendre celle-ci s’il veut éviter le péril ; c’est à moins cinq qu’il faut sonner le rassemblement ». Et, baissant le ton, il dit qu’il est de son devoir de déclarer que cette heure est arrivée, la situation est alarmante, il est grand temps de se ressaisir ; avec fermeté, il insiste en ces termes pathétiques, s’excusant d’assombrir cette fête. A ce moment, de l’extérieur, les cuivres de conscrits font entendre une joyeuse sonnerie, et c’est alors qu’en termes émouvants, il s’écrie : « Ressaisissons-nous, unissons-nous si nous ne voulons pas entendre un matin une pareille sonnerie dont les accents seraient si tristes ! ». Il termine enfin sur une note d’espoir basée sur les hautes ressources morales, économiques et financières de notre beau Pays dont il salue le chef en la personne de M. le Président de la République, à la santé duquel il convie l’assemblée à lever son verre. Un tonnerre d’applaudissements couvre ces dernières paroles ; on prolongerait volontiers la réunion, mais il est déjà très tard, on attend ailleurs et l’on doit se séparer.
.

L'Abeille d'Etampe du 15 avril 1939.

lundi 24 novembre 2008

Jean SUNNY à Milly la Forêt

.
Jean Sunny s'était illustré en étant le premier à rouler en voiture sur deux roues, grâce à des pneus surgonflés, et à un différentiel de chassis bricolé.

Le célèbre cascadeur Jean SUNNY, s'est produit Place du Marché. Si vous avez assisté à ces cascades et que vous souhaitez faire part de vos souvenirs aux lecteurs de ce site, contactez moi !




.

mercredi 19 novembre 2008

La rue de Melun à Milly la Forêt


Cette rue va de la Croix d’en bas au boulevard du Nord. C’est l’ancienne route de Melun qui était très passagère et qui passait sous la porte de ce nom qui s’élevait à l’entrée du boulevard.

Au numéro 19, se trouve une curieuse maison dite Maison du Bailli (on ne sais pas pourquoi). Cette maison a été restaurée à la Renaissance, mais l’étude des portes et des fenêtres, en pierres de taille à larges chanfreins, et de la tourelle, permet de la faire remonter au Moyen-Age.

Sources : Les Rues de Milly - Promenade historique et archéologique dans Milly-en-Gâtinais par Georges Lasserre (1930).

mardi 11 novembre 2008

Vol de légumes à Milly la Forêt !!

.
Depuis longtemps, la gendarmerie de Milly était informée que de nombreux vols de légumes étaient commis au préjudice des maraîchers de la localité ; jusqu’ici les recherches pour découvrir les auteurs de ces vols étaient restées infructueuses et l’on aurait cherché longtemps si l’un de ces maraudeurs n’avait été dénoncé par sa propre femme : on est jamais trahi que par les siens.

C’est à un double titre que L…, jardinier au hameau de Saint-Pierre-de-Milly, a été obligé de reconnaître la vérité de cet aphorisme. En effet, marié à une femme beaucoup plus jeune que lui, L… a vu de bonne heure une végétation encombrante pousser sur sa tête ; trop souvent la volage épouse donnant des coups de canif dans le contrat conjugal, s’en allait soit à la Ferté-Alais, soit à Malesherbes « passer une journée ou deux chez sa cousine ».

Cependant, L… aime beaucoup sa femme – « N’est-ce pas, Fernande ? » - c’est pour lui être agréable qu’il a commis les vols pour lesquels il est poursuivi. Un jour, pendant qu’elle était en état de grossesse, la femme L… eut l’envie de manger des asperges ; on sait quelles conséquences déplorables peut avoir la privation d’un aliment désiré par une femme dans cette position. Aussi, L… n’hésita pas ; il s’en alla en… voler dans le jardin de son voisin.

- C’est bien moins cher comme cela, se dit-il !

Le jour du baptême, Mme L…, quoique délivrée, eut envie de manger des haricots. On ne peut rien refuser à sa femme le jour du baptême. L… s’en alla en chercher dans un jardin appartenant à M. Boissard ; mais au moment où il s’apprêtait à en emporter une « boisselée » qu’il avait attachée avec sa ceinture, le propriétaire survint ; le voleur de haricots dut s’enfuir, abandonnant son butin et sa ceinture.

Cette opération n’avait pas été fructueuse ; pour s’indemniser L… s’en alla dans le jardin de M. Genevelle et y prit des choux, qu’il revendit ensuite.

L… veut bien reconnaître qu’il a volé des asperges et des haricots, mais pour les choux, c’est une autre affaire.

- Si j’en avais pris, je vous le dirais, dit-il, n’est-ce pas Fernande, je n’en ai pas pris ?

Mais Fernande au lieu de venir en aide à son mari, lui reproche d’avoir volé des bottes de paille au préjudice de M. Bédu.

- Ca c’est vrai, dit L…, quand les soldats ont passé à Milly, je ne pouvais pas les faire coucher par terre, je suis allé en chercher quelques bottes dans la propriété de M. le Maire.

Dans des conditions semblables, L… a volé environ 40 kilogrammes de « méchants raisins » dans la propriété de Mme Jamet à Oncy ; deux pannerées de pommes chez M. Gauthier, une paire de traits, des bottes de paille d’avoine, etc…

- Il a encore volé des oignons qui ont été retrouvés au moment de la vente, s’écrie Mme L…, qui par cette dernière révélation accable le malheureux jardinier.

Enfin, L… est inculpé d’avoir porté de violents coups de pied et de poing à sa femme, le jour du Mardi-Gras ; il reconnaît avoir infligé cette correction matrimoniale à sa femme, parce qu’elle avait fait cuire des crêpes pendant deux jours, bref, il reconnaît tout « sauf les choux ».

L…, véritable victime de l’amour conjugal, est condamné à trois mois de prison.
.
L'Abeille d'Etampes du 20 avril 1901

mercredi 29 octobre 2008

Avis de recherche !!

Je recherche le nom de ces personnes et l’adresse du commerce. Merci par avance à ceux et celles qui pourront m’aider.

Au dos de la carte, on peut lire :

Milly-la-Forêt, le 13 septembre
Dimanche nous avons été photographiés devant notre magasin de Milly-la-Forêt. Je vous écris sur la photographie qui vous fera souvenir de notre amitié.
Léone

Réponse : Il semble qu'il s'agisse du café "Le passé retrouvé au 1 Bd Félix-Eboué

dimanche 26 octobre 2008

Atterrissage d'un ballon à Milly-la-Forêt

Au moment où chacun se rendait à la distribution des prix du concours cantonnal et des écoles de la ville, un ballon est apparu au-dessus de Milly ; et, comme il descendait, beaucoup de personnes, plus de deux cents, ont couru du côté par où il paraissait vouloir s’attérir, et sont arrivées sur les lieux en même temps que les aéronautes mettaient pied à terre (territoire d’Oncy, lieu dit la Montagne-Royale).

Cet aérostat était monté par trois personnes, dont deux officiers du génie, un capitaine et un lieutenant, et l’aéronaute.

Le ballon, parti à huit heures du matin de Meudon, est descendu à trois heures du soir ; il avait donc mis sept heures pour parcourir environ cinquante kilomètres.

Les voyageurs, à leur arrivée, ne paraissaient nullement émotionnés, ni fatigués du voyage aérien qu’ils venaient de faire à une hauteur de 1 500 mètres.

Nos trois aéronautes ont reçu le plus bienveillant accueil de M. Usèbe, propriétaire du château de Milly, qui les a ramenés chez lui et les a retenus à dîner.

M. le docteur Grognot, qui s’était rendu à l’endroit de leur descente, leur a gracieusement offert sa voiture pour ramener en ville l’aérostat dégonflé.
.
L'Abeille d'Etampes du 1er septembre 1883.

dimanche 12 octobre 2008

Exposition "Hommage aux Poilus" à Milly la Forêt

L’année 2008 est riche en évènement pour l’Association Philatélique et Cartophile de Milly-la-Forêt, et n’en doutons pas elle marquera la vie du club. Après avoir organisé la Fête du Timbre en mars, nous réaliserons deux expositions au mois de novembre.

La première exposition commémorera le 90e anniversaire de la fin de la Première Guerre Mondiale et rendra hommage aux troupes alliées. Elle se tiendra du samedi 8 au dimanche 23 novembre à l’Espace Culturel Paul Bedu. Vous pourrez voir de nombreux et nouveaux documents relatifs au camp d’instruction de zouaves qui fut installé à Milly de 1915 à 1919.

En juillet 1915, les premier et quatrième régiments de Zouaves de Rosny-sous-Bois sont venus s'installer à Milly. La Ville devint un important centre d'instruction, accueillant près de 3000 soldats. De nombreux travaux d’intérêt militaire (tranchées, champs de tir, etc.) et cantonnements furent réalisés à cette occasion dans la commune et les communes voisines telles que Moigny, Oncy, Dannemois, Noisy, Buno-Bonneveaux. Milly ne pouvant accueillir la totalité de ces militaires, le 21eme régiment d’infanterie coloniale fut stationné à Maisse et le 23 eme à Vayres.
Cette exposition se poursuivra par une étude sur les Monuments aux Morts du canton de Milly et des nombreuses cartes postales des Fêtes de la Victoires du 14 juillet 1919.

La seconde exposition se tiendra le week-end du 15 et 16 novembre à l’Espace Culturel du Moustier, elle retracera la guerre 1914-1918 à travers la philatélie. Mais cela sera surtout l’occasion de fêter le 30e anniversaire de la création de l’association Philatélique et Cartophile de Milly-la-Forêt. Le samedi 15 novembre, vous pourrez acquérir une carte postale et un timbre commémoratifs édités spécialement pour l’évènement.

Jacques FOURNILLON et Eric GACHOT

Pour tout connaitre des commémorations :

http://www.defense.gouv.fr/1918_2008/