Actualités : Exposition et parution du livre "L'enseignement à Milly-la-Forêt"

dimanche 31 août 2008

Exposition "la guerre de 1870 dans le canton de Milly-la-Forêt

L’Association « Dannemois se raconte » présentera les samedis 20 et 27 ansi que les dimanches 21 et 28 septembre une très belle exposition relatant la guerre de 1870 dans le canton de Milly-la- Forêt.
L’exposition se tiendra de 10 h à 18 heures à la salle JP Cayot de Dannemois.

Voici un rapide résumé des principaux faits.

Si vous transitez par la route 448, vous pouvez voir, à l’intersection de la voie qui mène à Dannemois, un petit monument.
Celui-ci, a été érigé en 1872, en l’honneur des francs-tireurs de Paris-Châteaudun, qui livrèrent en septembre 1870, de vaillants combats contre les envahisseurs allemands dans les alentours de Dannemois, et près des roches de Montignotte, à Milly-la-Forêt.
Le récit de cette bataille a été consigné par le lieutenant-colonel Ledeuil qui commandait les francs-tireurs, de Paris-Châteaudun. En voici les faits.
Nous sommes au début du mois de septembre 1870. La ville fortifiée de Sedan vient d’être prise, consommant la défaite d’une partie de l’armée française, Louis-Napoléon Bonaparte est prisonnier des Allemands. Le 4 septembre, sans qu’une seule goutte de sang ne soit versée, la 3e République est proclamée et le général Trochu proclamé président. Il doit être le militaire sous l’autorité et l'instigation de laquelle le peuple de France est appelé à continuer la lutte contre l’envahisseur prussien.
L’ambiance générale est à la résistance et au patriotisme. Victor Hugo, de retour de son exil de l’île de Guernesey, déclare : « Paris va terrifier le monde. On va voir comment Paris sait mourir. Le Panthéon se demande comment il fera pour recevoir tout ce peuple qui va avoir droit à son dôme ! ».
Parole de circonstances, car l’ennemi approche de la capitale, et le 18 septembre, deux de ses armées y arrivent, l’une par le sud, l’autre par le nord.
C’est le même jour que les francs-tireurs de Paris, après avoir essuyé quelques escarmouches près de Melun, s’installent dans la région de Milly. Il y a là près de 900 hommes qui ne peuvent tous trouver refuge dans la petite cité milliacoise. Aussi, la 6e compagnie de ce bataillon est-elle détachée à Courances, la 7e à Moigny, et la 8e à Dannemois.
A Dannemois, le 18 septembre c’est le jour de la fête patronale... mais l’ambiance n’est pas à la kermesse. Les francs-tireurs sont là, c’est donc le signe que l’ennemi n’est pas loin. Déjà, un petit groupe de la Garde nationale, composé de 25 civils, est posté aux confins de la commune. Celle-ci, pour sa défense, peut également compter sur les 83 hommes de la compagnie des francs-tireurs que commande le capitaine Bonnet.
Les francs-tireurs ne font pas partie des troupes régulières. Ils sont en quelque sorte des partisans. De ce fait, leur équipement est rudimentaire, et leur expérience du feu inexistante.
La bataille s’engage rapidement. Malgré le nombre imposant de leurs adversaires, les Français résistent bien. Le combat coûte la vie à un colonel prussien, le conte Von Horn, et à son capitaine d’ordonnance. Malheureusement pour les défenseurs, ils sont contraints à la retraite et le village de Dannemois est investi.
Les vainqueurs réclament le maire. Celui-ci M. Bocquet s’avance dignement. Il est frappé en se voyant reprocher la défense acharnée fournie par ses administrés.
Pendant ce temps, le gros du bataillon des francs-tireurs s’apprête à quitter Milly. Il ne reste plus dans la cité que l’arrière-garde avec le convoi de poudre.
Apprenant que les hussards et les uhlans ennemis arrivent, les sergents Duchamps et Very désignent un détachement d’une trentaine d’hommes avec pour mission de contenir les Allemands jusqu'à ce que le bataillon fasse demi-tour pour leur porter secours.
Le petit groupe de Français fait face pendant une demi-heure, résistant à de nombreux cavaliers, fantassins et artilleurs adverses, avant que ne surviennent les renforts qui mettent les Prussiens en fuite. Plus tard, la colonne libératrice fonce pour libérer Dannemois, et retrouve les 2 groupes de la 8e compagnie, qui s’étaient dispersés le long de l’Ecole et dans les sous-bois à proximité de Courances.
Au terme de cette bataille, le conseil municipal de Dannemois rédigea un rapport, destiné au préfet de Seine-et-Oise, dans lequel on peut lire que les Allemands auraient eu 200 tués contre 20 dans le camp français.
Le 26 septembre, un petit groupe de francs-tireurs auxquels s’étaient joints des patriotes de la Garde nationale, attaquèrent à proximité de la Montignote, un escadron de hussards de la mort qui revenait d’une réquisition de pain, vin, viandes etc., à Milly. Victorieux, les Français restituèrent ensuite ce butin au maire de Soisy-sur-Ecole.
Après leurs exploits de Milly et Dannemois, les francs-tireurs s’illustrèrent dans d’autres cités, notamment en Beauce, où ils acquirent le titre complet de « francs-tireurs de Paris-Châteaudun ».
Le 1er décembre, l’autorité militaire prussienne représenté à Corbeil par le Général Von Goltz, exige une rançon de guerre de 50 000 Francs, puis ramené à 20 000 Francs par suite de la démarche des élus de Milly, en échange d’habitants emmenés prisonniers comme otages à la suite des attaques faites dans la région. Une souscription est faite à titre de prêt à la ville chez les habitants et l’on a recueilli 10 040 Francs.
Le 11 Décembre, le Général Von Goltz réitère sa demande afin que soit payé le solde de la rançon. Monsieur Deshayes, habitant Corbeil prête 10 000 Francs à la commune et n’en demandera le remboursement qu’après la guerre.
En 1871, ce sont les Bavarois qui occupent Milly. Une « kommandatur » fonctionne au Château de la Bonde où sont délivrés les laissez-passer pour le ravitaillement de la commune.

La guerre finie on voulut honorer le souvenir des francs-tireurs qui se distinguèrent au cours de ces combats. Aussi, décida-t-on d'édifier un monument sur le territoire de la commune de Dannemois.
C’est en 1872 qu’on posa la première pierre en présence de MM. Carnot, et Tramoni, sous-préfet d’Etampes. Il y avait près de 1500 personnes.
Le cortège officiel partit de la mairie, précédé par la société musicale de Milly et par les élèves de l’institution de M. Champion, de Milly. La première pierre recouverte d’un drapeau tricolore fut dévoilée pour être prête à accueillir le monument que devait graver plus tard M. Dabon.
M. Carnot prononça un discours très émouvant, dans lequel il rendit un vibrant hommage aux francs-tireurs, combattants irréguliers mais combattants à part entière, au patriotisme fervent et il conclut son discours en disant : « la petite commune de Dannemois aura sa place dans notre histoire nationale... ».

vendredi 29 août 2008

L’Hôtel-Dieu de Milly la Forêt

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Sur l’emplacement des jardins, devant l’Hôtel de Ville, s’élevait, en bordure de la rue, l’ancien Hôtel-Dieu Saint-Nicolas, encore dans la mémoire de tous les Milliacois.

L’Hôtel-Dieu de Milly, ou Hôpital Saint-Nicolas, était de formation fort ancienne ; il aurait été établi par la reine Bathilde, fondatrice du Couvent de Chelles. Notons qu’en 1750, l’Hôtel-Dieu de Milly payait encore à l’Abbaye de Chelles un droit de relief ; cette abbaye possédait plusieurs privilèges qui remontaient à cette reine Bathilde. Ce fait est curieux à noter et prouverait en tous cas l’origine ancienne de l’Hôtel-Dieu de Milly. Ajoutons encore que la reine Bathilde avait décidé de la vocation de Saint-Wulfran, seigneur de Milly au VIIIème siècle.

Les revenus de l’Hôpital furent notablement augmentés lorsque Louis XIV réunit à l’Hôtel-Dieu de Milly, les Maladreries de Saint-Blaise de Milly et de Larchant (Seine-et-Marne).

Marc de Saint-Aulaire réorganisa l’Hôpital en 1737 et lui donna un règlement. Avant sa reconstruction en 1759, l’Hôtel-Dieu comprenait un grand corps de bâtiment qui n’était pas achevé. Il y avait une vieille chapelle dont le sanctuaire était vouté en pierre. Les croisées étaient « curieuses par leurs formes et leurs peintures de vitraux ». Ce fut grâce aux legs de M. Langlois que la reconstruction fut faite en 1709. Le Baron de Milly fit don de 500 livres et de la cloche de Saint-Eloy. Cette cloche est maintenant au-dessus de la porte de l’Ecole des Filles.

En 1792, les biens de l’Hôtel-Dieu furent confisqués. Napoléon restitua une partie des ressources en 1807, notamment des terres dans l’arrondissement de Pontoise, en 1811.

La chapelle et les deux autres salles furent converties en mairie en 1804. Enfin, en 1872, l’Hôtel-Dieu fut remplacé par un Bureau de Bienfaisance.

De tous temps, on soignait les malades et instruisait les jeunes filles. L’Hôpital ne comprenait plus que six lits en 1787. Les bienfaiteurs étaient inhumés dans la chapelle.
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Sources : Les Rues de Milly - Promenade historique et archéologique dans Milly-en-Gâtinais par Georges Lasserre (1930).

dimanche 17 août 2008

La Place du marché et les Halles de Milly la Forêt

On a peine à s’imaginer, en voyant cette longue place déserte, la vie active qui s’y déroulait avant le détournement de la grande route de Paris à Lyon, quand cette importante voie de communication traversait Milly. Alors, sur cette place, chaises de poste, lourds carrosses, courriers, cavaliers et piétons innombrables, ne cessaient de passer depuis les premières heures du jour jusqu’au crépuscule. Le soir, on se hâtait de gagner Milly à cause des brigands qui pillaient les voitures et rançonnaient les voyageurs dans les bois des environs. Quelle vie, à la nuit, lorsque tous les voyageurs arrivaient à Milly pour le « gîte », remplissaient la place et se répandaient dans les auberges de la ville.

Le jeudi, jour du Marché, qui autrefois, était le plus important de la région, la place était trop petite pour contenir tous les marchands dont les étalages débordaient dans les rues voisines.

La halle existe encore à peu près telle qu’elle était il y a quatre cents ans. Elle est remarquable par ses proportions. Sa charpente en bois de châtaigniers, qui, dit-on « éloigne les araignées ».

Elle comporte onze travées formant douze fermes ; la toiture est supportée par 48 piliers reposant sur des dés de pierre. Elle mesure 46 mètres de longueur sur 16 mètres de largeur. Sa hauteur est de 13 mètres. En 1924, elle a été classée Monument Historique.

La halle fut construite en 1479 par l’amiral de Graville. La charte de fondation est encore conservée aux archives de Milly.

Derrière la halle se trouve l’Hôtel du Lion d’Or, aujourd’hui Hostellerie Henri VI. L’origine du Lion d’Or est fort reculée. Cet hôtel se trouvait anciennement au centre de la place, en face de la rue Paul-Houdin, où est actuellement la graineterie du Centre. Tous les milliacois se souviennent encore de cette ancienne maison avec tourelle et balcon à balustrade de bois desservant le premier étage. Henri IV descendit plusieurs fois à l’Hôtel du Lion d’Or. On montrait encore, il y a une cinquantaine d’année, la chambre où coucha le Roi Galant.

Vis-à-vis du « Lion d’Or » actuel se trouve l’ »Hôtel des 4 vents » ainsi nommé parce que ses façades se trouvent aux quatre points cardinaux et qu’il se trouve à un croisement de rues figurant des directions. La famille Blavet fut pendant longtemps propriétaire de cette auberge.

A gauche se trouve « L’Hôtel du Cygne », autrefois « Hôtel du Signe de la Croix », qui avait une enseigne représentant un cygne portant une croix.


A l’extrémité sud se trouve l’ »Hôtel des Anges » supprimé vers 1885, et dont l’enseigne, d’après Marquis, représentait des chérubins berçants un voyageur qui était « aux anges »… En 1670, un Jean Charlot était « maître des Anges ».

Au numéro 51, à l’endroit de l’épicerie Louveau, était l’auberge du « Mouton » qui exista jusqu’en 1580 environ.

Anciennement, il y avait une croix au milieu de la place : en octobre 1790, on fit la démolition d’un massif qui « était autrefois une croix ».

Il y avait un puits sur la droite.

En face de l’hôtel du Cygne se trouvait l’auberge de l’ »Ane Vert », supprimée vers 1820. Un nommé Legrand était aubergiste à l’ »Ane Vert », en 1779.

L’auberge de l’ »Ordinaire », en dernier lieu rue Saint-Blaise, se trouvait autrefois sur la place du Marché.

On voyait également sur cette place l’Auberge des Petits Carreaux.

Sources : Les Rues de Milly - Promenade historique et archéologique dans Milly-en-Gâtinais par Georges Lasserre (1930).

mercredi 9 juillet 2008

La " Commune Libre de Milly " à la Mi-Carème 1925

La Commune libre de Milly a profité de la Mi-Carême pour effectuer sa première sortie. Dimanche dernier, malgré le temps incertain, bien des habitants des communes voisines vinrent à Milly pour voir la « nouvelle municipalité » !…

Dès 2 h 30, il y avait foule devant le Café de la Renaissance (siège de la « Mairie Libre »). Un magnifique bœuf devait participer au défilé ; bien propre et les cornes dorées, il était conduit au lieu de rendez-vous, lorsqu’arrivé Place Grammont, - sans doute effrayé par les cris des gamins qui le suivaient, - il fit une charge sur la place, soufflant furieusement ! Contrairement aux courses de taureaux, c’était le bouvier qui poursuivait la bête !… Enfin, on put l’arrêter, mais comme le bœuf paraissait avoir des idées combatives, il fut directement mené à l’abattoir.

Après cet intermède non prévu au programme, la neige se mit à tomber, ce qui fit que beaucoup de jeunes filles ne voulurent plus se joindre au cortège, craignant les fluxions de poitrine !

A 4 heures, le garde-champêtre (à cheval !) fit placer les figurants et le défilé commença par la Place du Marché.

M. Boileau, l’appariteur ouvrait la marche.

On voyait d’abord trois cavaliers, un picador, un paysan et un gentleman à jabot. Puis venait la bannière de la commune libre, portée par un clown multicolore. Le porte-bannière était escorté par un tout jeune garde-champêtre, en blouse bleue et un petit pierrot blanc. Puis trois jeunes filles magnifiquement travesties et un grand pierrot.

Sous la direction du chef «bigophoniste » « D. Cramponné », à la barbe grise, la « fanfare de la commune libre » exécutait les derniers airs à la mode dans des bigophones aux formes diverses. Tous merveilleusement grimés, ils avaient sur le sommet du crâne, un minuscule chapeau plat et étaient tous vêtus d’une redingote dont la boutonnière s’ornait d’une grosse fleur en papier.

Ensuite, l’air terrible, comme il convient, s’avançait le garde-champêtre de la « commune libre » ; coiffé du vaste chapeau classique. Blouse bleue, une énorme canne en bandoulière, guêtré, il obtint un gros succès, grâce à son accoutrement et surtout à son maquillage.

Le maire et l’adjoint (en habits, chapeaux haut de forme !) étaient en voiture… comme il convient ! Le landau (une petite voiture de promenade), décoré de verdure et de fleurs, était conduit par un cocher barbu, bien grimé, pas reconnaissable et était traîné par… un âne !

Derrière s’avançait gravement un médecin de l’ancien temps, haut chapeau pointu, longue robe noire, de grands cheveux blancs tombant sur ses épaules et mesurant au moins deux mètres. Sous le bras, il tenait la grosse seringue, insigne de ses fonctions.

On voyait aussi le « Pompier » de la commune, au nez bourgeonnant, coiffé d’un haut casque à chenille avec un immense sabre et un jockey moderne, traînant un petit cheval à roulettes !

Deux cavaliers fermaient la marche : un fringant chasseur et un hussard.

Derrière le cortège, deux travestis, un vieux et une vieille, tous deux bien grimés et habillés scrupuleusement comme il y a une cinquantaine d’années, eurent un beau succès également et firent beaucoup rire.

Le défilé de la « commune libre » se fit au milieu d’une foule compacte, avec arrêts pour les discours qui furent prononcés par le garde-champêtre, le maire et l’adjoint et naturellement arrosés, selon le règlement de la nouvelle commune.

M. Fournillon, cafetier à la Renaissance, avait organisé dans sa salle de spectacle, entièrement remise à neuf – un beau bal avec un orchestre jazz-band de Melun. Les musiciens étaient tous des artistes et leur musique fut fort appréciée.

La salle était bien décorée et brillamment illuminée. Inutile de dire qu’il y avait foule et que la salle était bien des fois trop petite pour contenir tous les danseurs et spectateurs dont beaucoup ne purent entrer.

La commune libre de Milly ne pouvait pas faire autrement que d’assister à cette belle fête et d’y faire une entrée sensationnelle, musique en tête. Cette entrée fut véritablement le « clou » de la soirée.

Il y a longtemps qu’on n’avait vu à Milly d’aussi beaux travestis. Il serait trop long de vouloir les citer tous. Notons quelques beaux costumes (avec probablement bien des oublis !).

La reine du bal était incontestablement une odalisque, mousseline azur, à la large ceinture d’or, comme les chaussures, parée du diadème et de tous les bijoux mauresques. On voyait aussi une autre odalisque, soie blanche à ceinture bleue.

Une hindoue, bronzée, au costume très original et d’un très bel effet ; une petite étoile rose et une charmante marchande de fleurs, vendant d’authentiques bouquets de violettes ; une bayadère et une persane ; un couple directoire aux chapeaux bien connus et une folie à la coiffure cornue ; une japonaise au costume très exact et une magicienne satin noir avec garniture marabout blanc ; une incroyable satin mauve, d’un joli effet ; un médecin-magicien, très bien réussi, satin noir ; un pompier, armé, casqué et botté ; un toréador, satin rouge ; une femme arabe, soie rouge et vert ; une sultane ; un « zéphir » orange ; un page Henri III ; un chinois.

Un commerçant bien connu à Milly (comme à Etampes), fit successivement trois apparitions ; en apache, puis en turc, puis vers 2 heures du matin, en caleçon, bougeoir en main. Il obtint un succès monstre.

Et les « musiciens » de la commune libre, qui ne cessèrent de tourner jusqu’au petit jour, furent les boute-en-train du bal.

N’oublions pas le maire et l’adjoint de la commune libre, en habit et haut de forme et surtout le principal personnage de la fête : « le garde-champêtre ! » sévère et grognant à souhait, amusant d’un bout à l’autre de la soirée.

On voyait aussi un petit garde-champêtre en bonnet blanc avec un immense col à pointes ; un petit pierrot à motifs rouges.
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Afin que le classement des lauréats se fit en tout impartialité, on demanda aux musiciens de former le jury. Tous les costumés ont défilé deux par deux. Bigophonistes en tête. Après délibération, le chef de musique a donné lecture du palmarès :

Prix d’honneur, M. le maire (noblesse oblige) ; 2ème prix d’honneur, les Bigophonistes ; prix d’excellence : M. l’adjoint.

1er prix : Odalisque bleue ; 2è : Etoile rose ; 3ème : Hindoue jaune ; 4ème : Magicien-médecin ; 5ème : Incroyable ; 6ème : Mme Chrysanthème ; 7ème : Marchande de violettes ; 8ème : Toréador ; 9ème : Bayadère ; 10ème : Persane ; 11ème : Magicienne noire ; 12ème : L’Eté ; 13ème : Directoire vert-jaune ; 14ème : Pompier ; 15ème : Directoire, taffetas blanc ; 16ème : Hindoue blanche ; 17ème : Le Garde-Champêtre ; 18ème : le petit garde-champêtre ; 19ème : Petit Pierrot blanc ; 20ème : Jeune clown.

La « commune libre » va-t-elle s’arrêter en si bon chemin ?

On nous assure qu’un groupe de commerçants vont organiser une cavalcade (une vraie).
Après le succès de la sortie de la « commune libre », on est en droit de compter sur le retour des anciennes fêtes dont le souvenir est encore vivace.

Félicitons encore, sans réserve, les organisateurs de la petite fête de dimanche dernier et qu’ils persévèrent !
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Abeille d’Etampes du 28 mars 1925

lundi 30 juin 2008

La Cavalcade historique du 19 mai 1907 à Milly la Forêt


C’est une date qui, sûrement, deviendra historique et personne ne pourra plus affirmer que le bon roi Henri IV n’a pas fait à Milly, un jour de mai fleuri, une entrée solennelle.
C’est vraiment un beau caractère et un grand cœur que ce monarque qui disait qu’un « sage roy est comme un habile apothicaire qui des plus méchants poisons compose d’excellents antidotes. » Son historien, Hardoin de Pérétix qui rapporte ce propos, ajoutait : « Par-dessus toutes ses grandes qualités excellait la tendresse indicible, l’amour qu’il avait pour son peuple. Il n’avait point de plus forte passion que de le soulager, que de le faire vivre en paix et à son aise ; il n’avait point de discours plus ordinaire à la bouche que celui-là. On voit une infinité de ses lettres au gouverneur des provinces, à son surintendant, à ses parlements dans lesquelles il dit « Ayez soin de mon peuple, ce sont mes enfants ». Et d’autres paroles semblables pleines d’ardeur et de bonté cordiales et paternelles.
Quelques lignes plus loin, il cite cette réplique au Duc de Savoye qui lui demandait ce que la France lui valait : « Elle me vaut ce que je veux, parce qu’ayant le cœur de mon peuple j’en auray ce que je voudrais. Et si Dieu me donne encore la vie je feray qu’il n’y aura point de laboureur en mon royaume qui n’ait moyen d’avoir une poule dans son pot ».
C’est en 1602 environ, il y a plus de 300 ans que date ce propos et ce sont ces sentiments de bonté envers les petits et les faibles qui ont conservé à travers les années cette popularité du Roi Henri IV qui se fait encore dans le pays de France.C’est ce souvenir qui était le sujet de la jolie cavalcade annoncée et que les cartes postales dues aux objectifs de M. Ch. Langlais ou de M. Félix avaient déjà popularisée pendant la semaine qui a précédé.
Dimanche enfin, après plus de deux mois de travail incessant et de démarches sans nombre, la Commission du Comité Commercial des fêtes de Milly a pu prouver l’intelligente vitalité de ce comité, son dévouement et sa bonne direction. L’organisation du cortège était parfaite et dépassa de beaucoup tout ce que l’on pouvait espérer. On pouvait craindre que de si beaux préparatifs, tant de peines et de dépenses fussent compromis par la pluie ; heureusement le temps fut moins maussade et se montra plus clément que les jours précédents. Une quantité considérable d’étrangers étaient venus de tous côtés ; chaque famille avait un ou plusieurs invités et l’on nous dit n’avoir jamais vu autant de monde à Milly. On estime en effet que pendant le défilé, 3 000 personnes circulaient dans les rues et que pendant les danses exécutées sur la place du Marché, 2 500 spectateurs s’y pressaient.A deux heures, répondant aux appels des trompettes les divers éléments devant faire partie de la cavalcade s’assemblaient Faubourg Saint Jacques dans l’ordre établi par le Comité d’organisation. Ce n’était pas une petite affaire que de placer figurants, figurantes, chevaux, bœufs, voitures, chars, etc... ; réunis en cette endroit ; les membres du Comité s’y employèrent avec une inlassable attention ; à l’heure fixée l’expert président, M. Seguin, pouvait dire : « Tout va bien » et donner le signal du départ.
En tête venait deux héraults MM. Godin et Chanet, et le porte étendard, M. Durançon qui tenait fièrement la bannière blanche fleur de lysée du bon roi Henri ; trompettes, tambours, et gardes à pied faisaient l’escorte immédiate du cortège royal. Henri IV était représenté par M. Gibert ; puis venait Sully (M. Bertrand) et un groupe de seigneurs représentés par MM. Berthelot, Ricordeau, Mathias et Crenier.
C’était un tout jeune Henri IV qui nous était présenté. – barbe noire bien fournie, coiffé du grand feutre noir relevé devant, par le légendaire panache blanc ; près du cour la collerette gaufrée, sur le pourpoint de velours noir avec le maillot gris perle. Il avait tout à fait bon air sous ce costume, le sosie du roi poète, et il a su se montrer à la hauteur de son rôle dans cette solennelle journée.
Le fidèle ministre Sully, portait la toque brune et le pourpoint de velours cramoisi.
Encadré par un peloton de gardes à cheval, venait le carrosse de la reine – un carrosse historique, nous assure-t-on, sortant d’un musée – et attelé de quatre chevaux noirs, superbes et appareillés à souhait, que MM. Boudineau et Rivière conduisaient ; la très gracieuse Mlle Lucienne Bast y trônait, revêtue d’un manteau d’hermine et portant fièrement la couronne royale plantée en ses blonds cheveux ; deux charmantes demoiselles d’honneur, Mlles M. Broc, en toilette bleue et Emilie Goassens, en rose, lui tenait compagnie. Deux valets de pieds, fiers dans leur jolie livrée de satin vert, se tenaient à l’arrière du carrosse, qu’accompagnait sur un fringant poney blanc, un piqueur, le jeune Henri Moreau.

Quelques cavaliers encore, et voici que s’avance à l’allure lente et majestueuse de quatre magnifiques bœufs blancs, le char du Château. Au sommet, la façade peinte sur toile de la vieille citadelle, sa porte principale flanquée des deux tours, les côtés figurant murailles et tourelles, devant, les armes de la ville. En dans l’intérieur sur des bancs en gradins, la fanfare de Milly, dirigée par son très aimable et excellent chef, M.Timbert, et qui, malgré les cahots de la marche à travers les rues larges ou resserrées de la ville, a exécuté avec ensemble et beaucoup d’entrain des pas de marche, des danses, de jolies fantaisies qui redoublaient la gaité de la foule. Cette Société possède d’excellents éléments, et elle a droit à la gratitude des organisateurs et du public pour le dévouement dont elle a fait preuve dans cette agréable journée.
A l’arrivée sur la place de l’Hôtel-de-Ville, la cavalcade vient se ranger devant un grand praticable construit sur le perron de la mairie où très aimablement M.Bédu, Maire, vint offrir son bras à Marguerite de Valois, et la conduisit dans la salle des séances, suivie du roi et de son ministre, de MM.Seguin et Baffoy, président et vice-président du Comité Commercial des fêtes conduisant les demoiselles d’honneur. Dans la salle où étaient réunis encore M.Darbonne, adjoint, les membres du Conseil municipal, les membres du Comités commercial et les commissaires de la fête. M.Séguin, présentait la reine, ses demoiselles d’honneur, puis Henri IV et Sully, qui tous firent honneur au champagne offert par la municipalité.
Dehors, la foule s’amassait de plus en plus sur la place et dans les rues avoisinantes, quand, avec peine, le Char de la Danse dans lequel avaient pris place les charmantes élèves de M. Heug, impresario, avait de la peine, malgré l’habileté de MM. Daudier, Peigné et Darbonne qui le conduisaient à se frayer un passage. Dès leur arrivée, Henri IV, Marguerite et leur suite apparaissaient au balcon de l’Hôtel-de-Ville où ils étaient salués de vigoureux « Vive le Roi, vive la Reine ! » cris séditieux en jour autre qu’un jour de divertissement.
Ce fut une idée qui ne manquait pas d’originalité que l’offre de ce spectacle en plein air, offre gratuite aux citadins de la bonne ville de Milly par Henri IV à l’occasion de sa visite ; les huit dames du ballet s’employèrent de leur mieux à donner à ce divertissement chorégraphique tout le charme possible, et elles y réussirent, aidées par un petit orchestre dont malheureusement les sons avaient peine à parvenir à la foule un peu bruyante ; les applaudissements qui marquaient la fin de chaque figure de ce gentil ballet prouvèrent que tout le monde était content.
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Le divertissement terminé, les souverains remontèrent dans leur char, et la cavalcade reprit sa marche harmonieuse, non sans que l’actuel reprenant un instant ses droits, notre hymne national ait salué la sortie des personnages de la fiction et la présence des membres de la municipalité.
Le lecteur trouvera plus loin la description des chars qui suivent : il faut pourtant une mention particulière au Char des Enfants dont le dessin tout fleuri et enguirlandé n’eût pas déparé une des grandes cavalcades parisiennes. Profitons-en pour faire à M. Brisset, l’habile dessinateur, véritable artiste, notre compliment sincère de la part de tous, population, visiteurs et Comité. Les Chars de la Halle et de la Poule au Pot plus simples étaient bien dans la note et très pittoresques.
Fort amusant aussi, le charlatan et son compagnon.
Sur le parcours consciencieux de tous les quartiers de la petite ville, la Fanfare égrenait son chapelet de mélodies et bientôt le cortège, entouré d’une foule énorme dont il émergeait à peine, les quelques instantanés pris au passage – et manquant de soleil, hélas ! – en témoignent, arriva sur la place du Marché où une estrade, une scène, dirons-nous plutôt, avait été disposée pour une seconde édition du triomphe du corps de ballet. Le roi et la reine étaient de nouveau sortis de leur char et assistaient au divertissement.

Mais il fallait bien réaliser du mieux possible les probabilités qu’eussent fait naître le séjour du roi Henri, à Milly. Il devait assurément aller rendre visite à son féal vassal, le seigneur de Milly, et reconnaître l’état de l’antique manoir.
Le roi et la reine s’en sont acquittés très gentiment. Et ils ont été accueillis de façon aussi aimable que spirituelle par M. J. Usebe, propriétaire actuel du château qui, offrant aux majestés une coupe de champagne, remplaçant le vin du Malvoisie qu’on ne trouve plus à Milly, et se prêtant avec la meilleure grâce du monde à cette innocente reconstitution, tient au roi ce petit discours :
« Sire, votre majesté se souvient peut être d’avoir été déjà reçue dans cet antique manoir par son féal sujet et vassal messire d’Averton, compte de Belin, seigneur de Milly, qui, à l’entrée triomphale de votre majesté dans Paris, en 1594, eut l’honneur de vous présenter les clefs de cette ville. Permettez à un modeste bourgeois de vous recevoir à son tour en ces vieux murs et de vider une coupe de champagne en l’honneur de sa majesté la gracieuse reine Marie de Médicis et de son brillant cortège : « Vive le Roi ! Vive la Reine ! ».
Les souverains et les demoiselles d’honneur, ainsi que le Comité firent honneur à ce toast, et reconnaissants de si charmants procédés à leur égard, remercièrent l’aimable châtelain, et reprirent leur place dans la cavalcade.
Bientôt, elle se retrouvait encore sur la place où se fit cette fois vivement et sans désordre la dislocation finale.

Cette longue description nous dispense de faire de nouveau l’éloge des organisateurs. Pas un accident, pas un incident désagréable ; un cortège toujours bien uni et bien conduit : c’est ce qui se voit rarement, et le mérite en revient au président, M. Séguin , à M. Baffoy, vice-président, et à chacun des membres du comité.
Une mention particulière est bien due aux deux frères Normand, qui, en habiles bouviers, ont de leur pointe légère dirigée de façon magistrale leurs quatre bœufs et le lourd char qu’ils traînaient à travers les rues et carrefours ; c’était une rude épreuve dont ils se sont tirés à leur honneur.
Nous aurions encore plus d’un éloge à ajouter, mais la place nous manque, et nous terminerons ce compte-rendu par un remerciement, celui-là adressé à la municipalité bienveillante de Milly, à son maire personnellement, dont l’intervention a valu à la ville pendant toute la soirée l’éclairage de tous nos becs de gaz, pour lequel la Compagnie avait demandé une assez forte somme.
A chacun le sien, comme dit l’autre. Et à tous un au revoir !


Le Comité a mis en venteau prix de 10 cent. Un carnet-programme donnant l’itinéraire de la cavalcade et tous renseignements utiles. Ce programme sera vendu sur la fête, nous en rééditons pourtant les points principaux.
A une heure, formation du cortège, faubourg Saint-Jacques. – Départ à 2 heures précises.

Ordre de la Cavalcade :
Héraults d’armes à cheval. – Porte-Etendard à cheval. – Trompettes. – Tambours. – Gardes du Roi, à pied. – Gardes ru Roi, à cheval.
LE ROI HENRI IV. – Le Duc de Sully, son ministre. – Seigneurs.
CARROSSE DE LA REINE. – Demoiselle d’honneur. – (Ce carrosse authentique provient d’un Musée historique). – Gardes de la Reine à cheval.
CHAR DU CHATEAU. Ce char supporte unr réduction du château de Milly. Il est monté par l’ « Union Musicale », sous la direction de M. Timbert. – Arquebusiers.
CHAR DE LA DANSE. – (Danseuses des théatres de Paris). – Chevaliers.
CHAR DES ENFANTS. – (Fée aux enfants, enfants costumés). Hallebardiers.
CHAR DU MARCHE. – (La Halle de Milly en 1600 et ses vendeuses. Vente de billets de Tombola et marchandises diverses. – Chevaliers.
CHAR DE LA POULE AU POT. – (En souvenir des souhaits de Henri IV à ses sujets). – Arquebusiers.
CHAR DU SORCIER. – Chevaliers.
(Les dessins et la décoration des Chars sont dûs au pinceau de M. Brisset).
Réception du Roi Henri IV et de la Reine par la Municipalité, à la Mairie.
Danses anciennes exécutées par des danseuses des théatres de Paris.
Le soir à 9 heures, sous la halle, Bal à grand orchestre. – Prix d’entrée : Cavaliers, 1 franc. – Dames, 0 fr. 50.

L'Abeille d'Etampes

lundi 23 juin 2008

Rue des Trois-Môles à Milly la Forêt

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Ainsi nommée à cause de l’ancienne auberge des Trois-Môles, en face de cette rue, dans la rue Farnault. Elle est parallèle à la Grande-Rue. On y voit de vieilles maisons. Elle s’appelait autrefois rue aux Fumiers Juifs. Puis, rue aux Juifs. Sur un plan de 1840, elle est nommée «la ruelle aux Fumiers ».

Là était anciennement le quartier juif. Les Juifs étaient très nombreux à Milly au Moyen-Age. Ils détenaient tout le commerce et furent les principaux artisans du développement de Milly au point de vue commercial.

La ville s’élevait au Moyen-Age dans la plaine de Saint-Pierre et c’est à l’Est que les Juifs avaient groupé leurs habitations, car ils étaient tenus de bâtir leurs maisons dans un lieu séparé.

C’est après le siège de 1371, où Milly fut en partie détruit, que les habitants édifièrent le Milly actuel autour du quartier juif.

Marquis rapporte qu’une maison sise au coin de la rue Saint-Jacques et de la rue aux Juifs passe pour avoir été la synagogue ! En réalité, il s’agit d’une très ancienne cave, comme celle qui existe sous une grange de l’autre côté de la rue, beaucoup plus intéressante au point de vue archéologique. C’est une cave romane, à dîmes ? Ou peut être même à tisserand ?

Sources : Les Rues de Milly - Promenade historique et archéologique dans Milly-en-Gâtinais par Georges Lasserre (1930).

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dimanche 15 juin 2008

Cartes postales de Milly-la-Forêt

Trois nouvelles cartes de Milly viennent de paraître.


Le Château de la Bonde. Aquarelle de Daniel GACHOT
(Contactez moi si cette carte vous intéresse)


Chapelle Saint-Blaise des Simples.
En vente uniquement à la Chapelle à partir de fin juin 2008.



Les Halles.
Cette carte sera en vente pour le 30e anniversaire de l’Association Philatélique et Cartophile de Milly la Forêt.

vendredi 13 juin 2008

Espace Culturel Paul BEDU de Milly-la-Forêt

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L'espace Culturel Paul BEDU, mériterait d’être mieux connu des Milliacois, il abrite une très belle collection permanente de peintures et de sculptures des XIXe et XXe siècles ainsi que des expositions temporaires d’art contemporain.

La collection permanente :

La collection Paul Bédu :

Il s’agit de dessins, d’objets d’art et de tableaux, de grands ou de petits maîtres. Ce sont souvent des formats réduits que l’on apprécie mieux dans l’atmosphère d’une demeure particulière ; c’est pourquoi la scénographie évoque le cadre de vie de Paul Bédu et recrée un appartement bourgeois du début du XXè siècle.
Si les peintures des XIXe et XXe siècles forment le cœur de la collection, on y trouve également des pièces telles que « La Vierge à l’enfant », statue gothique du XIVè siècle, ou encore des œuvres graphiques de qualité, de Marie Laurencin notamment.
Par ailleurs, le visiteur pourra découvrir la fameuse toile « BORONALI », peinte par Lolo, l’âne à la queue duquel on avait attaché un pinceau. Ce canular retentissant fut monté en 1910 par Roland Dorgelès pour se moquer des nouvelles écoles de peinture et des critiques d’art de l’époque.

Le legs Cocteau :

Karsten Butt, antiquaire allemand, offrit à la ville en 1999 des lithographies, dessins et céramiques de Jean Cocteau, citoyen d’honneur de Milly-la-Forêt.

Les expositions temporaires :

Ces expositions complètent l’offre culturelle faite aux visiteurs et accueillent des artistes contemporains, quel que soit leur support d’expression.
Les expositions en cours et à venir sont présentées sur le site Internet de la ville : http://www.milly-la-foret.fr/

L’HISTOIRE de l’espace culturel Paul Bédu :

L’idée d’un centre d’art Paul Bédu revient à son épouse, Gabrielle Bédu, qui prolongea l’œuvre de son mari en léguant en 1990 sa collection à Milly-la-Forêt.
Paul Bédu, est né à Paris en 1897, administrateur d’immeubles, il descend d’une famille estimée à Milly-la-Forêt. Amateur d’art accompli, il s’affirme comme connaisseur grâce à son intuition, son goût et son amour de l’art jusqu’à son décès en 1977.
Le paysage est un genre qu’il affectionne tout particulièrement, mais il collectionne aussi des nus, des vues urbaines, des portraits et natures mortes qu’il achète lors des salons d’art.
Madame Bédu a également permis d’exposer au mieux cette collection en subventionnant la transformation de l’ancienne école de garçons en une structure moderne et ouverte sur des jardins au cœur de la ville.
L’Espace Paul Bédu conjugue depuis son inauguration le 24 Juin 2000 la valorisation des œuvres de la collection permanente et l’épanouissement de l’expression contemporaine au travers d’expositions.
Le Conseil Municipal a décidé de poursuivre la gratuité de l’Espace Paul Bédu jusqu’à la fin de l’année 2009.

Espace Culturel Paul Bédu
8 bis, rue Farnault
Tel : 01 64 98 75 52 ou au 01 64 98 80 07

Horaires d’ouverture :
Du mercredi au dimanche de 14h à 17h
D’avril à octobre inclus : fermeture à 18h
Fermé le lundi et le mardi

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Le "Boronali"

Joachim-Raphaël Boronali est un peintre, célèbre au début du XXe siècle, bien que n'ayant jamais peint qu'une seule toile...
Au salon des Indépendants de 1910 figure la toile Coucher de soleil sur l'Adriatique. Le catalogue en donne pour auteur « JR. Boronali, peintre né à Gênes », qui a accompagné son envoi d'un manifeste théorique, le Manifeste de l'excessivisme, dans lequel il écrit que « l'excès en tout est une force » et appelle à « ravager les musées absurdes » et à « piétiner les routines infâmes ».Les critiques d'art s'intéressent à ce tableau, qui fait l'objet de commentaires contrastés, jusqu'au jour où le journal Le Matin reçoit la visite de l'écrivain Roland Dorgelès qui révèle, constat d'huissier à l'appui, que l'auteur se nomme en fait « Lolo », et qu'il est l'âne du patron du Lapin Agile, célèbre cabaret de la butte Montmartre.
Boronali est l’anagramme d'Aliboron, le nom donné à l'âne par Jean de La Fontaine. Dorgelès, en compagnie de deux amis, André Warnod et Jules Depaquit, avait attaché un pinceau à la queue de l'animal qui devint ainsi la vedette du Salon, une fois que la supercherie eût été dévoilée. Et la toile se vendit 20 louis d'or, c'est-à-dire 400 francs, qui furent reversés par Dorgelès à l'orphelinat des Arts.

mardi 10 juin 2008

Henri IV à Milly-la-Forêt

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En 1598, la seigneurie est en possession de François d’Averton. C’est à cette époque que HENRI IV, roi de France et de Navarre, vient à Milly. Il descend à l’ancienne hostellerie du « Lion d’Or », place du marché, en venant de Paris en diligence. HENRI IV chasse souvent dans les bois environnants : la forêt de Fontainebleau, la forêt de Milly et celle de Malesherbes. Il séjourne à Fontainebleau avec Gabrielle d’Estrée, sa favorite, et rend souvent visite à Henriette d’Entragues au château de Malesherbes après la mort de Gabrielle.
Un jour de 1603, le bon roi HENRI IV descend à Milly en venant de Paris en diligence. Il rencontre un Milliacois attardé dans une auberge, près de la Halle. HENRI IV est habillé en simple voyageur. Il converse avec le Milliacois avec bonne humeur et lui demande après un court entretien ce qu’il pense et ce que pensent les gens du roi de France. Le Milliacois, tout calmement et sans chercher à éviter de donner son opinion, lui répond que le roi aime trop ses aventures galantes. HENRI IV, sans se vexer, lui pose aussitôt une petite devinette que voici :
« Quelle différence y a-t-il entre un gaillard et un paillard ? »

Et le Milliacois lui donne cette réponse pleine de bon sens et d’esprit :
« Sire, il n’y a que la table qui les sépare ! »

Il semble que le Milliacois ait reconnu le roi et ait voulu prouver qu’à Milly il y a des gens qui, le moment venu, savent donner la bonne réponse.


Le véritable Hôtel du Lion d'Or, 20 place du Marché, où descendait Henri IV lorsqu'il se rendait à Malesherbes pour y retrouver sa maîtresse Henriette d'Entragues. Il fut démoli en 1907.

mercredi 4 juin 2008

Boulevard de l'Ouest à Milly la Forêt

Le Boulevard de l’Ouest a été établi sur une partie des anciennes fortifications, qui, à cet endroit, se composaient d’un mur d’enceinte, défendu par un double fossé d'eau vive. Il s’appelait autrefois Boulevard de la Tour du Goblet à cause d’une tour de ce nom qui fortifiait l’enceinte de la ville à l’angle du Boulevard et de la route de Boutigny. Ce boulevard est traversé par le « Coul’d’eau », petit ruisseau alimenté par une source à l’entrée de la rue Notre-Dame. Il existait anciennement, entre le boulevard et la rivière l’Ecole, des tanneries dont la production était assez importante.


Sources : Les Rues de Milly - Promenade historique et archéologique dans Milly-en-Gâtinais par Georges Lasserre (1930).

Ce boulevard fut rebaptisé boulevard Félix-Eboué le 3 juillet 1949 lors de la fête de l’Union Française.


Restaurant LA CHAUMIERE NORMANDE au 1 Bd Félix-Eboué
Ce restaurant s'appela successivement :
Café du Rat d'Eau, vers 1955,
La Chaumière Normande, vers 1970,
La charrue, vers 1985,
Au Passé retrouvé, vers 2000